Pages d’Histoire – Librairie Clio

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Du lundi au vendredi de 10h à 19h, et le samedi de 15h à 19h

 

 

Lectures Estivales

 

C'est maintenant les vacances. Pour nos meilleurs et plus fidèles clients, voici une petite liste de livres choisis.

Bonne pêche et au plaisir de vous retrouver à la rentrée...

Bonnes vacances à tous

 

Attention, la librairie sera fermée du samedi 29 juillet au lundi 21 août.

 

 

Conditions de vente

 

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Au-delà de dix jours, les livres réservés seront remis en vente

 

Sommaire

 

GÉNÉRALITÉS

ANTIQUITÉ

MOYEN AGE

RENAISSANCE, ANCIEN RÉGIME

RÉVOLUTION

PREMIER EMPIRE

19e SIÈCLE (de 1815 à 1914)

20e SIÈCLE

1ère GUERRE MONDIALE

2ème GUERRE MONDIALE

HISTOIRE MILITAIRE, MILITARIA

VOYAGES, PAYS ÉTRANGERS

GÉNÉALOGIE, HÉRALDIQUE, NOBLESSE

HISTOIRE RÉGIONALE, RÉGIONALISME

PARIS

 

 

GÉNÉRALITÉS

 

1.                  [Académie française] – BERGSON (Henri). Discours de réception de M. Henri Bergson, Réponse de M. René Doumic, Directeur de l'Académie française. Séance de l'Académie française du 21 janvier 1918. P., Librairie académique Perrin et Cie, 1918, in-12, (4)-75 pp, mention de 2e édition au 1er plat (mais pas sur la page de titre), broché, couv. imprimée, ex-dono manuscrit sur le faux-titre, bon état. Edition originale. Bon exemplaire, tel que paru. Rare

            30

L’élection de Bergson à l’Académie française, le 12 février 1914, fut la dernière avant la Grande Guerre. Bergson obtint 19 voix au fauteuil d’Émile Ollivier. Il dut cependant attendre la fin de la guerre, le 24 janvier 1918, pour être reçu officiellement par René Doumic.

2.                  [Action Française] – Collectif. Cours de l'Institut d'Action Française, puis Cours et conférences d'Action Française. P., Institut d'Action Française, 1922-1929, 6 vol. in-8°, 384, 532, 546, 568, 526 et 552 pp, reliures demi-chagrin noir, dos à 5 nerfs soulignés à froid, pièces de titre et de tomaison chagrin noir, filet à froid sur les plats (rel. de l'époque), bon état. Très bien reliés

            300

Très rare revue trimestrielle, d'abord intitulée “Cours de l'Institut d'Action Française” pour les dix premiers cahiers de 1922 à 1924 (ici reliés en 2 volumes), puis “Cours et conférences d'Action Française”. Nouvelle série – du n° 1 au n° 16 – troisième à sixième année (1925-1926 à 1928-1929) (les 4 derniers volumes). – Manque les six derniers numéros parus (n° 17 à 22 de juillet 1929 à octobre 1930). — Contient les études suivantes : L'Histoire officielle contre la France (Marius André) ; Paris capitale capétienne (Lucien Dubech) ; Paris au siècle des Révolutions (Lucien Dubech) ; Les étapes de la grande Industrie française (Xavier Laffargue) ; L'Histoire, philosophie du XIXe siècle (Henri Massis) ; Les Origines de la Révolution française (G.-A. Pierre) ; La Subversion des idées au XVIIIe siècle. Origines et formation de l'esprit révolutionnaire (René de Planhol) ; La Justice de l'ancien régime et l'Armée (Léon Prieur) ; Les Intendants de l'ancien régime et les libertés provinciales (Léon Prieur) ; Les Etats dans l'ancienne France (M. de Roux) ; La Légende de Jaurès (M. de Roux) ; Critique des dogmes de l'économie libérale (Georges Valois) ; La décadence du Gouvernement parlementaire en Angleterre (Philippe Verrières) ; Le pangermanisme : ses origines ; ses doctrines actuelles (Philippe Verrières) ; Apologie pour la Chimie française - La Chimie allemande de 1914 à 1918 et la surprise de la guerre chimique (Xavier Laffargue) ; Romantisme et judaïsme (René Groos) ; Histoire politique d'Athènes (Lucien Dubech) ; Origines juives du Socialisme (René Groos) ; Histoire littéraire du sentiment politique au XIXe siècle (M. de Roux) ; Les Finances publiques de la France de 1774 à 1830 (Philippe Verrières) ; La Politique chez Malherbe, Corneille et Racine (Lucien Dubech) ; Fragments d'une histoire politique de la France (René de Marans) ; La Politique coloniale de la IIIe République (Philippe Verrières) ; La Politique religieuse de la Monarchie française (André Rousseaux) ; La vraie figure de Rivarol (René Groos) ; La Révolution française (Pierre Gaxotte) ; A quel prix garderons-nous l'Alsace ? (A.-E. Kuhlmann) ; La réaction nationale contre le Socialisme (René Groos) ; Les Classiques du Romantisme (André Rousseaux) ; Formation et Caractères des grands Impérialismes (Eugène Rouvellou) ; Ce qu'était un Roi de France (F. Funck-Brentano) ; Blanche de Castille et saint Louis (Henri Longnon); etc., plus des textes de Charles Maurras, Léon de Montesquiou, Maurice Barrès, Augustin Cochin, Henri Rouzaud, etc.

3.                  [Beaux-arts]. Les Arts. Revue mensuelle des Musées, Collections, Expositions. P., Goupil, Manzi, Joyant, 1903-1920, 13 vol. gr. in-4° (357 x 290), très nombreuses illustrations, la plupart à pleine page ou sur demi-page, tables, texte sur 2 colonnes, 11 volumes reliés en demi-toile bordeaux, pièces de titre basane havane, les 3 derniers volumes en reliures demi-chagrin caramel, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, tous les volumes en bon état. Rare

            500

Collection presque complète de la deuxième année (1903) à la seizième et dernière année (1920), soit du n° 20 au n° 192 (chaque année comprend 12 numéros de 24 à 46 pages sur papier glacé), elle est ornée de très nombreuses reproductions. Bel exemplaire de cette excellente documentation.
Détail : Vol. 2 (août à décembre 1903) et Vol. 3 (1904) reliés en un volume, Vol. 4 (1905), Vol. 5 (1906), Vol. 6 (1907), Vol. 7 (1908), Vol. 8 (1909), Vol. 9 (1910), Vol. 10 (1911), Vol. 11 (1912), Vol. 12 (1913), Vol. 13 (1914-1916 : aucun numéro n'a paru entre septembre 1914 et avril 1916), Vol. 14 (1917-1918) et Vol. 15 (1919) reliés en un volume, Vol. 16 (1920). Compte-tenu du poids de l'ensemble (50 kg environ), nous serons amenés à demander des frais d'expédition plus importants en cas d'envoi.

4.                  BERL (Emmanuel). Cent ans d'histoire de France. Arthaud, 1962, gr. in-4° (32 x 25 cm), 284 pp, 693 photos d'époque, reliure toile blanche de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état. Première édition

            25

Excellente fresque historique de Napoléon III à l'élection du général de Gaulle. Une rétrospective pleine de talent ; un livre pour faire aimer l'histoire.

5.                  BORGÉ (Jacques) et Nicolas VIASNOFF. Le Vélo, la liberté. Balland, 1978, gr. in-8°, 222 pp, 210 photographies anciennes, reliure cartonnée illustrée de l'éditeur, jaquette illustrée (très lég. abîmée), bon état

            30

50 ans de liberté : les souvenirs du Docteur Ruffier ; Les hommes de la liberté (Michelin, Peugeot , Velocio...) ; La défense des libertés (dès 1895 des cyclistes militaires, sur le front...) ; Des inventeurs en toute liberté (nouvelles techniques, nouvelles formes, accessoires, sur l'eau, sur glace et sur neige, en l'air...) ; La femme et la liberté (la trapéziste et la putain, elles avaient un tel charme...).

6.                  BOULLÉE (A.). Histoire complète des Etats-Généraux et autres assemblées représentatives de la France depuis 1302 jusqu'en 1626. P., Langlois et Leclercq, 1845, 2 vol. in-8°, xcvi-318 et 398-(1) pp, les 2 tomes reliés ensemble en un volume demi-chagrin noir, dos lisse avec titres, caissons et filets pointillés dorés (rel. de l'époque), rousseurs, bon état. Peu courant

            150

... Dans son introduction, M. Boullée discute brièvement les différentes hypothèses émises jusqu'à ce jour sur l'origine des états généraux, il a examiné ce que ces états ont conservé des assemblees mérovingiennes ou des plaids carlovingiens, et ce qu'ils ont puisé dans les nécessités sociales des temps postérieurs. Un appendice qui fait suite à cette introduction, renferme quelques notions précises sur l'origine, la formation, les attributions et les prérogatives de l'ancienne pairie française. Le mot d'états généraux apparaît pour la première fois en 1502, sous le règne de Philippe le Bel, comme désignant l'assemblée représentative du royaume dans laquelle la bourgeoisie figure comme troisième ordre ou état à côté du clergé et de la noblesse. – M. Boullée continue l'histoire des états genéraux jusqu'en 1614, époque à laquelle ils furent tenus pour la dernière fois. – Car lorsque les trois ordres se réunirent de nouveau en 1789, convoqués pour une assemblée d'états généraux, ils composèrent bientôt une assemblée nationale. L'histoire des états généraux terminée, M. Boullée consacre un long chapitre à leur composition, au mode d'élection de leurs membres, au cérémonial et au régime intérieur de leurs séances, aux formes de leurs délibérations. A cette seconde partie de son travail, il rattache un petit nombre de considérations spéciales touchant l'esprit public et le genre d'éloquence propre à ces assemblées. Il termine par une appréciation de leurs pouvoirs et de leur importance sous l'ancienne monarchie. Enfin, M. Boullée a résumé la vie des principaux personnages qui ont figuré dans sa narration, et surtout de ceux dont les noms n'ont été recueillis jusqu'à ce jour par aucun ouvrage biographique, sous forme de notices biographiques... (L'Illustration, mars 1845)

7.                  CHAUVET (Paul). Les Ouvriers du Livre en France. (Thèse). P., PUF et Marcel Rivière, 1959-1964, 2 forts vol. in-8°, xiv-542 et ix-717 pp, avant-propos de A. Prudhomme et M.-A. Bernard, et de Edouard Ehni, biblio, index, brochés, couv. illustrées (lég. salies), bon état

            120

1. Des origines à la Révolution de 1789. – "La documentation mise en œuvre était, pour qui voulait étudier l'histoire du mouvement ouvrier, à peu près unique à notre connaissance : outre les textes, déjà étudiés pour la plupart par Henri Hauser en ce qui concerne le XVIe siècle, on dispose en effet pour les XVIIe et XVIIIe siècles des archives de la communauté des libraires et imprimeurs, dont les registres sont extrêmement bien tenus ainsi que des archives de l'Inspection de la Librairie et des enquêtes prescrites régulièrement par celles-ci sur l'état des imprimeries et des librairies ; c'est dire que la carrière de chaque compagnon, de chaque apprenti peut être suivie, que chaque grève, chaque « débrayage », sans compter chaque procès, a laissé des traces. Nous ne pouvons pas analyser ici tout ce que M. Chauvet a tiré de cette documentation. Bornons-nous à dire que ce qui nous a le plus frappé dans son livre, c'est de voir comment un petit groupe d'ouvriers qui n'excédait sûrement pas le millier à Paris ou à Lyon et qui était réparti dans de nombreux ateliers, parvint rapidement à se forger ce qu'on pourrait appeler une « conscience de classe ». Non seulement au XVIe siècle, mais au XVIIe, voire au XVIIIe, en dépit de tout l'appareil créé par Colbert pour maintenir l'ordre, les procès se multiplient et les grèves sont nombreuses ; les compagnons n'ont le droit de faire ni « bourse commune », ni « société », ni « assemblée ». Et, pourtant, c'est en 1677 seulement que la police réussit à saisir les archives de la Confrérie après un siècle d'existence. Dans cette lutte, il arrive aux typographes de trouver des appuis : les compagnons d'autres métiers parfois, les soldats des gardes, également les moines de Saint-Jean de Latran qui abritent leurs assemblées et surtout, dans une certaine mesure, le Parlement qui prend souvent en considération les demandes ouvrières, et leur donne quelquefois satisfaction partiellement, contrairement à ce que fait le pouvoir royal. Tout cela est conté par M. Chauvet avec verve et même avec passion. Ajoutons qu'il a eu l'heureuse idée de consacrer aux ouvriers de métiers annexes (fondeurs de caractères, imprimeurs en taille-douce, relieurs, colporteurs) une série de chapitres fort instructifs et souvent neufs." (H.-J. Martin, Annales ESC, 1960) — 2. De 1789 à la Constitution de la Fédération du Livre (1881). – "A le dépouiller attentivement, le livre de M. Paul Chauvet constitue, par l'énorme documentation, une somme, fort utile, de références d'histoire ouvrière certes, mais aussi d'histoire de l'imprimerie et de la presse, de 1789 à 1881, d'autant plus que, ne se limitant pas à Paris, il comporte un important chapitre provincial, où figurent Lyon, Nantes, Marseille, Toulon, Rouen, Troyes, Dijon et, au moins, une vingtaine d'autres villes encore." (Paul Leuilliot, Annales ESC)

8.                  CHESNAIS (Jean-Claude). Histoire de la violence en Occident, de 1800 à nos jours. Laffont, 1981, gr. in-8°, 436 pp, tableaux, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Les Hommes et l'Histoire)

            25

Ecoutons la rumeur ambiante amplifiée par les médias et avalisée par quelques "experts": un mal profond et mystérieux ronge nos sociétés: l'ascension irrésistible de la violence. Plus menacé que jamais dans ses biens et dans sa vie, l'homme moderne serait sur le point de retourner à la barbarie. Mais dans ce concert de lamentations, très rares sont les arguments dûment étayés et chiffrés. L'originalité de ce livre est précisément de soumettre le discours actuel sur la violence à l'épreuve de la logique et de l'histoire. Toutes les formes de violence y sont passées au crible: criminelle, sexuelle, suicidaire, automobile, industrielle, politique... On découvre alors que nos contemporains sont des gens délicats et bienveillants. La violence volontaire, nue et archaïque, des sociétés traditionnelles, s'est muée en violence involontaire, instrumentale et technologique. De l'automobile à la bombe atomique, l'homme est surtout victime des outils qu'il crée mais qu'il ne domine pas. L'idée d'une poussée continue de la grande criminalité est fausse: seules la petite et la moyenne délinquance ont augmenté. Mais plus un mal diminue, plus insupportable paraît ce qui reste. D'où le sentiment d'insécurité qui semble croître aujourd'hui dans nos sociétés et qui témoigne, paradoxalement, de cette progressive civilisation des moeurs, partie, du temps de la Renaissance, des foyers de modernisation de l'Europe du nord-ouest, pour diffuser lentement à travers tout l'Occident et atteindre toutes les sphères de la vie quotidienne.

9.                  Collectif. Droite et gauche en France de 1789 à nos jours. Actes du colloque de Montpellier, 9-10 juin 1973. Montpellier, Université Paul Valéry, 1975, gr. in-8°, 377 pp, cartes (dont 2 dépliantes hors texte), tableaux, broché, couv. illustrée, bon état

            40

20 études érudites. — I. Problèmes généraux : Allocution d'ouverture (A. Martel) ; Droite et gauche en Languedoc. Mythe ou réalité (R. Laurent) ; Vins et politique en Bas-Languedoc, 1848 à 1914 (L. Loubère) ; Religion et politique en Languedoc méditerranéen et Roussillon à l'époque contemporaine (G. Cholvy) – II. 1789-1848 : Traditions municipales et vie politique en 1789 (G. Fournier) ; Les magistrats héraultais et la Restauration, 1814-1815 (J.-C. Gegot) ; Une révélation ? Les luttes populaires dans le département de l'Hérault au début de la Monarchie de Juillet, 1830-1834 (S. Vila) – III. L'époque de la Seconde République : Montagne rouge et Montagne blanche en Languedoc-Roussillon sous la Seconde République (R. Huard) ; Protestantisme et politique. Les protestants du Midi en décembre 1851 (A. Encrevé) ; Contribution à la discussion (M. Agulhon) ; Positions et tendances politiques des protestants nimois au XIXe siècle (J.-D. Roque) – IV. Socialisme et syndicalisme : Gauche marxiste et Gauche jacobine en Biterrois à travers les campagnes de Marcel Cachin et Louis Lafferre en 1906 (J. Sagnes) ; Les thèmes économique et sociaux du Socialisme Ferrouliste à Narbonne, 1880-1914 (R. Pech) ; La pénétration du Socialisme dans le bassin houiller du Gard (J.-M. Gaillard) ; Le mouvement de grève de juin et juillet 1936 dans le Bas Languedoc méditerranéen (M. Caron-Leulliez) – V. Felibrige et Royalisme : Droite et Gauche dans l'entourage de Mistral (Cl. Goyard) ; A propos de cinq lettres inédites d'Albert Arnavielle à Charles Maurras (M. Lacave) ; La Gauche en Lozère sous la IVe République (J. R. Maurin) ; Une décennie électorale (1945-1956) dans le Gard. Matériaux de géographie électorale (Abbé H. Chambon) – Clôture du colloque (G. Cholvy).

 

Collection « Trente journées qui ont fait la France ». Gallimard, volumes in-8°, avec 12 à 32 pl. d'illustrations hors texte, chronologie, biblio, index, bon état. Ces livres existent en deux présentations ; brochés ou en reliures toile grise de l’éditeur. Nous disposons des 20 volumes suivants (sur 29 parus) :

 

10.              TESSIER (Georges). Le Baptême de Clovis. 25 décembre ... Gallimard, 1964, in-8°, 421 pp, 32 pl. de gravures hors texte, 4 cartes, biblio, index, broché, rhodoïd, bon état (Coll. Trente journées qui ont fait la France)

            25

11.              ROY (J.-H.) et J. DEVIOSSE. La Bataille de Poitiers. Octobre 733. Gallimard, 1966, in-8°, 355 pp, 32 pl. de gravures et photos hors texte, 10 cartes, biblio, index, broché, rhodoïd, bon état (Coll. Trente journées qui ont fait la France)

            25

12.              FOLZ (Robert). Le Couronnement impérial de Charlemagne. 25 décembre 800. Gallimard, 1964, in-8°, 328 pp, 24 pl. de gravures hors texte, 3 cartes, un tableau généalogique simplifié des Carolingiens, la publication, en français, d'une douzaine de textes, une chronologie de 751 (avènement de Pépin à la royauté) à 843 (traité de Verdun), biblio, index, broché, rhodoïd, bande éditeur conservée, bon état (Coll. Trente journées qui ont fait la France), ex. du SP

            25

"M. Folz, qui traite ce redoutable sujet, replace l'événement dans son contexte. Il présente à son lecteur l'État franc de Clovis à Charlemagne, puis il décrit la préparation événementielle et psychologique de ce couronnement, son accomplissement et l'interprétation que l'on peut donner de l'événement. Enfin, déroulant les péripéties de la destinée de l'empire carolingien, il nous montre pour conclusion le roi de France comme le successeur de Charlemagne. Son étude, tout en étant rédigée pour le grand public, est bien fondée sur des textes, elle est prudente et pénétrante." (Revue d'histoire de l'Église de France, 1965)

13.              DUBY (Georges). Le Dimanche de Bouvines. 27 juillet 1214. Gallimard, 1973, in-8°, 302 pp, 12 pl. de documents hors texte, 2 cartes, chronologie, biblio, index, reliure toile grège ornée de l'éditeur, bon état (Coll. Trente journées qui ont fait la France)

            25

"En 1968, je reçus proposition d'écrire, pour la collection "Trente journées qui ont fait la France", le livre consacré à l'un de ces jours mémorables, le 27 juillet 1214. Ce dimanche-là, dans la plaine de Bouvines, le roi de France Philippe Auguste avait affronté malgré lui la coalition redoutable de l'empereur Otton, du comte de Flandre Ferrand et du comte de Boulogne Renaud ; il était, grâce à Dieu, resté le soir maître du champ. L'empereur avait détalé ; les deux comtes rebelles étaient pris. Victoire, comme on l'a dit et répété, fondatrice : les assises de la monarchie française en furent décidément raffermies. Une bataille. Un événement. Ponctuel. Retentissant." (G. Duby) — "Une anthropologie de la guerre et de la paix médiévale à travers la bataille de 1214 en étudiant parallèlement ses narrations successives jusqu'au XXe siècle." (N. Offenstadt, Le Monde, 2015)

14.              OLDENBOURG (Zoé). Le Bûcher de Montségur. 16 mars 1244. Gallimard, 1960, in-8°, 452 pp, 31 pl. de gravures hors texte, chronologie, biblio, index, broché, rhodoïd, bon état (Coll. Trente journées qui ont fait la France)

            25

Le vrai visage de la croisade des Albigeois.

15.              LÉVIS MIREPOIX (Duc de). L'Attentat d'Anagni. Le conflit entre la Papauté et le Roi de France. 7 septembre 1303. Gallimard, 1969, in-8°, 398 pp, 24 pl. de gravures hors texte, fac-similés, chronologie, biblio, index, broché, rhodoïd, bande éditeur conservée, bon état (Coll. Trente journées qui ont fait la France)

            30

16.              AVOUT (Jacques d'). Le Meurtre d'Etienne Marcel. 31 juillet 1358. Gallimard, 1961, in-8°, 367 pp, 32 pl. de gravures hors texte, carte, généalogies, chronologie, biblio, index, broché, bon état (Coll. Trente journées qui ont fait la France)

            25

17.              PERNOUD (Régine). La Libération d'Orléans. 8 mai 1429. Gallimard, 1969, in-8°, 340 pp, 49 illustrations hors texte, une carte, généalogies, chronologie, biblio, index, broché, rhodoïd, bon état (Coll. Trente journées qui ont fait la France)

            25

"Cette enfant candide et ce chef triomphant" (Péguy) — Au moment où ils mettent le siège devant Orléans, les Anglais se croient tout près de réaliser leur vieux dessein : annexer la France à la couronne d'Angleterre. Le sort de la ville, berceau de la dynastie capétienne et lieu stratégique essentiel, va ainsi décider de la survie, ou de la disparition, de la monarchie française ; c'est là que la guerre de Cent Ans va être perdue ou gagnée. Dans ce théâtre d'affrontements politique, militaire, symbolique, voici qu'apparaît, signe de la volonté divine, une jeune paysanne, la Pucelle, qui va galvaniser les énergies latentes des Orléanais pour mettre en déroute l'envahisseur et le refouler hors du royaume. De ce moment charnière, Régine Pernoud donne une reconstitution magistrale. Quarante ans après sa parution, ce livre n'a rien perdu de son éclat. — "L'intérêt de cet ouvrage, c'est de bien mettre en valeur cette journée décisive qu'a été pour les destinées de la France la libération d'Orléans. Jeanne d'Arc en fut l'héroïne, comme tout le monde le sait, mais l'auteur qui lui a déjà consacré plusieurs travaux biographiques, n'a pas repris en détail toute sa carrière. Le siège d'Orléans est évoqué dès les premières pages, à propos de l'épisode où fut tué le comte de Salisbury. Les pages suivantes décrivent successivement le triste état de la chrétienté au début du XVe siècle, les revers de la France envahie et humiliée après le désastre d'Azincourt (1415), enfin l'état des armées en présence aux environs de 1428. Les phases du siège d'Orléans par l'armée anglaise (octobre 1428 - 8 mai 1429) sont retracées avec précision d'après un journal dont les éléments ont été incorporés dans une relation postérieure. La mission de Jeanne d'Arc, la délivrance d'Orléans et l'extraordinaire retentissement de cette victoire continuent et achèvent ce remarquable exposé. Près de cent pages de pièces annexes apportent au récit lui-même un bon ensemble de témoignages et de preuves justificatives. Par sa valeur technique, l'ouvrage se classe parmi les meilleurs travaux sur la guerre de Cent Ans." (J. Lecler, Etudes, 1969)

18.              FRÉDÉRIX (Pierre). La Mort de Charles le Téméraire. 5 janvier 1477. Gallimard, 1966, in-8°, 297 pp, 32 pl. de gravures hors texte, 6 cartes, chronologie, biblio, index, broché, bande éditeur conservée, rhodoïd, bon état (Coll. Trente journées qui ont fait la France). Edition originale, ex. du SP

            25

19.              GIONO (Jean). Le Désastre de Pavie. 24 février 1525. Gallimard, 1963, in-8°, xxxvi-364 pp, 32 pl. de gravures hors texte, cartes, chronologie, biblio, index, broché, rhodoïd, bande éditeur conservée, bon état (Coll. Trente journées qui ont fait la France)

            25

Le désastre de Pavie, c’est l’occasion inespéré pour un romancier de raconter une histoire vraie qui est en soi totalement romanesque. D’entrée, les personnages sont campés : un beau roi, séducteur, dont l’appétit de vivre n’a d’égal que l’ambition d’être le prince des Arts et des Lettres, au point qu’il vient juste d’imposer le français d’Île-de-France comme la langue administrative et officielle du royaume et qui se cache pas qu’il est fasciné par la Renaissance italienne qu’il vient de découvrir de l’autre côté des Alpes ; en face, un personnage sombre, voire sinistre, obsédé par son salut au point, dans quelques années de renoncer à son formidable trône et pouvoir sur l’Allemagne, l’Autriche, les Flandres, l’Espagne et le Nouveau-Monde pour se retirer vivre de macérations dans un couvent. Une bataille en décidera autrement, le roi de France sera déporté à Madrid, devra jurer la paix puis se parjurer, une fois libéré. Giono n’a pas à forcer son talent pour narrer cet incroyable scénario. Il en restera l’essentiel : pour des siècles, une politique étrangère qui aura pour seul objectif l’abaissement de la maison d’Autriche.

20.              MOUSNIER (Roland). L'Assassinat d'Henri IV. 14 mai 1610. Gallimard, 1964, in-8°, 410 pp, 32 pl. de gravures hors texte, chronologie, biblio, index, broché, bon état (Coll. Trente journées qui ont fait la France)

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On ne saura jamais si le coup de couteau de Ravaillac fut le geste d'un esprit déséquilibré ou l'oeuvre d'une machination occulte dont il n'aura été que le bras armé. Roland Mousnier ne se contente pas de restituer le portrait moral de cet étrange meurtrier, sa foi ardente, sa piété, sa fragilité, ses hallucinations morbides. Pour éclairer le sens et la portée de cet événement inouï, il interroge aussi les passions politiques et religieuses qui travaillaient à l'époque tous les «Ravaillac de coeur» dont le moine régicide se serait fait sans le savoir l'instrument involontaire. Balayant l'image du «bon roi Henri» aimé de ses sujets, ce livre décrit les tensions, les frustrations, les ressentiments suscités par la personne et la politique du monarque : sa légitimité contestée, l'incertitude sur la sincérité de sa conversion, les doutes sur sa volonté d'éradiquer la «souillure» hérétique ; ou encore la pression fiscale qui lésait beaucoup de monde, l'empiètement royal sur les prérogatives de la noblesse, l'exercice de plus en plus absolu du pouvoir... Autant de traits qui faisaient passer le roi pour un tyran et rendaient légitime, aux yeux de certains, l'impératif de le mettre à mort. Ces pulsions régicides conduisent l'auteur à proposer une analyse lumineuse, et jamais dépassée, des théories du tyrannicide depuis l'Antiquité.

21.              FAURE (Edgar). La Banqueroute de Law. 17 juillet 1720. Gallimard, 1977, fort in-8°, (6)-742 pp, 31 gravures hors texte, chronologie, biblio, index, broché, bon état (Coll. Trente journées qui ont fait la France)

            25

"Edgar Faure vient de publier une stimulante histoire du « Système ». Certes l'émeute de la rue Vivienne ne mérite pas d'être inscrite parmi les grands événements de l'histoire, mais c'est la date que l'on peut assigner à l'échec de la nouvelle monnaie. A partir de ce jour, la banque mettant fin à la convertibilité de ses billets, commencèrent le déclin et l'agonie d'une entreprise à laquelle la démission du Contrôle général, le 9 décembre, puis la fuite, mirent fin quelques mois plus tard. Notre connaissance de l'expérience de Law, en dépit de plusieurs centaines de mémoires et de monographies, en dépit des oeuvres majeures de Forbonnais (1758), de Levasseur (1854) et Luthy (1959), demeure imparfaite et confuse. E. Faure nous apporte non seulement une heureuse synthèse, mais encore toute une série d'aperçus nouveaux, d'hypothèses pertinentes et de résultats inédits. (...) Ajoutons que la bibliographie critique qui figure en fin de volume et qui est due à P. Harsin, un des meilleurs connaisseurs de l'histoire des finances et des doctrines économiques, contribue aussi au plaisir, à l'intérêt de la lecture et de la découverte." (Pierre Deyon, Annales ESC, 1979)

22.              FAURE (Edgar). La Disgrâce de Turgot. 12 mai 1776. Gallimard, 1972, in-8°, xxiii-610 pp, 32 pl. de gravures hors texte, chronologie, biblio, index, broché, bon état (Coll. Trente journées qui ont fait la France)

            25

D'août 1774 à mai 1776, Turgot, contrôleur général des Finances nommé par Louis XVI, procède, par le haut, à une transformation de la France grâce à un ensemble de réformes. Comme le dit Edgar Faure, il s'agit avant tout d'une « expérience de politique économique » à partir du constat que « le grand malaise de l'Ancien Régime était, au moins dans son origine, d'ordre économique.» — "Une étude historique approfondie d'un des épisodes marquants de l'agonie de l'Ancien Régime." (Bernard Cazes, Annales ESC, 1964) — "... Le public lettré et les historiens de métier liront son livre avec grand intérêt." (Michel Antoine, Bibliothèque de l'école des chartes, 1962) — Très bien écrit, l’ouvrage est également fort bien documenté, grâce à l’aide de jeunes thésards, parmi lesquels on compte François Furet.

23.              GODECHOT (Jacques). La Prise de la Bastille. 14 juillet 1789. Gallimard, 1965, in-8°, 434 pp, 32 pl. de gravures hors texte, biblio, index, broché, rhodoïd, bon état (Coll. Trente journées qui ont fait la France)

            25

"Faut-il ajouter que l'ouvrage de M. Godechot comporte cette sûreté d'information, ce recours aux sources, cette utilisation de tous les travaux français et étrangers, qui caractérisent l'ensemble de son oeuvre ? Il est bien certain qu'il reste encore quelques fonds peu utilisés, quelques écrits, par exemple en russe, à mobiliser ; mais c'est inévitable quand il s'agit de sujets aussi importants, et qu'on ne peut consacrer des années aux raffinements souvent vains d'une insatiable érudition. Ce livre fait date dans l'historiographie du 14 juillet, il s'affirme comme l'un des plus vigoureux, non seulement dans une collection assez disparate, mais dans l'oeuvre entière de M. Godechot." (M. Reinhard, Annales historiques de la Révolution française, 1967)

24.              OLLIVIER (Albert). Le Dix-huit brumaire. 9 novembre 1799. Gallimard, 1963, in-8°, xiii-293 pp, 32 pl. de documents hors texte, chronologie, biblio, index, broché, bon état (Coll. Trente journées qui ont fait la France)

            20

"Albert Ollivier éclaire ici, pour « ceux qui s'intéressent à la vérité en se gardant des simplifications établies et en respectant la part du hasard », le jeu serré de Bonaparte dans sa marche au pouvoir. Une quarantaine de pages de documents (témoignages de contemporains), d'éléments chronologiques, bibliographiques, et d'index termine l'ouvrage ; on remarquera aussi la documentation iconographique." (Revue française de science politique)

25.              CABANIS (José). Le Sacre de Napoléon. 2 décembre 1804. Gallimard, 1970, in-8°, 286 pp, 32 pl. de documents hors texte, chronologie, biblio, index, reliure toile grège ornée de l'éditeur, rhodoïd, bon état (Coll. Trente journées qui ont fait la France), envoi a.s. à Alain Decaux

            30

26.              BORY (Jean-Louis). La Révolution de Juillet. 29 juillet 1830. Gallimard, 1979, fort in-8°, 736 pp, 24 pl. de photos et 3 cartes hors texte, biblio, index, broché, bon état (Coll. Trente journées qui ont fait la France)

            25

27.              GUILLEMIN (Henri). La Première résurrection de la République. 24 février 1848. Gallimard, 1967, in-8°, 566 pp, 45 gravures hors texte, chronologie, index, broché, bande éditeur conservée, rhodoïd, bon état (Coll. Trente journées qui ont fait la France). Edition originale sur papier courant (il n'a été tiré que 46 grands papiers)

            30

28.              RENOUVIN (Pierre). L'Armistice de Rethondes. 11 novembre 1918. Gallimard, 1968, in-8°, 486 pp, 37 photos et fac-similés sur 24 pl. hors texte, chronologie, biblio, index, broché, bon état (Coll. Trente journées qui ont fait la France). Edition originale sur papier courant (il n'a été tiré que 31 grands papiers)

            25

Quarante ans après sa publication, L'Armistice de Rethondes n'a pas pris une ride. Ce chef-d'œuvre reste le meilleur livre sur l'épisode capital qui clôt quatre années de guerre meurtrière et ruineuse. Avec la maîtrise incomparable d'une documentation océanique, Pierre Renouvin restitue d'une plume limpide l'histoire enchevêtrée de ces quelques semaines haletantes. Il en explore les enjeux politiques, stratégiques, diplomatiques, économiques, et fait découvrir les raisons, les contraintes, les arrière-pensées, les bons ou les mauvais calculs qui ont conduit les différents protagonistes à mettre fin à cette guerre, sans issue. Fallait-il conclure l'armistice le 11 novembre ou attendre une ultime offensive alliée ? Fallait-il arrêter les hostilités avant d'entrer en Allemagne ? Comment, d'un côté comme de l'autre, militaires et politiques ont-ils analysé la situation au jour le jour, mais aussi les propositions, ultimatums, rebondissements et volte-face qui allaient déboucher sur la signature de l'armistice ? Comment situer Rethondes par rapport au traité de Versailles ? Telles sont, avec tant et tant d'autres, les questions auxquelles ce livre magistral s'efforce de répondre.

29.              BERL (Emmanuel). La Fin de la IIIe République. 10 juillet 1940. Gallimard, 1968, in-8°, 366 pp, 41 photos hors texte, chronologie, biblio, index, broché, rhodoïd, bon état (Coll. Trente journées qui ont fait la France). Edition originale sur papier courant (il n'a été tiré que 46 grands papiers)

            25

"Dans le marécage du mensonge." – Historien, journaliste, essayiste, ami de Proust, de Malraux, de Drieu la Rochelle, Emmanuel Berl (1892-1976), partisan des accords de Munich et hostile à la déclaration de guerre en 1939, est appelé dans l'entourage du maréchal Pétain devenu chef du gouvernement. Avec cet ouvrage paru en 1968, il se refusa à faire oeuvre d'historien, faute de la distance nécessaire ; il se voulut plus simplement mémorialiste de ce qu'il avait "vu, su, senti, pensé". Il en résulte un ouvrage irremplaçable : de fait, Berl connaît de longue date tous les protagonistes du drame qui se joue; il est l'ami de plusieurs d'entre eux et, directeur de Marianne, il a discuté leurs décisions au fil des crises qui se succédaient; il connaît les entourages. On fait souvent appel à lui, pour écrire un projet de discours de Reynaud ou bien encore deux des discours prononcés par Pétain entre la demande d'armistice à l'Allemagne et la fin de la IIIe République, le 10 juillet 1940. Qui ne connaît ces formules qui firent les beaux jours de la propagande vichyssoise : "Je hais les mensonges qui vous ont fait tant de mal" et "La terre, elle, ne ment pas" ? Berl quittera Vichy dès le 25 juillet, pour se cacher en Corrèze, du fait de son judaïsme, qu'il n'avait "jamais eu le propos de renier", sa "fidélité à l'alliance anglaise", sa certitude que la Révolution nationale était "une inquiétante et grotesque bouffonnerie", enfin sa "conviction, jamais ébranlée, que l'Allemagne hitlérienne serait battue".

 

 

30.              DUBY (Georges) et Michelle PERROT (dir.). Histoire des femmes en Occident. Plon, 1991, 5 vol. gr. in-8°, 590, 576, 570, 640 et 561 pp, très nombreuses illustrations, notes, biblio, index, reliures toile éditeur, jaquettes illustrées, sous emboîtage cartonné illustré, bon état

            200

Complet — 1. L'Antiquité (dir. Pauline Schmitt Pantel) ; 2. Le Moyen Age (dir. Christiane Klapisch-Zuber) ; 3. XVIe-XVIIIe siècle (dir. Natalie Zemon Davis et Arlette Farge) ; 4. Le XIXe siècle (dir. Geneviève Fraisse et Michelle Perrot) ; 5. Le XXe siècle (dir. Françoise Thébaud) — "Le titre "Histoire des femmes en Occident" est commode et beau. Mais il faut récuser l'idée que les femmes seraient en elles-mêmes un objet d'histoire. C'est leur place, leur condition, leurs rôles et leurs pouvoirs, leurs formes d'action, leur silence et leur parole que nous entendons scruter, la diversité de leurs représentations – Déesse, Madone, Sorcière... – que nous voulons saisir dans leur permanence et leurs changements. Histoire résolument relationnelle qui interroge la société tout entière et qui est, tout autant, histoire des hommes."

31.              DUHEM (Pierre). Le Système du Monde. Histoire des doctrines cosmologiques de Platon à Copernic. P., Hermann, 1954-1965, 10 vol. gr. in-8°, 512, 522, 549, 597, 596, viii-740, 664, 512, 442 et 528 pp, quelques figures dans le texte, tomes I, III et IV en “nouveau tirage”, index des auteurs cités et des manuscrits cités dans chaque volume, table générale au dernier volume, brochés, un dos recollé, pt mque en haut d'un dos, pt tache claire au bas du dos de trois volumes, bon état. Rare complet

            400

L'oeuvre monumentale de l'historien des sciences et physicien Pierre Duhem (1861-1916). — Contient : I. La cosmologie hellénique (tomes 1-2). – II. L'astronomie latine au moyen âge (tomes 2-4). – III. La crue de l'Aristotélisme (tomes 4-5). – IV. Le reflux de l'Aristotélisme, les condamnations de 1277 (tomes 5-6). – V. La physique parisienne au XIVe siècle (tomes 7-9). – VI. La cosmologie du XVe siècle, Ecoles et universités au XVe siècle (tome 10). — "Tout arrive à temps. Ou un peu plus tard. Ainsi la publication du volume VI du “Système du Monde” 38 ans après la mort de son auteur. Pendant ces 38 ans d'innombrables études sur l'histoire de la philosophie et des sciences au moyen âge, études dues en grande partie à l'impulsion données par Duhem, ont vu le jour. Aussi l'intérêt que présente aujourd'hui ce volume qui couvre « le reflux de l'Aristotélisme », c'est-à-dire la réaction, à la fin du XIIIe siècle et au début du XIVe siècle, de la scolatique chrétienne contre le nécessitarisme de la philosophie gréco-arabe, incompatible avec la croyance à un Dieu librement créateur du monde, est moindre qu'il n'eût été il y a quarante ans. Moindre, mais néanmoins très grand..." (A. Koyré, Revue d'histoire des sciences et de leurs applications, 1956) — "Voici paru le huitième tome de l'ouvrage monumental, et en partie posthume, de Pierre Duhem ; dix sont prévus. Celui-ci continue l'étude de « la physique parisienne au XIVe siècle ». Il y est traité du vide (chap. VIII, suite : « Le vide et le mouvement dans le vide » ; chap. IX : « L'horreur du vide ») ; du mouvement (chap. X : « Le mouvement des projectiles » ; chap. XI : « La chute accélérée des graves » ; chap. XII : « La première chiquenaude ») ; de l'astrologie (chap. XIII : « L'astrologie chrétienne » ; chap. XIV : « Les adversaires de l'astrologie »). On voit qu'il y est surtout question de mécanique. Ce curieux et fécond XIVe siècle, encore trop mal connu, mais qui prend peu à peu aux yeux de l'historien sa place et son relief, a vu s'approfondir un certain nombre de problèmes et de notions et se nouer l'embryon de la mécanique classique : le lecteur soucieux d'histoire des sciences pourra s'en convaincre en suivant dans le détail les analyses et les patientes traductions de Duhem..." (Jean Jolivet, Revue de l'histoire des religions, 1960)

32.              DURKHEIM (Emile). Textes. 3. Fonctions sociales et institutions. Présentation de Victor Karady. Editions de Minuit, 1975, in-8°, 568 pp, bibliographie des oeuvres de Durkheim, index des auteurs, index des matières, concepts, lieux géographiques, ethnies et institutions, broché, couv. illustrée, dos passé, surlignures stabilo sur 24 pp, bon état (Coll. Le Sens commun). Première édition

            30

 Les trois volumes édités savamment par Victor Karady répondent à un besoin urgent car ils mettent à notre disposition des textes souvent inaccessibles et ils nous révèlent même l’existence d’écrits totalement inconnus. Victor Karady nous donne aussi la bibliographie la plus complète de l’œuvre de Durkheim et un résumé, à la fin de chacun des volumes, des différents travaux qu’ils contiennent. » (Pierre Birnbaum, La Quinzaine littéraire, 1975). – Tome 3 : "Ce troisième volume de Textes rassemble des écrits touchant les instances d’encadrement collectif autour desquelles s’organise un aspect capital des recherches de Durkheim, sa sociologie de la famille, du droit, de la politique et de l’éducation. Le premier Chapitre, qui regroupe divers articles non seulement sur la famille mais aussi sur les systèmes de parenté, l’organisation domestique, les formes élémentaires du mariage et la condition de la femme, peut être considéré comme une œuvre indépendante. Il en va de même du deuxième portant sur l’État, la patrie et la société civile. Le troisième Chapitre contient un ensemble de recherches sur les organisations sociales et les systèmes juridiques de sociétés autant archaïques qu’industrielles. Le quatrième éclaire un aspect longtemps occulté de l’œuvre durkheimienne touchant le système d’enseignement et à la pédagogie. La bibliographie exhaustive de tous les textes et énoncés scientifiques connus de l’auteur (débats, enquêtes, lettres, analyses, cours, etc.) indique aussi toutes les republications d’une œuvre capitale désormais entièrement accessible.

33.              FEUILLET (Octave). Vie de Polichinelle et ses nombreuses aventures. Illustré par Bertall. P., Education et Récréation J. Hetzel et Cie, s.d. (1878), pt in-8°, 112 pp, un frontispice, une petite gravure sur la page de titre et 86 gravures de Bertall dans le texte, reliure toile grise à motifs noirs et blancs, dos lisse, pièce d'auteur basane carmin et pièce de titre basane bleue, tête dorée, couv. illustrée conservée (rel. fin XIXe), pièces d'auteur et de titre et coiffes lég. frottées, bon état (Coll. Petite Bibliothèque Blanche)

            80

Deuxième titre de la "Petite Bibliothèque Blanche". Dans cette nouvelle collection lancée en 1878, Hetzel rééditera les 18 titres du "Nouveau Magasin des Enfants" et ajoutera de nombreux autres titres (la collection complète en comprendra 82). Octave Feuillet se sert ici d'un personnage populaire pour "composer autour de lui, une fiction nouvelle. Le procédé ne manque pas de saveur, car l'histoire ainsi contée bénéficie de la faveur acquise auparavant par une figure bien connue" (Trigon, Histoire de la Littérature enfantine, p. 64). D'après Laffont-Bompiani, Octave Feuillet obtint par ses aimables comédies un grand succès auprès de la Cour de l'Impératrice Eugénie, ce qui lui valut le surnom de "Musset des Familles".

34.              Le Génocide arménien. Lyon, Revue Le Croquant, n° 53-54, 2007, in-8° (17 x 22), 224 pp, qqs illustrations, une carte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

            15

Le dossier sur le Génocide arménien occupe les 133 premières pages (sur 224). — "Dans le cours de l'histoire la question juive a précédé la question arménienne, beaucoup plus tardive. C'est pourtant à celle-ci d'abord qu'au début du XXe siècle un régime sanguinaire a apporté, aux confins de l'Europe et de l'Asie, une réponse qu'il voulait définitive. Un quart de siècle après, au coeur de l'Europe, un autre pouvoir autoritaire faisait le choix de la même méthode génocidaire pour régler le problème juif. Si cette qualification de génocidaire ne pose plus guère de problème en ce qui concerne la Shoah il n'en est pas de même pour l'extermination des Arméniens que beaucoup, à commencer par ceux qui l'ont perpétrée, ne veulent toujours pas reconnaître comme telle. Quant à nous, notre opinion est faite, en sollicitant les compétences les plus diverses, nous voulons éclairer le lecteur, sinon le convaincre. Même si nous ne l'abordons pas ici nous avons conscience qu'il y a un autre débat : une fois le génocide reconnu, quelle doit être la part respective de l'histoire et de la politique dans la connaissance et le jugement ? La question devient celle de savoir s'il faut "judiciariser" le devoir de mémoire." — Sommaire : Sans mémoire... sans pitié (Michel Cornaton) ; En quoi le génocide de 1915 est-il "moderne" ? (Bernard Bruneteau) ; La démocratie peut-elle autoriser la liberté négationniste ? (Jules Mardirossian) ; Les loups sont entrés dans la ville. Déconstruction d'une manifestation négationniste(Philippe Videlier) ; Lettre ouverte aux barbares... et aux autres aux noms imprononçables (Charly Gordon) ; Langue dépeuplée (Krikor Beledian) ; Psaume de la vérité vraie (Vehanoush Tekian) ; Il semble que j'existe (Avag Epremian) ; Après (Armen Chekoyan) ; La vie et la mort sont comme... (Varham Mardirossian) ; Mémoire de terre et de sang (Christian Tokatlian) ; La belle vie (Achot Khatchatrian) ; Exil et création. La littérature arménienne en France (Krikor Beledian) ; Arménophiles et arménophobes en France (Daniel Meguerditchian) ; Le réveil national arménien au XIXe siècle (Anahide Ter Minassian) ; Lorsque la tempête se déchaîne (Maurizio Russo) ; Conflit du Haut Karabagh, Les enjeux de la médiation internationale (Hilda Tchoboian) ; La Djavakhétie en crise (Florence Mardirosssian) ; Les longues marches des reconnaissances du génocide des Arméniens (Laurent Leylekian) ; Indications bibliographiques ; L'affiche rouge.

35.              GUTH (Paul). L'Aube de la France. 1. Des Gaulois aux Croisés. 2. Du roi des cathédrales au roi des Mignons. Perrin, 1982, 2 forts vol. in-8°, 712 et 699 pp, nombreuses illustrations dans le texte et à pleine page, reliures skivertex éditeur, état correct

            30

"Une manière et un style éclatants. La qualité essentielle de Paul Guth c'est, quand il aime, de le dire mieux que personne. Et comme il aime la douce France !" (Alain Decaux) – "Une extraordinaire documentation. Un hymne à la non-violence, à la tendresse et à l'amour, qui nous aidera à croire à la « douce » France." (La Vie catholique)

36.              HEUVELMANS (Bernard) et Boris PORCHNEV. L'Homme de Néanderthal est toujours vivant. Plon, 1974, fort gr. in-8°, 506 pp, 48 pl. de photos et documents hors texte, 5 cartes et tableaux, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

            40

À la fin de 1968, Bernard Heuvelmans se trouve, aux Etats-Unis, en face de la dépouille congelée d'un homme qui n'est pas vraiment de notre espèce, un homme velu aux proportions étonnantes, qui a été tué par balles. Une fantastique aventure scientifique, policière et politique commence alors. Elle prend tout son sens avec les travaux de l'historien russe Boris Porchnev pour qui les hommes de Néandertal existent encore. Avec cette affaire de l'homme congelé, dit l'homme pongoïde, la cryptozoologie atteint son point culminant.

37.              KAUFMANN (Emil). L'Architecture au Siècle des Lumières. (Architecture in the Age of Reason). Baroque et post-baroque en Angleterre, en Italie et en France. Julliard, 1963, gr. in-8°, 301 pp, traduit de l'anglais par Olivier Bernier, 222 gravures sur 64 pl. hors texte, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée (lég. abîmée), bon état (Coll. Histoire de l'Art). Edition originale française

            50

38.              [Littérature] – WISMES (Armel de). Coups de mer. P., Aux Portes du Large, 1952, pt in-8°, 279 pp, broché, couv. lég. salie, sans la jaquette, bon état, envoi a.s. (Prix Marc Elder)

            20

Roman maritime se déroulant au XVIIIe siècle.

39.              [Marine]. Musée de la Marine. Palais de Chaillot. Catalogue. P., Musée de la Marine, 1954, gr. in-8°, xxviii-103 pp, préface du capitaine de corvette Vichot, conservateur du Musée de la marine, un plan des galeries du musée, 24 pl. de gravures hors texte, qqs illustrations imprimées en vert dans le texte, broché, couv. papier vert avec titre et navire (gaufré) en blanc, bon état

            20

2121 notices. Une abondante documentation historique, technique et artistique.

40.              MICHELET (Jules). Histoire de France. Nouvelle édition, revue et augmentée. P., Librairie Internationale, A. Lacroix et Cie, 1871-1874, 17 vol. in-8°, brochés, couv. imprimées lég. salies, 7 dos brisés, état moyen

            80

Complet en 17 tomes.

41.              POLAK (Jean). Bibliographie maritime française depuis les temps les plus reculés jusqu'à 1914. Grenoble, Editions des 4 Seigneurs, 1976, gr. in-4°, 367 pp, texte sur 2 colonnes, 20 pl. hors texte, index, reliure éditeur, 1er plat orné d'un encadrement de cordages dorés et d'un navire en médaillon, bon état

            200

42.              RÉMOND (René). L'Anticléricalisme en France de 1815 à nos jours. Fayard, 1976, in-8°, 374 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Les Grandes études contemporaines)

            25

Bien qu'il ne repose pas sur un véritable corps de doctrine, l'anticléricalisme est bien une idéologie politique et sa permanence dans la vie politique française depuis deux siècles au moins montre sa vitalité. Il vit son âge d'or durant la Révolution française, rebondit sous la Restauration et la Monarchie de juillet en réaction aux excès cléricaux, revient sur le devant de la scène sous la IIIe République et connaît des poussées jusqu'à nos jours. Composante inséparable de l'histoire des idées, l'histoire de l'anticléricalisme en France est aussi celle de la culture, de la religion et du pouvoir. — "L'anticléricalisme a traversé la frontière, devenue poreuse, qui séparait les croyants des non-croyants. Aujourd'hui, comme naguère, sa branche la plus vivace ne vient pas du dehors, mais du dedans : à se demander si cette idéologie « sans père avoué » est seulement anticléricalisme et si elle n'est pas la réponse à toute croyance, à toute religion." (Choix des Annales, Annales ESC, 1977)

43.              REYNAUD (Louis). La démocratie en France. Ses origines, ses luttes, sa philosophie. Flammarion, 1938, gr. in-12, 218 pp, reliure demi-chagrin chocolat à coins, dos lisse orné en long avec titres dorés, filets dorés sur les plats, tête dorée, couv. et dos conservés (rel. de l'époque), bon état (Coll. Bibliothèque de Philosophie scientifique). Edition originale. Bel exemplaire

            60

Un ouvrage très critique envers la Troisième République, mais qui se termine par une évocation positive des réformes institutionnelles d’Edouard Daladier, par Louis Reynaud (1876-1947), germaniste proche de l’Action française. Il est l’auteur d'une “Histoire générale de l’influence française en Allemagne” (1914), de “L’âme allemande” (1933) et de divers ouvrages littéraires.

44.              SCHUMPETER (Joseph). Théorie de l'évolution économique. Recherches sur le profit, le crédit, l'intérêt et le cycle de la conjoncture. P., Dalloz, 1935, in-8°, xi-589 pp, introduction de François Perroux, traduit de l'allemand par Jean-Jacques Anstett sur la deuxième édition, broché, bon état. Edition originale française

            50

Joseph Schumpeter (1883-1950) compte parmi ces rares auteurs dont la notoriété, déjà considérable de leur vivant, ne cesse de croître après leur disparition. Sa théorie de l'évolution économique, écrite à l'âge de vingt-huit ans, est l'expression complète de la vision théorique qui devait animer toute son œuvre scientifique. Prenant appui sur la théorie de l'équilibre général, Schumpeter, ce "génial hérétique du néo-marginalisme", a su dépasser l'analyse statique walrasienne pour fonder une véritable dynamique dont les principes actifs sont l'entrepreneur et le profit, le banquier et l'intérêt, forces vives au service de la mise en œuvre de l'innovation. Avec sa théorie de l'évolution, Schumpeter peut être considéré comme le premier théoricien qui ait découvert scientifiquement les rouages essentiels de la dynamique capitaliste, et c'est là son immortel titre de gloire dans l'histoire de l'analyse économique.

45.              TALMY (Robert). Le Syndicalisme chrétien en France (1871-1930). Difficultés et controverses. Bloud et Gay, 1966, in-8°, 257 pp, sources et biblio, index, broché, bon état

            30

I. Syndicat mixte ou syndicat séparé ? (1871-1914) : Les tâtonnements de l'Oeuvre des cercles (1871-1891) ; Les remous de la Démocratie chrétienne (1891-1901) ; Les querelles du Modernisme social (1901-1914) ; II. Les conflits sociaux dans le Nord et l'Intervention du Saint-Siège (1914-1930) : L'élaboration d'une doctrine économique et sociale (1915-1920) ; Le conflit avec les syndicats chrétiens (1920-1928) ; L'intervention du Saint-Siège (1928-1929). — L'abbé Talmy montre bien que la grande époque de l'idéologie catholique sociale se situe entre 1901 et 1914.

46.              VERGÉ-FRANCESCHI (Michel)(dir.). Dictionnaire d'histoire maritime. Laffont, 2002, 2 vol. in-8°, xix-1510 pp, pagination continue, introduction par Jean Meyer, 72 illustrations, brochés, couv. illustrées, sous coffret cartonné illustré, très bon état (Coll. Bouquins)

            40

« Lorsque vous ouvrirez ces deux volumes, vous entendrez le bruit des haches ou des canons, celui du vent dans les gréements, le bruissement de la mer sous les étraves, le tumulte des ports. Vous rêverez aux sagas de ces officiers de vaisseaux qui ont été des soldats, des découvreurs, des savants, mais avant tout : des marins. » Vous trouverez donc dans ce dictionnaire leurs biographies, les routes qu'ils ont explorées, les ports ou ils ont accosté, les noms de leurs bâtiments, les naufrages, les batailles qu'ils ont affrontés. Toute leur vie au quotidien, à travers leur travail, leurs exploits, leurs nostalgies, consignés dans une littérature foisonnante, évoqués dans de multiples peintures. Des Phocéens aux Carthaginois, des Vikings aux Portugais, de l'Antiquité à nos jours, tous les grands hommes de la mer, tous les événements marquants, tous les grands enjeux de la stratégie maritime, tous les navires dont le nom nous fait encore rêver, sont présents dans ces quelque 3200 article dus à une centaine de spécialistes, français et étrangers, réunis par Michel Vergé-Franceschi, professeur d'histoire moderne à l'université de Savoie et auteur d'une thèse sur la marine d'Ancien Régime. Lauréat de l'Académie française et de l'Académie de marine, Michel Vergé-Franceschi, a consacré une dizaine d'ouvrages à la mer et aux villes portuaires.Ce dictionnaire – entièrement inédit – comblera tous les amoureux de la mer ; sa diversité et sa richesse en font un ouvrage sans équivalent.

ANTIQUITÉ

 

47.              CARCOPINO (Jérôme). Les Etapes de l'impérialisme romain. Hachette, 1961, in-8°, 272 pp, 15 illustrations et une carte, reliure demi-toile bleue à bandes, dos lisse, pièce de titre basane noire, couv. illustrée et dos conservés (rel. de l'époque), bon état

            35

« Le peuple romain est le premier qui ait revendiqué comme une mission providentielle le droit de commander à tous les autres peuples. » L'auteur retrace ici les grandes étapes de cet impérialisme qui, depuis Scipion l'Africain, avait engagé Rome dans le terrible engrenage : guerres, conquêtes, pillages... Il appartint à Jules César de rénover l'impérialisme romain et de le justifier en offrant à tous les sujets la réconciliation dans la paix romaine. Ses successeurs poursuivirent cette politique... — "Depuis l'apparition du terme «impérialisme» à la fin du XIXe siècle, on s'interroge sur la nature universelle de son concept et sur son rapport avec les guerres et les conquêtes, des réalités de tous les temps. En fait, le phénomène d'expansion territoriale est une réalité constante de l'histoire, un comportement commun des peuples dès la plus haute Antiquité, bien qu'il ait revêtu des formes diverses. Cependant, il a surtout préoccupé l'historiographie au moment où il s'était renouvelé d'une façon massive avec les empires européens du XIXe siècle. C'est alors que fut introduit le terme « impérialisme », dérivé du mot latin impérium... Pour J. Carcopino, l'impérialisme débute avec la deuxième guerre punique, tout simplement parce que Polybe identifie le dessein romain de conquête universelle à partir de cette date." (Ella Hermon, Qu'est-ce que « l'impérialisme romain » pendant la République ?, 1984)

48.              Collectif – FÉVRIER (Paul-Albert)(dir.). La Provence des origines à l'an mil. Histoire et Archéologie. Rennes, Ouest-France, 1989, in-8°, 521 pp, 120 photos, figures et plans, 5 cartes, biblio, index, cart. illustré de l'éditeur, bon état

            35

Par Paul-Albert Février, Michel Bats, Gabriel Camps, Michel Fixot, Jean Guyon, Jean Riser. — "Peu de temps avant sa disparition prématurée, P.-A Février aura eu la satisfaction de voir paraître cet ouvrage collectif où il transmet aux étudiants et au public cultivé une part de son expérience d'historien et d'archéologue de la Provence. Pour la rédaction de cette histoire de la Provence, il a réuni une équipe d'universitaires et de chercheurs CNRS, familiers de ce terrain, qui ont rédigé une série de monographies correspondant aux périodes traditionnellement distinguées : G. Camps présente la Préhistoire ; M. Bats, la Protohistoire ; P.-A Février s'est chargé lui-même de la période romaine ; la fin de l'Antiquité, caractérisée par l'avènement du christianisme, et le Haut Moyen Age ont été confiés à J. Guyon et M. Fixot..." (Philippe Leveau, Annales ESC, 1992)

49.              Collectif. L'Evangile de Judas. Du Codex Tchacos. Edité sous la direction de Rodolphe Kasser, Marvin Meyer et Gregor Wurst, avec la collaboration de François Gaudard. Flammarion, 2006, in-8°, 223 pp, traduit de l'anglais, broché, couv. illustrée, bon état

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"Tu les surpasseras tous. Car tu sacrifieras l'homme qui me sert d'enveloppe charnelle." Ce sont là les paroles que Jésus adresse à Judas, dans un évangile inconnu, arraché aux sables égyptiens. Un évangile doublement caché, à la fois par dix-sept siècles d'oubli mais aussi par la condamnation officielle de l'Eglise. Ecrit en copte, ce codex, qui a miraculeusement traversé les âges, a dû être rédigé lors du IIe siècle de notre ère. Son message est bouleversant, qui voit en Judas l'homme choisi par le Christ pour accomplir Son destin. C'est là tout l'univers fascinant des croyances qui s'ouvre, réservées jusqu'alors aux initiés qui luttèrent contre l'Eglise lors de la création de la chrétienté. Le manuscrit original est ici intégralement livré au public, avec un double appareil critique complet qui offrira à chaque lecteur de cheminer à son gré dans les profondeurs de ce texte troublant.

50.              GRIMAL (Nicolas). Histoire de l'Egypte ancienne. Fayard, 1990, gr. in-8°, 593 pp, 167 figures, illustrations, cartes et tableaux, biblio, index, reliure éditeur; jaquette illustrée, bon état

            25

Les incessantes révisions qu'opère l'égyptologie – une discipline somme toute récente – sont parfois longues à sortir du milieu des spécialistes. Ainsi, pour la plupart, avons-nous, de la civilisation du Nil, une vision quelque peu traditionnelle et conventionnelle, le plus souvent tributaire de découvertes et de travaux remontant aux années 50 et 60, alors que des avancées décisives ont eu lieu depuis. De ces acquis anciens et nouveaux un égyptologue propose ici une synthèse à la fois vivante et savante, portant sur l'ensemble de l'histoire de la terre des Pharaons (depuis la préhistoire jusqu'à la conquête d'Alexandre). Etayée sur la chronologie la plus sûre à ce jour et nourrie des informations livrées par un matériel archéologique de plus en plus abondant, elle fait une large part – et c'est là une de ses principales nouveautés – à l'économie, à la linguistique, à l'anthropologie, etc. – à côté d'approches plus classiques comme le récit des événements et l'évocation des figures marquantes. Abondamment illustré et enrichi de nombreux textes égyptiens, cet ouvrage ambitionne de donner à l'honnête homme de notre temps, au voyageur, à l'étudiant une connaissance approfondie de la plus ancienne et assurément, la plus prestigieuse des civilisations du Bassin méditerranéen.

51.              ISMARD (Paulin). L'Evènement Socrate. Flammarion, 2013, in-8°, 300 pp, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

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Le procès de Socrate est une des images les plus célèbres de l'histoire de l'Athènes classique. Les guerres médiques ou les marbres du Parthénon en offrent le versant lumineux, la condamnation du maître de Platon, elle, en incarne la légende noire. Le plus souvent, l'événement est présenté comme la faute impardonnable de la démocratie athénienne, la preuve d'une cité intolérante, persécutant ses élites intellectuelles. A l'opposé, les défenseurs de la démocratie athénienne s'évertuent à en relativiser la portée, en le réduisant à un incident, voire en justifiant la condamnation du philosophe. C'est ainsi qu'au fil des âges, le procès de Socrate s'est transformé en procès de la démocratie athénienne – et par extension, de la démocratie elle-même. Ce livre entreprend d'écrire une histoire de cette démocratie à la lumière du procès de 399, mais il va plus loin en étudiant les différentes facettes de la subversion socratique, qui tiennent non seulement à la philosophie politique de Socrate, mais à ses moeurs et à l'originalité de sa pédagogie. Enfin, le procès est inséparable des multiples relectures qui l'accompagnent depuis les premiers temps de l'ère chrétienne. Des Pères de l'Eglise qui faisaient du philosophe un précurseur du christianisme au "Socrate sans-culotte" de la Révolution française, en passant par le "Saint-Socrate" d'Erasme ou le "patron des philosophes" construit par la pensée des Lumières, c'est l'histoire de notre propre rapport à la démocratie athénienne qui s'écrit.

MOYEN AGE

 

52.              BORST (Arno). Les Cathares. Payot, 1978, in-8°, 287 pp, traduction et postface de Ch. Roy, importante biblio (20 pp), broché, bon état (Coll. Bibliothèque historique)

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Parmi les sectes du Moyen Age, le mouvement cathare occupe une place essentielle : sa naissance et son évolution ont fait naître bien des questions et suscité bien des controverses. Dans cet ouvrage, considéré par les spécialistes comme un classique, Arno Borst tente de donner du catharisme une description qui le cerne le mieux possible : les cathares sont-ils des hérétiques chrétiens qui dévièrent des voies de l’Eglise orthodoxe, ou sont-ils les adeptes d’une religion non chrétienne, voire même païenne ? Furent-ils, historiquement parlant, un tronçon du mouvement religieux occidental, ou bien furent-ils des bogomiles balkaniques, dernier rameau de la tradition gnostique ? Par un examen de l’histoire littéraire, de l’histoire, du dogme et de la foi cathares, l’auteur montre que la réponse à cette alternative ne peut être trouvée dans une simple affirmation de l’une ou l’autre opinion, mais qu’elle doit être recherchée dans ce qu’il appelle une « voie moyenne », proposant ainsi une extraordinaire synthèse d’un mouvement historique qui n’a pas fini de poser des questions aux hommes du XXe siècle. Cette impressionnante étude entraîne en effet le lecteur à s’interroger sur l’histoire, perpétuel recommencement où chaque événement ressortit à un schéma, porte en lui des potentialités qui se retrouveront quelques siècles plus tard...

53.              CHARTIER (Jean). Chronique de Charles VII, roi de France. Nouvelle édition, revue sur les manuscrits, suivie de divers fragments inédits. Publiée avec notes, notices et éclaircissements par Vallet de Viriville. P., chez P. Jannet, 1858, 3 vol. in-12 (16,5 x 10,7 cm), lxiv-271, 346 et vii-408 pp, bandeaux, lettrines et culs-de-lampe, chronologie, index, imprimés sur papier vergé, non rognés, reliures percaline rouge de l'éditeur (très lég. salies), dos lisses titrés en lettres dorées et ornés de la sphère elzévirienne dorée, encadrements à froid sur les plats, bon état (Coll. Bibliothèque Elzévirienne)

            150

Par Jean Chartier, né à Bayeux vers 1385-90, mort le 19 février 1464, moine de l'abbaye de Saint-Denis et historiographe de Charles VII. En 1435, il était précepteur, ou commandeur, de Saint-Denis, charge très élevée. Le 18 novembre 1437, il prêta serment comme historiographe officiel du roi. En 1441, il fut commis par le roi, avec trois autres dignitaires, à l'administration du temporel de l'abbaye de Saint-Denis. La même année, il devint grand chantre de l'abbaye. En 1450, il accompagna Charles VII dans une campagne militaire en Normandie et assista au siège d'Harfleur.

54.              CLOULAS (Ivan). Les Borgia. Fayard, 1987, in-8°, 522 pp, 8 pl. de gravures hors texte, une carte, généalogie, sources et biblio, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état

            20

Venus de Valence, les Borgia sont devenus à partir de 1450 et pour un siècle les maîtres de Rome et, au-delà, l'une des familles les plus influentes de la chrétienté. Voici la vraie histoire des Borgia. On y croise le pape Alexandre VI, qui achète son élection à grand prix, peuple le Vatican de cardinaux immoraux, de courtisanes et d'enfants naturels – l'inquiétant César et la belle Lucrèce. De l'habile évêque Alonso, vainqueur du Grand Schisme, à saint François, petit-fils du pape scandaleux, la chaîne est longue et variée de ces personnalités hors du commun dont Ivan Cloulas saisit la dimension historique.

55.              DAILLIEZ (Laurent). Les Templiers, ces inconnus. Perrin, 1980, in-8°, 405 pp, 16 pl. de photos et gravures hors texte, reliure skivertex éditeur, rhodoïd, bon état

            20

Parmi les multiples ouvrages consacrés aux Templiers, celui de Laurent Dailliez est devenu un classique. L'histoire de l'ordre des Templiers a souvent été déformée ou obscurcie, depuis bientôt sept siècles, par le tissu de secrets, de mystères et de légendes dont tant d'auteurs l'ont enrobée, et au premier chef par les prétextes (hérésie, idolâtrie, sodomie) dont usa Philippe le Bel, avec la complicité du pape Clément V et des inquisiteurs, pour obtenir, au terme de sept ans de procès (1307-1314), la dissolution de l'ordre et la mort de tous ceux qui avaient refusé d'avouer. Laurent Dailliez a examiné et confronté quelque 14.500 documents d'origine pour restituer avec précision, clarté, rectitude, sans aucun parti pris, la véritable histoire de deux siècles de vie de ce prestigieux ordre religieux de chevalerie.

56.              DAVID-DARNAC (Maurice). Histoire véridique et merveilleuse de la Pucelle d'Orléans. La Table Ronde, 1965, in-8°, 277 pp, un tableau généalogique in fine, broché, couv. illustrée, bon état

            25

"Maurice David-Darnac ne croit pas que Jeanne d'Arc naquit à Domrémy et mourut à Rouen. Fille adultérine d'Isabeau de Bavière et bâtarde d'un duc d'Orléans – vieille histoire – elle serait née à Paris en 1407, se serait évadée de la prison de Rouen en 1431 et aurait été inhumée à Pulligny en 1449. De ces choses le Saint-Siège est « parfaitement informé » et refuse de communiquer « les documents indiscutables » emprisonnés dans les Archives du Vatican..." (Robert Boutruche, Revue historique, 1971)

57.              DUFOURCQ (Charles-Emmanuel). La Vie quotidienne dans les ports méditerranéens au Moyen Age (Provence, Languedoc, Catalogne). Hachette, 1975, in-8°, 245 pp, sources, biblio et notes, broché, couv. illustrée, bon état

            25

58.              EYMERICH (Nicolau) et Francisco PENA. Le Manuel des Inquisiteurs. Introduction, traduction et notes de Louis Sala-Molins. P., Mouton, 1973, in-8°, 249 pp, broché, couv. lég. insolée, bon état

            25

Ecrit au dernier quart du XIVe siècle, Le “Manuel des Inquisiteurs” était destiné, à l'origine, aux seuls évêques et inquisiteurs. Voici désormais à la portée de chacun la pratique inquisitoriale imposée par Rome, éditée dès 1503 et rééditée cinq fois, après remise à jour sur ordre du Sénat, de l'Inquisition romaine, au cours des XVIe et XVIIe siècles. Marqué du sceau de l'officialité, le Manuel dit le droit, établit la procédure – délation, poursuite, torture, aveu, prison, bûcher – et fournit la réponse papale à tous les problèmes que pouvaient avoir à résoudre les plus redoutables serviteurs de l'ordre catholique. — "Moins célèbre que “Le Marteau des sorcières”, ce manuel d'un dominicain écrit à Avignon en 1376 a pourtant connu, après avoir été imprimé en 1503, cinq éditions entre 1578 et 1607 après que le juriste Francisco Peña l'ait complété au goût de la Rome post-tridentine." (Le Choix des Annales, Annales ESC, 1974) — "L'introduction de Louis Sala-Molins donne les clés de ce qui fascinera le lecteur jusqu'à l'écœurement. Dès son principe, la codification de la chasse aux sorcières a été génialement mise au point, et pour toujours, par Eymerich et par Peña. L'intérêt exceptionnel de ce livre, c'est qu'il est signé du bourreau lui-même, et non de la victime." (Emmanuel Le Roy Ladurie, Le Monde, 22 février 1974)

59.              IOGNA-PRAT (Dominique). Ordonner et exclure. Cluny et la société chrétienne face à l'hérésie, au judaïsme et à l'islam, 1000-1150. Aubier, 1998, in-8°, 508 pp, biblio, index, broché, bon état (Coll. historique)

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Du IXe au XIIe siècle, la chrétienté latine se définit et se structure : elle désignait jusque-là la communauté spirituelle des disciples du Christ, elle devient une institution, l'Eglise, dont la fonction est d'inclure la société. Dominique Iogna-Prat étudie cette irrésistible expansion de l'Occident latin à travers le prisme de Cluny, établissement qui deviendra au XIIe siècle un puissant réseau qui s'étendra dans la péninsule Ibérique et en Terre sainte. A travers cette histoire, l'auteur dresse une sociologie du christianisme au XIIe siècle, et montre comment l'Eglise s'est aussi définie par son combat farouche engagé contre l'Antéchrist, tour à tour hérétique, juif ou sarrasin.

60.              KENDALL (Paul Murray). Louis XI. "L'universelle araigne". Fayard, 1979, fort in-8°, 584 pp, 16 pl. de gravures hors texte, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

            15

L'histoire de Louis XI, c'est l'histoire d'un homme qui sut imposer aux autres ses décisions, qui dut garder sans cesse l'esprit en éveil, plier le temps à ses desseins, être deux fois plus habile et trois plus rapide que ses semblables, et cacher toujours son sens de la comédie derrière les gestes du conformisme. Adolescent sans ressources, il se rebelle contre le monde ; souverain tout puissant, il amène le monde à se rebeller contre lui. Sur sa vie, sur son caractère, nous disposons de nombreux témoignages. De la masse de documents que Paul Murray Kendall a passé plusieurs années à étudier ressort l'image d'un homme aux capacités exceptionnelles, doué d'une personnalité extraordinairement diverse et complexe. Ses ennemis l'appelèrent, non sans raisons, "l'universelle araigne", et les ambassadeurs milanais, qui se jugeaient plus fins que tout ce qui venait de l'autre versant des Alpes, le considéraient comme "le plus subtil qui soit". Pourtant, moins d'une génération après sa mort, on racontait qu'il s'abreuvait du sang des nouveaux-nés au cours de sa dernière maladie, qu'il était l'assassin de son frère, et qu'il se délectait à écouter les cris de ses victimes torturées. En abandonnant la légende pour retrouver la vie, on découvre les vraies dimensions de l'homme, son habileté à charmer, son insatiable curiosité, son goût de la loyauté. Tout cela, Paul Murray Kendall nous le révèle dans une biographie qui apporte une contribution essentielle à l'histoire du XVe siècle tout en demeurant un livre d'une lecture à la fois facile et passionnante.

61.              MOREAU (Marthe). L'Âge d'or des religieuses. Monastères féminins du Languedoc méditerranéen au Moyen Age. Presses du Languedoc, Max Chaleil éditeur, 1988, gr. in-8°, 270 pp, 72 illustrations, cartes et plans, sources, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

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Si, dès avant 1000, sous l’impulsion de Benoît d’Aniane, les communautés de moines se multiplient en Septimanie, la plupart des grands monastères féminins n’apparaissent en Languedoc méditerranéen qu’au XIe siècle. Dans “L’Age d’or des religieuses”, Marthe Moreau étudie l’implantation et la formation de ces couvents nés à l’époque romane, époque de grande ferveur religieuse et de développement économique. Elle évoque la silhouette des abbesses et des moniales : veuves en quête d’un havre de paix, filles de puissants seigneurs et riches bourgeois soucieux de gagner leur salut. L’auteur traite longuement de l’organisation et du fonctionnement de la communauté, qu’elle nous montre apte à faire fructifier son bien, percevant la dîme et les droits sur les moulins et les péages, plaçant son argent chez les banquiers juifs, en butte toutefois aux jalousies et aux empiètements des villes et des moines, souvent prêts à les dépouiller. À l’abri de la clôture, beaucoup moins rigide qu’on ne l’imagine, les moniales vivent, en sécurité et dans un relatif bien-être,n une existence austère et monotone, coupée par les offices, les prières et les repas, d’où pourtant la musique, condamnée par l’Église, n’est pas exclue. Mais, au XIVe siècle, époque de relâchement des mœurs, tout va basculer : la crise économique, la famine, la peste noire qui décime l’Europe, et la guerre de Cent Ans sonnent le glas des monastères féminins qui se replient sur les villes. Les pillages des routiers, les mises à sac des calvinistes au XVIe siècle, la Révolution et notre époque d’urbanisation aveugle achèveront de ruiner ce qui avait subsisté, au point que certains monastères ont totalement disparu, tandis que quelques autres, plus ou moins dégradés, sont parvenus jusqu’à nous, qui permettent d’imaginer leur grandeur passée. À la fois livre d’histoire et guide pratique, L’Age d’or des religieuses, qu’illustrent plus de 70 gravures, plans, cartes, photos et fac-similés, nous fait mesurer l’importance du rôle que jouèrent ces femmes au sein d’un monde médiéval encore mal connu.

62.              PHILIPPE (Robert). Agnès Sorel. Hachette, 1983, gr. in-8°, 264 pp, 5 tableaux généalogiques in fine, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

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Les hommes préfèrent les blondes. Agnès Sorel était blonde et, qui plus est, “d'entre les belles, c'était la plus belle”. Elle recueille donc l'unanimité des suffrages masculins. Cette jeune fille née en 1415 de parents très comme il faut, bien élevée, est la première favorite de l'histoire de France. Son royal amant, Charles VII, proclame publiquement cette liaison en l'an 1444. Il donne alors à son élue le château de Beauté-sur-Marne, qui était depuis Charles V la maison de famille de la dynastie des Valois. Les divagations masculines sont alors chose courante. Le duc de Bourgogne Philippe le Bon s'inscrit certainement en tête du palmarès avec vingt-quatre maîtresses recensées et dix-sept bâtards reconnus. La nouveauté est l'institutionalisation de la favorite...

63.              RAPP (Francis). Le Saint Empire romain germanique. D'Otton le Grand à Charles Quint. Tallandier, 2000, in-8°, 365 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

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476 : l'Empire romain d'Occident n'est plus. Pourtant l'idée d'un ordre universel va survivre, et avec Charlemagne un nouvel empire se constitue. Après sa dislocation, c'est au Xe siècle qu'Otton Ier le Grand reprend à son compte le projet carolingien et fonde le Saint Empire romain germanique. Mosaïque de peuples et de principautés, allant de l'Italie du Nord aux frontières de la Hongrie, l'empire donna naissance à de grandes figures : Barberousse, Frédéric II et Charles Quint. Mais il sera également le théâtre de l'affrontement entre les deux couronnes de la chrétienté, celle du pape et celle de l'empereur, et de la concurrence entre les monarques pour le trône impérial. Ces conflits auront peu à peu raison d'un modèle européen dont Napoléon en 1806 prononça l'acte de décès. L'actuel débat sur la constitution dont doit se doter l'Europe redonne toute son actualité à ce complexe objet d'histoire.

64.              ROY (J.-J.-E.). Histoire de la chevalerie. Tours, Ad. Mame et Cie, 1861, in-12, 284 pp, 3 gravures sous serpentes dont une en frontispice, cart. toilé de l'éditeur, dos lisse très orné, motifs dorés et encadrements à froid sur les plats, bon état

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Cette Histoire de la Chevalerie nous transporte au temps des châteaux-forts, des tournois et des veillées animées par les troubadours ; de Bayard, de Saintré, de Du Guesclin mais aussi du Gran Capitan Gonzalo de Cordoba, de l'Anglais Hue de Carvalai ; de l'Europe héroïque et courtoise...

65.              [Zodiaque] – BERTRAND (Simone). La Tapisserie de Bayeux et la manière de vivre au onzième siècle. La Pierre-qui-Vire, Zodiaque, 1966, gr. in-8°, 325 pp, 144 héliogravures et 10 pl. en couleurs hors texte (dont 2 planches double), une carte, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état (Introductions à la Nuit des Temps 2)

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RENAISSANCE, ANCIEN RÉGIME

 

66.              ANDRIEUX (Maurice). Venise au temps de Casanova. Hachette, 1969, in-8°, 288 pp, notes, broché, couv. illustrée, bon état

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Au XVe siècle, Venise avait illuminé le monde de son éclat. Puis, la nouvelle route des Indes mit fin à son hégémonie et précipita son déclin. L'homme qui la représente le mieux est un aventurier effronté : Jacques Casanova, étonnant symbole d'une ville qui, après avoir été un empire, se dissout dans les orgies d'un carnaval perpétuel.

67.              BARBERO (Alessandro). La bataille des trois empires – Lépante, 1571. Flammarion, 2012, gr. in-8°, 684 pp, traduit de l'italien, notes, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Au fil de l'histoire)

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Le 7 octobre 1571, au large des côtes grecques, dans le golfe de Lépante, l'aube se lève sur une mer couverte de bateaux : d'un côté la flotte de l'Empire ottoman, de l'autre les galères de Venise, de l'Espagne de Philippe II et du Saint-Siège, unies sous la bannière de la Chrétienté. Ces deux immenses armées s'apprêtent à livrer la plus importante bataille navale de l'histoire moderne. Quel formidable jeu d'alliances politiques et militaires, d'intérêts économiques, d'ambitions personnelles, de hasards géographiques et d'aléas climatiques a conduit à cet affrontement ? Comment les visées de l'ambitieux Sélim II, de l'obstiné Pie V et du prudent Philippe II se sont-elles mêlées pour faire converger les destins de milliers de marins et de soldats vers Lépante en cet automne 1571 ? C'est ce que raconte cette fresque magistrale. Multipliant les points de vue, faisant dialoguer avec brio les sources turques et occidentales, Alessandro Barbero tisse le récit de la fascinante montée vers la guerre qui mobilisa, deux années durant, toutes les rives de la Méditerranée. Délaissant le mythe qui a voulu voir en Lépante un "choc des civilisations" avant l'heure, il met en scène à part égale pachas ottomans et marins vénitiens, ambassadeurs espagnols et espions romains en une grandiose épopée, qui compose un tableau extraordinairement vivant de l'Europe de la Renaissance.

68.              BAULANT (Micheline). Lettres de négociants marseillais : Les Frères Hermite, 1570-1612. Editées et annotées. Armand Colin, 1953, gr. in-8°, xxxi-196 pp, avant-propos de Fernand Braudel, glossaire, index, broché, bon état (Affaires et Gens d'affaires)

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"Voilà une publication très précieuse de 222 lettres commerciales du XVIe siècle, due à la fois au flair de M. R. Dauvergne, qui les a sauvées de la hotte du chiffonnier, à l'érudition attentive de Mme M. Baulant qui les a éditées avec le plus grand soin — et au patronage averti de la VIe Section de l'École des Hautes Études qu'anime infatigablement Fernand Braudel. Pour qui s'est heurté tant soit peu aux difficultés paléographiques des lettres du XVIe siècle, la tâche ardue de Mme Baulant exigeait autant de courage que de compétence. Elle s'en est acquittée avec une adresse consciencieuse, ne laissant aucune difficulté dans l'ombre, passant au crible les obscurités de la terminologie commerciale, s'attachant avec bonheur à identifier tous les personnages cités. Antoine Hermite (1543 ou 1548 à 1616) et son frère Gilles (1552-1596) étaient les fils d'un avocat de Marseille et, par leur mère, Jeanne Mathieu, les petits-fils d'un conseiller au Parlement de Provence, les neveux enfin d'un lieutenant du sénéchal à Draguignan, Mathieu du Revest. Une exception, d'ailleurs, que ces gens de robe fourvoyés dans le milieu commercial de Marseille qui se recrutait plutôt dans ses propres éléments, dans les émigrants et dans les aventuriers de la mer, des « self made men » que sélectionnaient les longues navigations ! L'exploitation d'une pacotille de draps carisés, un voyage à Alexandrie comme écrivain à bord du vaisseau de J.-B. de Nicolo, le créateur d'une Compagnie du corail rivale de celle de Lenche, tels furent les modestes débuts d'Antoine Hermite au lendemain de Lépante (1573). Bénéficiant de leur situation sociale et, avec l'appui de capitaux fournis par les diverses branches de leur famille, prenant avantage sur des concurrents partis souvent de rien, les deux frères deviennent bientôt, aux Échelles, les représentants du haut commerce marseillais. N'y avaient-ils pas accès déjà par leurs alliances, une de leurs sœurs ayant épousé un Vento et l'autre un Candolle ? Ainsi se créa la maison Hermite, car ils négocièrent bientôt pour leur compte, fixés pour dix ans à Alep que desservait le port de Tripoli (1576-1585). Dans une seconde période (1585-1588) on voit les deux frères, commerçants à leur tour arrivés, diriger leurs opérations au Levant non plus sur place, mais de Marseille, où ils se sont fixés. (...) Mme Baulant a fait précéder cette publication de textes d'une sobre, mais substantielle introduction de 31 pages, où elle a condensé les résultats d'une enquête minutieuse dans les fonds notariaux de Marseille et de Toulon. Elle a fait ainsi largement progresser nos connaissances sur les milieux commerciaux qui dirigèrent le port de Marseille dans le dernier quart du XVIe siècle et jusqu'à la mort de Henri IV. Son livre offre donc autant d'intérêt du point de vue de l'histoire sociale que du point de vue de l'histoire économique." (Joseph Billioud, Annales ESC, 1954)

69.              |Beaux-arts] – RAPHAËL. Raphaël. L'oeuvre du maître. Ouvrage illustré de 275 gravures. Hachette, 1909, pt in-4° (18 x 25,4), 246 pp, 275 illustrations en noir, la plupart à pleine page, classement chronologique des oeuvres, biblio, reliure percaline bordeaux de l'éditeur, décor doré au 1er plat et au dos, tête dorée, discret C. de bibl., bon état (Nouvelle collection des Classiques de l'art)

            25

70.              |Beaux-arts] – REMBRANDT. Rembrandt. L'oeuvre du maître. Ouvrage illustré de 643 gravures. Hachette, s.d. (1920), pt in-4° (18 x 25,4), xxxv-606 pp, 643 illustrations en noir, la plupart à pleine page, classement chronologique des oeuvres, biblio, reliure percaline bordeaux de l'éditeur, décor doré au 1er plat et au dos, tête rouge, discret C. de bibl., bon état (Nouvelle collection des Classiques de l'art)

            30

71.              |Beaux-arts] – TITIEN. Titien. L'oeuvre du maître. Ouvrage illustré de 284 gravures. Hachette, 1911, pt in-4° (18 x 25,4), xxxviii-282 pp, 284 illustrations en noir, la plupart à pleine page, classement chronologique des oeuvres, biblio, reliure percaline bordeaux de l'éditeur, décor doré au 1er plat et au dos, tête dorée, discret C. de bibl., bon état (Nouvelle collection des Classiques de l'art)

            25

72.              |Beaux-arts] – VELASQUEZ. Velasquez. L'oeuvre du maître. Ouvrage illustré de 256 gravures. Hachette, 1914, pt in-4° (18 x 25,4), xxiv-284 pp, 256 illustrations en noir, la plupart à pleine page, classement chronologique des oeuvres, biblio, reliure percaline bordeaux de l'éditeur, décor doré au 1er plat et au dos, tête rouge, discret C. de bibl., bon état (Nouvelle collection des Classiques de l'art)

            25

73.              |Beaux-arts] – WATTEAU. Watteau. L'oeuvre du maître. Ouvrage illustré de 183 gravures. Hachette, 1912, pt in-4° (18 x 25,4), xxxi-188 pp, 183 illustrations en noir, la plupart à pleine page, classement chronologique des oeuvres, biblio, reliure percaline bordeaux de l'éditeur, décor doré au 1er plat et au dos, tête rouge, discret C. de bibl., bon état (Nouvelle collection des Classiques de l'art)

            25

"Voici un album de reproduction des œuvres de Watteau, publié par la maison Hachette dans la collection des Classiques de l'art. On sait que plusieurs volumes sur Dürer, Michel-Ange, Raphaël, Titien, Mantegna et Fra Angelico ont déjà paru dans cette collection dont le but est de mettre à la portée de tous l'œuvre aussi complète que possible des grands artistes, peintres et sculpteurs. Les œuvres de l'artiste sont présentées dans l'ordre chronologique ; au début est une courte biographie, à la fin des notules et éclaircissements sur les œuvres reproduites." (Marcel Aubert, Bibliothèque de l'école des chartes)

74.              BENNASSAR (Bartolomé) et Jean JACQUART. Le XVIe siècle. Armand Colin, 1972, gr. in-8°, 360 pp, 8 cartes et plans (dont 2 sur les gardes), biblio, cart. éditeur, bon état (Coll. U, série Histoire moderne, dirigée par Pierre Goubert)

            20

Préparé par la vive fermentation du XVe siècle finissant et fécondé par les voyages d'exploration qui mettent le vieux monde occidental en contact avec d'autres civilisations, le XVIe siècle apparaît comme une période riche en événements, en conflits, en transformation et renouvellements politiques, économiques, philosophiques et artistiques. Avec lui naissent les Temps Modernes. Un précis clair et commode.

75.              BEZARD (Yvonne). Une famille bourguignonne au XVIIIe siècle. La famille Loppin de Gémeaux. Albin Michel, 1930, in-8°, 309 pp, 16 pl. de gravures et un tableau généalogique dépliant hors texte, broché, couv. illustrée, bon état

            40

La famille Loppin de Gemeaux et de Montmort, originaire de Beaune, où elle est honorablement connue depuis le XIVe siècle. — "Rarement on a le bonheur de pouvoir suivre dans les étapes de leur vie les divers membres d'une même famille pendant trois quarts de siècle. Cette chance nous a été accordée au château de Gemeaux (Côte-d'Or). Des correspondances familiales d'une abondance et d'une richesse considérables y sont conservées. Elles furent reçues presque toutes par Charles-Catherine Loppin, baron de Gemeaux, avocat général au Parlement de Bourgogne (1714-1805). (...) Aujourd'hui nous voudrions apporter une contribution à l'étude de cette vie familiale qu'il importe avant tout de connaître pour bien comprendre l'Ancienne France..." (Yvonne Bézard, avant-propos)

76.              BREWER (John) & Roy PORTER (edited by). Consumption and the World of Goods. London and New York, Routledge, 1997, gr. in-8°, xxi-564 pp, 64 pl. de gravures hors texte, 8 figures, index, broché, couv. illustrée, bon état. Texte en anglais

            35

"Depuis une trentaine d’années, les études se sont multipliées sur l’histoire de la consommation à l'époque moderne, soulevant de nombreux débats. L’impulsion a été donnée en bonne partie par les historiens anglo-saxons qui ont les premiers insisté sur l’importance de l’expansion du marché intérieur de leur pays entre la fin du XVIIe siècle et la fin du XVIIIe siècle. La production scientifique a été soutenue, avec pour point d’orgue les articles rassemblés par John Brewer et Roy Porter dans un livre phare, “Consumption and the World of Goods”. Les vingt-cinq articles brossent un panorama dynamique des concepts, des méthodes, des travaux en cours qui témoignent d’approches variées, aux problématiques stimulantes, qu’ils soient à dominante économique, culturelle, sociale, genrée..." (Natacha Coquery, “La diffusion des biens à l'époque moderne”, Histoire urbaine, 2011) — "There is something for everybody in this handsome volume, impeccably edited and produced." (Peter Earle, The Times Literary Supplement) – "A fascinating book ... brought together by two outstanding historians." (Keith Thomas, The Observer) – "This book deserves to be widely read." (Gary Mead, The Financial Times) — The study of past society in terms of what it consumes rather than what it produces is – relatively speaking – a new development. The focus on consumption changes the whole emphasis and structure of historical enquiry. While human beings usually work within a single trade or industry as producers, as, say, farmers or industrial workers, as consumers they are active in many different markets or networks. And while history written from a production viewpoint has, by chance or design, largely been centred on the work of men, consumption history helps to restore women o the mainstream. The history of consumption demands a wide range of skills. It calls upon the methods and techniques of many other disciplines, including archaeology, sociology, social and economic history, anthropology and art criticism. But it is not simply a melting-pot of techniques and skills, brought to bear on a past epoch. Its objectives amount to a new description of a past culture in its totality, as perceived through its patterns of consumption in goods and services. “Consumption and the World of Goods” examine history from this perspective, and is a unique collaboration between twenty-six leading subject specialists from Europe and North America. The outcome is a new interpretation of the seventeenth and eighteenth centuries, one that shapes a new historical landscape based on the consumption of goods and services.

77.              BURCHARD (Jean). Le Journal de Jean Burchard, évêque et cérémoniaire au Vatican, traduit pour la première fois en français avec une introduction et des notes par Joseph Turmel. P., Editions Rieder, 1932, pt in-8°, 415 pp, reliure demi-chagrin noir, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titre doré, bon état. Edition originale en français. Rare

            100

Un Alsacien à Rome sous les Borgia. — Alexandre VI, pape retors et corrompu ; sa fille Lucrèce, beauté prisonnière de ses passions ; son fils César, vil fratricide. La famille Borgia a, dès le pontificat d'Alexandre (1492-1503), été l'objet des plus noirs propos. Or, nous disposons sur ces années troublées d'une source impartiale ; le Journal de Johannes Burckard (v. 1450-1506), maître des cérémonies au Vatican de 1483 à sa mort. Côtoyant le pape Borgia dans son intimité, il a noté scrupuleusement les entorses au protocole, les fastes et les frasques d'une famille parvenue au sommet du pouvoir temporel et spirituel. Au jour le jour apparaissent les cadavres repêchés dans le Tibre, les négligences des cardinaux, les messes troublées par les courtisanes, les masques obscènes du Carnaval romain, les combats de taureaux sur la place Saint-Pierre, et jusqu'au banquet des cinquante courtisanes, donné au Vatican en présence du pontife. Le lecteur découvrira les sources d'une légende noire : les travers et l'intelligence d'Alexandre VI, étrange chef spirituel, à la fois souverain temporel et père de famille ; les malheurs conjugaux de Lucrèce, "l'enfant gâtée" à la somptueuse beauté ; le triste sort de Juan, duc de Gandie, assassiné et jeté dans le fleuve ; la brutalité et le génie de César, le Prince de Machiavel. — "Une mine inépuisable de renseignements typiques sur la cour pontificale de Sixte IV à Jules II vient de nous être révélée par M. Joseph Turmel en une excellente traduction parue aux éditions Rieder." (Le Confédéré, 2 juin 1933) — "Le célèbre Diarium (1483-1506) de Burchard a été publié d'abord en 1885 par Thuasne. Dès lors, en 1907-1913, une édition plus complète et plus exacte a été établie d'après de meilleurs et plus nombreux manuscrits par les soins de M. Enrico Celani. M. Turmel a traduit le texte de Celani. La sincérité et la véracité de Jean Burchard, l'excellent poste d'observation qu'occupa pendant vingt-trois ans ce zélé cérémoniaire de la cour pontificale, sa discrétion et son apparente impassibilité ont donné à ce document une importance capitale que des historiens, tels que Pastor, ont reconnu en mettant largement à profit une source si précieuse..." (B. A. Pocquet du Haut-Jussé, Revue d'histoire de l'Église de France, 1933) — Johann Burchard (ou Burckhardt) est un prélat né vers 1450 à Niederhaslach, en Alsace, près de Strasbourg et mort en avril 1506 à Rome. Originaire du diocèse de Strasbourg, il est ordonné prêtre en 1476 à Rome. D'origine modeste, il est éduqué au chapitre de la collégiale Saint-Florent de Niederhaslach. Chassé du chapitre de Saint-Thomas à Strasbourg, il s'installe à Rome dès 1467, et devient rapidement un familier du pape Sixte IV (1471-1484). Ordonné prêtre en 1476, il retourne à Strasbourg en 1477 et obtient en 1479 une prébende de chanoine au chapitre de Saint-Thomas. Il conservera ce bénéfice toute sa vie, accédant même plus tard au doyenné. En 1481, il devient avocat à la cour pontificale de Rome. Il est inscrit en 1483 comme clerc des cérémonies dans la chapelle pontificale et il achète une des deux charges de maître des cérémonies où il exerce depuis janvier 1484 jusqu'à sa mort en avril 1506, sous les quatre pontificats d'Innocent VIII (1484-1492), Alexandre VI (1492-1503), Pie III (1503) et Jules II (1503-1513). Il tient notamment un journal très précis relatant jour par jour, parfois même heure par heure, tous les événements se passant au Vatican. Il fut un des témoins les plus crédibles de la vie dissolue du pape Alexandre VI. Il assiste à la mort du pape Alexandre VI Borgia en 1503. Johann Burchard meurt en 1506 et est enterré à Rome.

78.              CASTAN (Nicole). Les criminels de Languedoc. Les exigences d'ordre et les voies du ressentiment dans une société prérévolutionnaire (1750-1790). Association des publications de l'Université de Toulouse Le Mirail, 1980, gr. in-8°, viii-362 pp, préface de Pierre Chaunu, 7 cartes et 35 tableaux, sources et biblio, broché, couv. illustrée, bon état

            45

"L'enquête menée dans le vaste Languedoc du temps, de Toulouse à Nîmes et du Puy à Narbonne, livre d'abord un riche matériel quantitatif, appuyé de tableaux et d'histogrammes, concernant la montée de la criminalité dans la seconde moitié du siècle, la répartition des délinquants selon le sexe et l'âge, la ventilation des crimes en plusieurs types : crime sexuel, meurtre, vol, rébellion... Suivent deux parties, l'une consacrée à la campagne, l'autre à la ville. La vie au village n'a rien d'une idylle rousseauiste. A une époque où les écarts de niveau de vie s'accentuent au détriment des pauvres, les tensions relevant du contentieux foncier, utilisation des communaux et des forêts, droits de pâture, s'exaspèrent, tandis que la seigneurie et ses droits, souvent réactivés par des acheteurs bourgeois, sont de plus en plus mal supportés. On lutte aussi pour le pouvoir municipal, plus encore pour la défense de l'honneur et du patrimoine. Les occasions de violence, dans une population aux pulsions primaires, sont nombreuses : le cabaret, les fêtes, les foires sont souvent incriminés. La ville, où la population est plus mêlée, a ses lois propres et une criminalité nettement supérieure. La concentration du monde du travail en certaines rues multiplie les conflits professionnels. Le relatif anonymat encourage les amours illégitimes. Le vol est le fait criminel urbain par excellence alors qu'on note une baisse relative de la violence saignante. Partout, à la délinquance banale, due surtout à la fatalité de la misère et à l'excusable cupidité s'ajoute à la veille de la Révolution une criminalité nouvelle et préméditée, fruit du déracinement et de la difficulté qu'ont beaucoup à se faire une place au soleil. Au total, une abondante moisson qui éclaire les explosions de la fin du siècle." (Claude Michaud, Dix-huitième Siècle, 1982).

79.              CASTRIES (Duc de). La France et l'Indépendance américaine. Le livre du bicentenaire de l'Indépendance. Perrin, 1975, in-8°, 380 pp, avant-propos du duc de Lévis Mirepoix, 3 cartes, biblio, cart. éditeur, sans la jaquette, bon état

            20

L'auteur, membre de l'Académie française, est président de la branche française de la Société des Cincinnati.

80.              COJANNOT (Alexandre). Viaggio del cardinale Mazzarini a St Jean de Luz l'anno 1659. Un journal des négociations de la paix des Pyrénées par Atto Melani. Edition, traduction et présentation par Alexandre Cojannot. Bruxelles, P.I.E. Peter Lang, 2010, gr. in-8°, 253 pp, 8 planches de gravures hors texte, biblio, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Diplomatie et Histoire)

            25

Alexandre Cojannot, conservateur du Patrimoine aux archives du Ministère des Affaires étrangères, a participé en 2009 à la préparation de la commémoration du traité des Pyrénées (1659) et, à cette occasion, il a retrouvé un manuscrit en italien racontant les négociations. Grâce à quelques indices, Alexandre Cojannot l’attribue à un castrat connu dans toute l’Europe, Atto Melani qui a suivi le cardinal à Saint-Jean-de-Luz et informe des princes italiens de ses observations. Il les a regroupées dans un récit cohérent qu’il soumet plus tard à Hugues de Lionne, secrétaire de Mazarin lors de la négociation. Ce texte vient s’ajouter aux lettres de Mazarin en partie publiées dès les XVIIe et XVIIIe siècle, à l’Histoire de la paix de Gualdo Priorato et au Journal annexé à cette publication et attribuée par Alexandre Cojannot à Honoré Courtin. L’éditeur donne le texte original et sa traduction (de quelque 90 pages). Ce texte offre d’innombrables informations précises, vivantes, intéressantes car l’auteur de cette relation de voyage ne fait pas partie du premier cercle qui entoure le cardinal premier ministre et, s’il glane des indications sur la négociation si longue et si difficile, il tente surtout d’en comprendre les secrets et les détours en saisissant au vol des détails révélateurs, des attitudes ou des déclarations. À travers ces choses vues et ce témoin perspicace, Alexandre Cojannot offre un document de première importance.

81.              COUTON (Georges). La Vieillesse de Corneille, 1658-1684. (Thèse). Librairie Maloine, 1949, gr. in-8°, v-381 pp, biblio, index, broché, couv. illustrée rempliée, bon état. Edition originale, ex. du SP, prière d'insérer joint

            70

"Il y a, dans le travail de M. Couton, deux éléments juxtaposés : une biographie critique du poète, une étude serrée de ses dernières oeuvres ; le tout couronné par une synthèse où le critique a voulu définir les idées et la personnalité de Corneille. (...) Sur la biographie de Corneille, M. Couton apporte des précisions très neuves ; son livre, excellente mise au point de nos connaissances, apporte du neuf sur plus d'une question, malgré la rareté des documents d'archives. Sur la fortune du poète (solide, et surveillée de près), sur les milieux littéraires de Rouen (peuplés d'inconnus curieux) où Corneille se révèle poète mondain et galant, sur le « climat » moral dans lequel il se recueille vers 1658, les analyses de l'historien, serrées, nourries, complètent, ou éclairent le travail vieilli de Marty-Laveaux. M. Couton n'hésite pas à souligner les points obscurs, les rapports avec Molière en 1658, par exemple (p. 57), ou la querelle de L'Ecole des Femmes. On lit avec curiosité les pages sur les milieux littéraires parisiens (p. 96-97), moins pittoresques que celles de M. E. Magne ou de M. Mongrédien, mais plus solides peut-être (p. 101, par exemple) et qui expliquent la défaveur dont souffrit le vieux poète... (...) Mais si précise que soit cette étude biographique, – et si utile ! elle le cède en intérêt à l'étude littéraire. (...) Travail très neuf que celui-là : ce livre comble une lacune : il éclaire une période de la vie du poète que l'on juge sommairement et d'après des lieux communs erronés ; il constitue une réhabilitation solide, juste, et mesurée." (Pierre Jourda, Revue d'Histoire littéraire de la France, 1950)

82.              DECKER (Michel de). Louis XIV. Le bon plaisir du roi. Belfond, 2000, in-8°, 296 pp, broché, couv. illustrée, bon état

            20

Louis XIV épousa deux fois : l'insignifiante et mal-aimée Marie-Thérèse, qui ne vécut que pour assurer la propagation de la dynastie des Bourbons, et près de vingt-cinq ans plus tard, la très puritaine Françoise d'Aubigné, plus connue sous le nom de Mme de Maintenon. Mais, entre ces deux unions, il a beaucoup aimé, ce roi "séducteur, sémillant, trousseur et bon vivant" qui avait fait des femmes le plus bel ornement de sa cour. Dans cette chronique galante, on les rencontrera toutes : ses maîtresses, la fragile Louise de La Vallière au destin tragique, la redoutable Athénaïs de Montespan ; ses amoureuses déçues, la petite Marie Mancini à laquelle il renonça pour épouser Marie-Thérèse, et la Grande Mademoiselle ; sans oublier ses liaisons plus éphémères... Une mine d'anecdotes hilarantes ou tragiques, une extraordinaire galerie de portraits, servies par la verve de Michel de Decker.

83.              FLORIAN (Jean-Pierre Claris de). Oeuvres complètes de Florian, de l'Académie française, de celles de Madrid, Florence, etc. En huit volumes. Nouvelle édition. Leipsic, chez Gérard Fleischer, 1826, 8 vol. pt in-8°, 258, 276, 333, 312, 220, 227, 318 et 312 pp, reliures pleine toile rose de l'époque, pièces de titre de maroquin vert, sauf pour le tome VI qui est broché, tel que paru. Bel ex-libris allemand en couleurs, qqs dos lég. tachés, bon état

            200

"Pour vivre heureux, vivons cachés", "Chacun son métier, les vaches seront bien gardées"... Qui sait aujourd'hui que l'on doit ces formules au plus prodigieux des fabulistes du XVIIIe siècle, Jean-Pierre Claris de Florian (1755-1794) ? Florian, dont la brève existence fut un véritable tourbillon, professait qu'il est, en matière d'écriture, un principe souverain : l'art de "conter gaiement". Chacune de ses pièces est une véritable fête de l'esprit. Dans ses “Fables”, les animaux, les hommes, les dieux mêmes s'affrontent, se combattent, s'entraident parfois en une série de petits tableaux vivants dont la modernité étonnera le lecteur d'aujourd'hui. Si Florian, tout comme son grand-oncle Voltaire, déteste la superstition, les injustices et la guerre, il a pour la nature une tendresse particulière. Le chien, la brebis, le rhinocéros, la vipère, la guêpe s'étonnent de la brutalité des hommes, le pauvre bouvreuil meurt de leur indifférence, et il faut toute la sagesse de l'éléphant blanc pour nous faire comprendre ce que l'humanité gagnerait à simplement observer les animaux. Florian nous avertit que l'intérêt nous conduit à la ruine et qu'il y a urgence à trouver la paix de l'esprit au coeur d'une "retraite profonde", dans l'un de ces asiles qu'offre la nature... — 1. Nouvelles, Guillaume Tell, Eliezer ; 2. Numa Pompilius, Fables ; 3. Théâtre, Estelle ; 4. Gonzalve de Cordoue, Galatée ; 5 et 6. Don Quichotte de la Manche ; 7. Mélanges, la jeunesse de Florian ; 8. Oeuvres inédites.

84.              GARRISSON (Janine). Marguerite de Valois. Fayard, 1994, in-8°, 373 pp, 5 cartes, biblio, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état

            20

Celle que l'on nomme la reine Margot n'est pas tout à fait cette femme de luxe et de volupté que l'on s'est plu à imaginer. Fille d'une époque de fer et de sang, celle des guerres civiles, elle endure les horreurs et la Saint-Barthélemy la marque à tout jamais. Princesse puis reine, elle croit pouvoir jouir des atouts de son rang. Comme un prince, comme un roi, elle affiche ses amours, elle déploie le luxe ostentatoire des puissants et participe aux clans politiques : vaine liberté, vains espoirs qui la renvoient sans cesse à elle-même, à cette femme qui ne peut exister ailleurs que dans le faste de la représentation. Car Marguerite subit jusque dans sa chair le joug de sa famille qui toujours l'utilise pour après la rejeter. Être la fille de Catherine de Médicis, être la soeur de Henri III distordent sa vie et sa destinée au point de la rendre misérable. Contrainte d'épouser le huguenot Henry de Navarre, futur Henry IV, premier roi Bourbon, elle ne trouve dans cette alliance qu'incompréhensions et infidélités. Marguerite de Valois, femme de scandale et de volupté, sûrement ! Mais que de courage, voire de témérité puisque, à la fin de sa vie, la dernière des Valois, sans renoncer à cette liberté qui lui a coûté si cher, appuie et favorise la nouvelle dynastie des Bourbons.

85.              HANOVRE (Sophie de). Mémoires et lettres de voyage. Edités, présentés et annotés par Dirk Van der Cruysse. Fayard, 1990, in-8°, 304 pp, généalogies, repères chronologiques, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

            30

"J'assure Votre Dilection que, si ses écrits pouvaient être imprimés, ils se vendraient comme des petits pains !" écrit la Palatine à sa tante et correspondante Sophie de Hanovre, électrice et mère du premier roi hanovrien d'Angleterre. Sophie avait beau protester : "Ma plume ne va pas si bien que ma langue", ses Mémoires et sa correspondance, écrits en français, comptent en réalité parmi les textes les plus colorés et les plus pétillants du Grand Siècle. Il conviendrait de lui réserver, dans le panthéon littéraire louis-quatorzien, une niche entre le cardinal de Retz et Mme de Sévigné. Jamais publiés auparavant en France et en partie inédits, ses Mémoires comme ses Lettres de voyage en Italie et en France frappent par leur écriture directe, leur fraîcheur et leur indépendance d'esprit. En un mot, par leur surprenante modernité. Leibniz, bibliothécaire et confident de Sophie, note sur sa copie manuscrite des Mémoires (la seule qui nous soit parvenue) : "Le style paraît simple, mais il a une force merveilleuse." Le lecteur découvre en effet un tableau haut en couleur des cours princières hollandaise, allemandes, italiennes, et danoise du XVIIe siècle, sans oublier Venise et la cour de Louis XIV dont la princesse-touriste brosse "en direct" un portrait à la fois pénétrant, ému et féroce.

86.              [HOOGHE, Romeyn de] – CHERTABLON. La manière de se bien préparer à la Mort par des considérations sur la Cène, la Passion et la Mort de Jésus-Christ, avec de très belles estampes emblématiques, expliquées par M. de Chertablon. Anvers (Antverpen), George Gallet, 1700, in-4° (26 x 19 cm), 63-(1) pp, y compris la page de titre imprimée en rouge et noir, un frontispice et 42 belles planches emblématiques hors texte gravées à la riche symbolique d'inspiration baroque d'après Romeyn de Hooghe, réparties en trois groupes de 13 planches avec chacun un frontispice A, B et C, tirées sur vergé fort. L'ouvrage contient également la page de titre de l'édition hollandaise (1694) et 9 planches de texte expliquant les planches en flamand ; Reliure plein veau brun, dos à nerfs orné de caissons dorés (rel. de l'époque), mors fendus, dos abîmé avec mques de cuir, coiffes arasées, intérieur propre et sans rousseurs. – Relié à la suite : GOVERTS (Abraham). Een waar Christen op zyn sterfbed (Un vrai Chrétien à son lit de mort), Amsterdam, H. vande Gaete, Voor den Auteur, s.d. (1715), 20 pp non foliotées dont le titre

            900

Bien complet du frontispice et des 42 gravures hors texte à pleine page de Romeyn (ou Romain) de Hooghe (numérotées 1 à 39 et A, B, C). Premier tirage de ces gravures qui avaient déjà paru en 1673 mais différentes et avec un texte en français et flamand, puis regravées plus petites et à l’envers en 1694. Elles représentent les différentes phases de la fin et de l’agonie d’un homme qui doit se préparer à la mort en suivant l’exemple de la Passion du Christ qui apparait sous forme de tableaux apportés et présentés par un ou plusieurs anges ; plusieurs scènes nous montrent l’agonisant face à sa conscience, tourmenté par différentes sortes de diables, pendant que tout son entourage dort ; quelques planches seraient dignes de figurer dans une « Danse des Morts ». (Cohen-Seymour de Ricci, 232). — Edition originale de l'ouvrage de Chertablon. Très beau tirage de ces gravures fort curieuses.

87.              JEANNIN (Pierre). L'Europe du Nord-Ouest et du Nord aux XVIIe et XVIIIe siècles. PUF, 1969, pt in-8°, 420 pp, 3 cartes, sources et biblio, index, cart. illustré de l'éditeur, bon état (Coll. Nouvelle Clio)

            20

"En donnant ce volume de la collection « Nouvelle Clio », consacré aux Iles Britanniques, aux Pays-Bas et à la Scandinavie aux XVIIe et XVIIIe siècles, Pierre Jeannin s'est attaqué à un domaine fort délaissé par l'histographie française. L'exposé central, qui occupe quelques deux cents pages, est marqué d'un double souci : un désir d'information qui fait de ce livre un excellent manuel ; la résignation à des choix nécessaires dans une matière trop riche, ce qui privilégie dans l'analyse les mécanismes économiques et les structures sociales, le fonctionnement des systèmes politiques plutôt que le récit événementiel ou l'étude juridique, les cohérences globales des cultures et des mentalités plutôt que l'inventaire des productions littéraires ou artistiques. Les cent dernières pages sont consacrées par l'auteur à éclairer quelques débats historiographiques majeurs, (la révolution anglaise du XVIIe, le déclin hollandais du XVIIIe) et à suggérer des orientations de recherches..." (R. Chartier, Dix-huitième Siècle, 1971)

88.              LACRETELLE (Anne de). La Comtesse d'Albany. Une égérie européenne. Editions du Rocher, 2008, gr. in-8°, 330 pp, 12 pl. de gravures en couleurs hors texte, généalogies, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

            25

La Comtesse d'Albany retrace le destin imprévu d'une petite princesse allemande, orpheline de père, qui, par le jeu des stratégies diplomatiques, épouse à dix-huit ans le prétendant au trône d'Angleterre, Charles Edouard Stuart. Vie de cour, liaisons, enlèvement, couvent, rien ne manque dans cette fresque romanesque qui met en scène Louis XV, tout autant que des personnages tels que Marie-Antoinette ou Napoléon, autant de protagonistes des bouleversements de l'Histoire. "Je suis à la fenêtre et je regarde passer les événements", écrit la comtesse d'Albany qui fut adorée par le poète Vittorio Alfieri, admirée par le peintre François-Xavier Fabre, et dont Marc Fumaroli considère le salon qu'elle tint pendant vingt-quatre ans à Florence comme le "centre nerveux délocalisé de l'Europe".

89.              LANCIANI (Rodolfo). The Golden Days of the Renaissance in Rome, from the Pontificate of Julius II to that of Paul III. London, Archibald Constable and Co. / Boston and New York, Houghton, Mifflin and Co., 1906, gr. in-8°, xii-340 pp, 32 pl. de gravures hors texte et 61 gravures dans le texte, index, reliure toile bordeaux de l'éditeur, dos lisse avec titres et décor doré, titres, motif et encadrement dorés au 1er plat, tête dorée, bon état. Edition originale. Texte en anglais

            30

90.              LAVISSE (Ernest)(dir.). Histoire de France illustrée depuis les origines jusqu'à la Révolution. Tome V.1. Les Guerres d'Italie. La France sous Charles VIII, Louis XII et François Ier (1492-1547). Par Henry Lemonnier. Hachette et Cie, 1911, gr. in-8° carré, 394 pp, 24 pl. de gravures hors texte, notes bibliographiques, reliure demi-basane mordorée, dos lisse très orné, tête dorée (rel. de l'éditeur), pt mque de cuir au 1er plat, sinon bon état

            25

"Cet ouvrage se divise en six livres consacrés successivement à l'étude des guerres d'Italie (1492-1518) – de la France pendant les guerres d'Italie sous les règnes de Charles VIII et de Louis XII – du gouvernement de François Ier – de l'évolution sociale – de l'évolution intellectuelle – de l'évolution religieuse. II embrasse la période qui s'étend de 1492 à 1547, l'une des plus intéressantes et des plus importantes de notre histoire. Avec les guerres d'Italie, la France entre en contact avec toutes les puissances de l'Europe, et elle y entre à un moment où de grandes transformations politiques, intellectuelles, économiques et religieuses se produisent. C'est au début du XVIe siècle, en effet, que la Renaissance renouvelle notre littérature, que les découvertes géographiques ouvrent à l'activité européenne des champs inconnus, que de nouveaux rapports s'établissent entre les classes sociales, que le triomphe du principe monarchique modifie les régimes gouvernementaux, que la Réforme commençante agit sur les consciences, que la politique internationale est modifiée par le développement ou la création des grands Etats, que toutes les idées, tous les sentiments trouvent, par la diffusion de l'imprimerie, une expansion extraordinaire. (...) Très documenté, ce livre est aussi d'une lecture très attachante. C'est un instrument de travail aussi sûr qu'agréable. D'ici longtemps, en attendant de nouvelles recherches, il ne sera pas possible d'étudier les guerres d'Italie et la France sous les règnes de Charles VIII, Louis XII et François Ier sans y recourir." (S. Letaconnoux, Annales de Bretagne, 1903)

91.              LAVISSE (Ernest)(dir.). Histoire de France illustrée depuis les origines jusqu'à la Révolution. Tome V.2. La Lutte contre la maison d'Autriche. La France sous Henri II (1519-1559). Par Henry Lemonnier. Hachette et Cie, 1911, gr. in-8° carré, 380 pp, 24 pl. de gravures hors texte, notes bibliographiques, reliure demi-basane mordorée, dos lisse très orné, tête dorée (rel. de l'éditeur), bon état

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"Dans le volume précédent, M. Henry Lemonnier avait longuement décrit les progrès de l'action monarchique et l'évolution sociale de la France, pendant la première moitié du XVIe siècle. De 1547 à 1559 les conditions économiques et sociales ne changent guère ; le pouvoir royal, avec Henri II et ses ministres imbus du principe d'autorité, avec les légistes épris de centralisation, continue de s'acheminer vers l'absolutisme. Aussi M. Lemonnier a-t-il pu, dans ce nouveau volume, négliger de peindre l'état social du royaume et étudier le nouveau roi et la nouvelle cour dans un seul chapitre. Tous les autres chapitres de son livre se rapportent à l'histoire militaire de la France de 1519 à 1559, à son histoire religieuse de 1547 à 1559, et à son histoire littéraire et artistique de 1547 à 1590. On peut, en effet, y distinguer trois parties : la première consacrée à la lutte contre la Maison d'Autriche; la deuxième au Calvinisme français, qui marque une transformation de la Réforme ; la troisième à la Renaissance qui, après la mort de François 1er, entre dans une période nouvelle, celle du classicisme. (...) Dans ce livre on retrouve les qualités ordinaires de M. Lemonnier : de nombreuses lectures, une justesse d'appréciation et une clarté d'exposition remarquables, un style à la fois brillant et sobre qui donne au récit une physionomie souvent très pittoresque." (J. Letaconnoux, Annales de Bretagne, 1904)

92.              LEBRUN (François). Le XVIIe siècle. Armand Colin, 1969, gr. in-8°, 378 pp, 8 cartes, repères chronologiques, biblio, cart. éditeur, bon état (Coll. U, série Histoire moderne, dirigée par Pierre Goubert)

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Excellent manuel. — Qu'est-ce que le 17e siècle ? Depuis longtemps déjà, les historiens cherchent, au-delà des récits traditionnels de l'histoire politique, les réalités plus complexes d'une histoire totale. Totale parce que, ne se limitant plus à la seule Europe, voire à la seule France, elle veut faire leur place légitime aux autres continents. Totale parce que, sans négliger l'événement, elle entend mettre l'accent sur toute la vie du passé, s'efforçant d'en éclairer tous les aspects. Ce "nouveau" 17e siècle, ne peut se ramener à une image simple, pas même selle du Roi-Soleil. C'est à la fois le siècle de Cromwell et de Louis XIV, des procès de sorcellerie et de Descartes, de Calderon et de Racine, de Rubens et de Rembrandt, et aussi d'Aureng-Zeb et de K'ang-hi, des "réductions" jésuites et des débuts de la traite des Noirs. Siècle foisonnant, complexe...

93.              LEMOINE (Yves). La grande robe, le mariage et l'argent. Histoire d'une grande famille parlementaire, 1560-1660. Michel de Maule, 2000, in-8°, 298 pp, préface de Bruno Neveu, broché, couv. illustrée, bon état

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L'étude des familles parlementaires est en pleine révolution. Plusieurs équipes d'historiens revisitent les conditions de l'ascension sociale des fils de marchands ou de laboureurs qui, grâce à la culture littéraire ou juridique, réussirent une progression sociale et qui, pour les plus visibles d'entre eux, occupèrent les hautes fonctions judiciaires et administratives dans la France des XVIe et XVIIe siècles. C'est à travers une famille "archétypale", celle des Lamoignon, c'est-à-dire aussi celle de Malesherbes (l'avocat de Louis XVI), celle aussi des d'Ormesson, qu'Yves Lemoine démonte les mécanismes stratégiques et économiques d'acquisition des hauts postes du pouvoir, accession essentiellement due à l'achat de charges ou d'offices et à des mariages influents.

94.              LÉONARD de VINCI. Les Carnets. Introduction, classement et notes par Edward Mac Curdy. Préface de Paul Valéry. Gallimard, 1954, 2 vol. in-8°, 568 et 495 pp, brochés, dos passés, bon état (Coll. Blanche)

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"Une douzaine de tableaux à peine peuvent être attribués à Léonard avec quelque certitude ou quelque vraisemblance ; et si l'on se référait au témoignage de ses contemporains, ce nombre se trouverait tout juste doublé ou triplé. L'emploi de son temps demeurerait donc une énigme, n'était l'existence des Carnets. Ceux-ci, en effet, comptent plus de cinq mille pages dont j'ai cherché à répartir le contenu sous quarante rubriques. Je sais ce que mon classement a forcément de sommaire et d'incomplet, étant donné la variété infinie de la matière. Car de cet homme qui exécuta quelques oeuvres d'art avec la plus divine perfection, on peut dire que toutes les branches du savoir lui furent familières et que ses travaux ont résumé tous les aspects d'une époque. Pour qui les a étudiés, ces manuscrits, produits de milliers d'heures d'activité cérébrale, attestent le travail de la plus puissante machine intellectuelle que fut jamais cerveau humain. Nous sommes en présence d'ébauches d'un plan immense, approfondi, médité, mais jamais réalisé, et dont les Traités – somme de recherches anatomiques, physiologiques et géologiques – ne forment qu'une partie, l'esquisse d'une vaste encyclopédie de la connaissance humaine." (E. Mac Curdy)

95.              MAC MUNN (Général George). Gustave-Adolphe, le Lion du Nord, 1594-1632. Payot, 1935, in-8°, 306 pp, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Bibliothèque historique)

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Gustave II Adolphe, dit « le Grand » ou « le lion du Nord » est un roi de Suède né le 19 décembre 1594 à Stockholm et mort tué lors de la bataille de Lützen le 6 novembre 1632. Ayant accédé au trône de Suède en 1611, il fait de ce pays l'une des grandes puissances européennes grâce à son génie militaire et aux réformes qu'il met en oeuvre. Ses victoires pendant la guerre de Trente Ans permettent de maintenir en Europe un équilibre politique et religieux entre catholiques et protestants. — "Si le Lion du Nord fut, sans contredit, le premier homme de guerre de son temps, l'ouvrage du général Mac Munn nous rappelle qu'il en fut aussi l'un des plus foncièrement pieux. Dans l'armée de Gustave-Adolphe, tous les matins, au son du tambour, les régiments devaient se ranger en cercle autour de leur chapelain ; on lisait les prières et on chantait un psaume suivi par le sermon habituel des ministres réformés... Au coucher du soleil, les tambours appelaient une seconde fois les soldats à la prière du soir. Lorsque la première expédition atteignit l'embouchure de l'Oder, le roi descendit à terre le premier et aussitôt s'agenouilla pour prier Dieu... Et ses soldats furent étonnés de le voir, le premier dimanche, entrer trois fois à l'église, en leur disant que si la guerre était leur plaisir, la religion était leur devoir. Et il faut croire que le Tout-Puissant approuvait cette compréhension du plaisir et du devoir puisqu'il accorda au vaillant et pieux roi de Suède la plus belle fin qu'un chef de guerre puisse rêver, la mort au champ d'honneur, le jour de la victoire décisive de Lutzen." (Revue militaire suisse, 1935)

96.              NICOLAS (Jean). La Rébellion française. Mouvements populaires et conscience sociale, 1661-1789. Seuil, 1985, fort gr. in-8°, 773 pp, 20 illustrations dans le texte et hors texte, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. L'Univers historique), envoi a.s.

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De la Fronde et la révolution de 1789, Jean Nicolas analyse la violence populaire, dans ses dimensions libératrices, passéistes et novatrices. Croisant les approches – sociologique, anthropologique, économique –, il parcourt un champ jusque-là peu exploré : la vie au jour le jour, avec les cris pour le pain, la contrebande du sel et du tabac, la grève à la fabrique. Mais la mobilisation porte aussi sur d'autres enjeux moins immédiats, autour de certitudes et d'espérances, tout ce que recouvrent les mots dignité, liberté pour l'individu porté par le groupe, pour la collectivité réduite ou élargie. Place est enfin faite, dans le grand récit historique national, aux irréductibles, à tous les refus jetés à la face des hiérarchies et des pouvoirs. La rébellion constitue un mode qui a fait du heurt et de la rupture le principe du changement dans l'espace français.

97.              PEDRON (François). Histoire d'Ambroise, chirurgien du roi. Olivier Orban, 1980, gr. in-8°, 476 pp, un portrait en frontispice, 6 tableaux généalogiques, biblio, lexique, broché, couv. illustrée, bon état

            20

Père de la chirurgie moderne, Ambroise Paré créa de multiples techniques opératoires. Il fut aussi bien le premier sexologue français que le premier dentiste. Paroissien de Rabelais, ami de Montaigne, de Ronsard, confident de Charles IX, il a traversé (1510-1590) l'un des siècles les plus passionnants de notre Histoire. Des guerres au massacre de la Saint-Barthélemy, en ces temps où les hommes mouraient au combat et les femmes en couches, la biographie du premier chirurgien du roi est à la fois une extraordinaire aventure humaine et la peinture étonnante de la vie quotidienne du peuple de France, des plus humbles aux plus puissants. — "Bien plus qu'une simple biographie ou qu'une histoire de la médecine à la Renaissance, ce livre nous restitue le climat social d'une époque. L'ouvrage est divisé en deux parties, et l'auteur agit comme si la vie d'Ambroise Paré (1509-1590) s'articulait autour de deux champs d'intérêt distincts. Le premier, la lutte contre la mort, et le second, le conflit entre les Catholiques et les Protestants. (...) Plus proche de la réalité historique qu'une simple biographie romancée, l'ouvrage suppose une familiarité de l'auteur avec son sujet. Celle-ci fut acquise grâce à la consultation de travaux historiques spécialisés dont une liste nous est présentée à la fin du volume. Ce livre se lit comme un roman, il m'a enthousiasmé et diverti. L'humour n'en est pas absent, témoin cette scène où la duchesse d'Etampes cache son amant dans la cheminée, derrière les fagots que le roi cocu, pris d'un urgent besoin, arrose innocemment ! C'est donc avec beaucoup de chaleur que je recommande la lecture de ce livre, tant aux spécialistes, qu'à ceux qui ne cherchent dans la lecture qu'un simple moyen d'évasion." (André Vermeirre, Université de Montréal, dans “Renaissance and Reformation/Renaissance et Réforme”, Vol. 6, No. 1, 1982)

98.              PETITFILS (Jean-Christian). Le Masque de fer. Entre histoire et légende. Perrin, 2003, gr. in-8°, 310 pp, 8 pl. de gravures en noir et en couleurs, annexes, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

            20

Ce livre est le dossier complet, jamais présenté à ce jour, des dernières découvertes sur le mystère le plus célèbre de l'Histoire. Après un examen méthodique des documents d'archives (beaucoup de nouveaux ou d'inédits), l'auteur apporte à cette énigme les explications les plus incontestables. Mais le livre va bien au-delà. Il étudie la formation au siècle des Lumières d'un mythe redoutable et maléfique, s'attaquant à la légitimité du trône et à ce qui constituait le cœur même de la monarchie d'Ancien Régime : le mystère du pouvoir, le secret du roi. C'est tout un pan de l'histoire des mentalités qui se dévoile ici.

99.              PICARD (R.), J.-P. KERNEIS, Y. BRUNEAU. Les Compagnies des Indes. Route de la porcelaine. Arthaud, 1966, in-8°, 387 pp, 112 héliogravures hors texte, 16 cartes et croquis, biblio, broché, jaquette illustrée, rhodoïd, bon état

            40

"Collectionneurs et esprits cultivés, trois professeurs de la Faculté de médecine et de pharmacie de Nantes se sont sentis attirés par l'histoire et évoquent, dans un ouvrage vivant, orné d'une abondante illustration, de lecture facile – bien que très solidement documenté – les navigations vers l'Extrême-Orient, depuis les Portugais du XVIe siècle jusqu'aux Américains de la fin du XVIIIe. C'est un résumé copieux de l'histoire des Compagnies des Indes Orientales de toutes les nationalités, jusqu'à l'éphémère Compagnie d'Ostende. Naturellement, une place de choix est accordée à la Compagnie française et à ses deux ports ou marchés de vente, Nantes et Lorient. Des renseignements succints sont donnés sur les principaux éléments du trafic, mais c'est la porcelaine, inspiratrice évidente de l'ouvrage qui est à l'honneur. Sur cette porcelaine de Chine dont la vogue en Europe fut immense et le trafic considérable, les détails abondent, précis et pittoresques. Fabriquée dans la grande métropole de Chin-Tö-Chen (orthographiée habituellement King-Te-Tchin), dans le Kiang-Si, qui aurait compté au XVIIIe siècle un million d'habitants (?) et 18 000 familles de potiers, la porcelaine d'exportation gagnait Canton, à plus de 600 km, et y recevait sa décoration, conforme aux demandes des commerçants européens. D'où l'expression « porcelaine des compagnies ». La copie des modèles fournis n'allait pas sans incidents curieux, tels le cas de ce service sur lequel l'artisan chinois avait recopié scrupuleusement sans les comprendre, les indications : bleu, vert, rouge, au lieu de peindre en bleu, vert, rouge... Un intéressant développement expose l'influence considérable et, en général mal connue, qu'exerça sur l'art chinois au XVIIIe siècle l'art européen avec son réalisme étranger à la peinture chinoise. Juste contrepartie d'une influence inverse, elle, bien connue. D'autres chapitres décrivent les conditions de la navigation lointaine du XVIe au XVIIIe siècle. Les auteurs se sont naturellement intéressés de près aux conditions sanitaires et précisent l'effrayante mortalité qui décimait les équipages. Mais on ne saurait résumer utilement un travail aussi riche qui s'adresse aussi bien au public cultivé qu'aux spécialistes. A ces derniers, une bibliographie de quelques 75 titres permettra de pousser plus loin l'information." (Paul Bois, Annales de Bretagne, 1967)

100.          PILLORGET (René et Suzanne). France baroque, France classique, 1589-1715. II. Dictionnaire. Laffont, 1996, in-8°, 1348 pp, 40 cartes, bibliographie générale, discographie, filmographie, broché, couv. illustrée, état correct (Coll. Bouquins)

            20

Ce Dictionnaire ne s'adresse nullement aux érudits ou aux spécialistes, mais à l'«honnête homme» désireux de compléter son information ou de vérifier ses connaissances. De nombreuses notices concernent des personnages : certes, les rois et les princes, mais aussi les saints, les héros, les pionniers, les créateurs – quels que soient leurs champs d'action respectifs – et aussi, inévitable contrepartie, certaines individualités ayant défrayé la chronique judiciaire ou scandaleuse. On y trouvera également des entrées relatives à des sites ou à des villes : capitales provinciales, grands ports, citadelles, résidences princières, cités industrielles. D'autres, à différents faits de civilisation : institutions, usages, objets, formes et jeux. D'autres encore à des concepts, car l'époque a été marquée par de vastes débats d'ordre religieux, scientifique, politique. Enfin, on n'a eu garde de délaisser certains événements significatifs ou lourds de conséquences. Chaque notice est accompagnée d'une succinte bibliographie, à l'intention du lecteur désireux d'approfondir tel point particulier ou même d'opérer une recherche personnelle.

101.          RIVAILLE (Louis). Les Débuts de P. Corneille. (Thèse). Boivin, 1938, fort in-8°, 807 pp, biblio, index, broché, bon état

            80

Dates des premières oeuvres de Corneille ; Les premières pièces et le public ; La jeunesse de Corneille et son influence sur la nature de ses premières oeuvres ; La forme dramatique ; Les personnages ; etc. — "Monumental studies. Very useful reference work. Detailed and convenient chronological bibliography." (Cabeen, Critical Bibliography of French Literature, III, 1911)

102.          SCHNAPPER (Antoine). Curieux du Grand Siècle. Collections et collectionneurs dans la France du XVIIe siècle. II. Oeuvres d'art. Flammarion, 1994, gr. in-8°, 576 pp, 138 illustrations, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Art, Histoire, Société)

            45

Cet ouvrage fondamental propose une étude générale sur les collectionneurs en France au XVIIe siècle et présente les ensembles d'œuvres d'art – tapisseries, porcelaines, sculptures antiques et surtout tableaux – réunis à cette époque. Le XVIIe siècle vit en effet le développement des collections artistiques, réapparues autour de Marie de Médicis dans les années 1620. Richelieu, Mazarin ou encore Jabach figuraient alors parmi les principaux acteurs du marché de l'art. Le goût français mit à l'honneur la peinture italienne des XVIe et XVIIe siècles, mais aussi les paysages, le plus souvent d'origine nordique, ou, dans la peinture française contemporaine, la figure de Poussin, dont les œuvres s'arrachèrent dans la seconde moitié du siècle. Une ère nouvelle s'ouvrit avec le règne personnel de Louis XIV. Si le monarque semble n'avoir manifesté pour sa collection, pourtant riche et diverse, qu'un intérêt assez fugace, ce ne fut pas le cas chez d'autres grands personnages du temps tels que son frère Monsieur, son fils – le Grand Dauphin –, ou le marquis de Seignelay, fils de Colbert.

103.          SÉGUR (Louis-Philippe, comte de). Mémoires ou souvenirs et anecdotes. P., Alexis Eymery, 1827, 3 vol. in-8°, 473-(3), 424 et 526 pp, troisième édition, 3 frontispices gravés, dont les portraits de l'auteur et de Catherine II, une carte dépliante hors texte, reliures demi-velin, dos lisses, pièces de titre et de tomaison maroquin havane et rouge (rel de l'époque), qqs pâles rousseurs, bon état

            250

Très importants mémoires de Louis-Philippe de Ségur (1753-1830), fils d'un ministre de la guerre de Louis XVI, compagnon d'armes de La Fayette, membre du corps législatif puis du Conseil d'Etat, sénateur en 1813, haut dignitaire de la cour impériale... Le premier tome est consacré à la guerre d'indépendance des Etats-Unis où Ségur servit comme colonel sous les ordres de Rochambeau. Les tomes 2 et 3 traitent de la Russie où il fut ambassadeur de 1784 à 1789. Apprécié de Catherine II, il l'accompagna en Crimée et chercha à l'attirer dans une alliance visant au démembrement de l'Empire ottoman. C'est un des rares ouvrages à donner une description fidèle de l'empire russe à la fin du XVIIIe siècle. Les débuts de la Révolution de 1789 sont évoqués dans une cinquantaine de pages à la fin du tome 3. Ségur sera député en 1801, conseiller d'Etat en 1802, grand maître des cérémonies en 1804, sénateur en 1813, pair de France en 1814.

104.          STOUGHTON (John). Souvenirs de la Réformation en Italie. Ouvrage traduit de l'anglais par Ch. Monod et L. Bost. Toulouse, Societé des livres religieux, 1883, pt in-4°, xii-371 pp, 49 gravures dans le texte et à pleine page, cartonnage de l'éditeur en pleine percaline brique orné au premier plat d'une grande vignette dorée représentant le Château Saint-Ange à Rome, dans un encadrement de filets et rinceaux noir et or, surmontés du titre doré, dos lisse orné en noir et or, titre doré, tranches dorées, bon état, envoi a.s. du traducteur Charles Monod

            50

“J. Stoughton a parcouru toutes les grandes villes de la Péninsule, en cherchant à reconstituer, par l'étude attentive des monuments du passé, la physionomie générale de l'époque de la Réformation en Italie. L'auteur promène ainsi son lecteur de Milan à Naples, de Turin à Venise, décrivant, avec toutes la précision de souvenirs personnels, les théâtres divers des événements qu'il raconte, et donnant ainsi à ses récits une vie et un relief qui en rehaussent l'intérêt. A vrai dire, les différents chapitres de cet ouvrage forment comme autant de monographies distinctes, ayant chacune pour objet une ville italienne, envisagée au point de vue de son histoire religieuse...” (Préface des traducteurs)

105.          TAPIÉ (Victor-L.). L'Europe de Marie-Thérèse. Du Baroque aux Lumières. Fayard, 1973, in-8°, ii-400 pp, une carte, index, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état (Coll. L'histoire sans frontières)

            20

Ce grand livre n'est pas une biographie de facture classique. En suivant Marie-Thérèse de son avènement, difficile et contesté, à sa lente agonie, Victor-L. Tapié saisit et décrit avec vigueur et clarté les forces profondes d'une Europe centrale en pleine mutation. Du Baroque aux Lumières : il existe une civilisation thérésienne dont les monuments de Vienne, de Budapest et de Prague attestent aujourd'hui encore l'originalité et la grandeur. Cette civilisation aurait-elle pu s'épanouir si l'impératrice n'avait incarné à la fois une tradition et une rénovation ? La tradition, héritée avec son droit dynastique, ce sont les liens souples mais durables que les Habsbourg ont tissés entre les États aussi divers que la Hongrie royale, les archiduchés d'Autriche ou la couronne de Bohême. La rénovation, ce sont les vastes réformes économiques et administratives silencieusement accomplies dans les périodes de paix. Quand Marie-Thérèse disparaît, elle lègue à son fils, l'impatient Joseph II, un ensemble plus cohérent et des États plus solides. Vingt ans avant la mort du Saint-Empire romain germanique, un nouvel empire, dynastique et pluriracial, a ancré ses attaches. C'est par sa fidélité au passé que Marie-Thérèse a préparé l'avenir. — "Que le titre ne trompe pas ! Il s'agit bien d'une histoire des États de la maison d'Autriche de 1740 à 1780. Mais la dimension continentale n'est jamais absente, ne serait-ce que par l'importance prise par les problèmes de politique extérieure. Les rapports de Marie-Thérèse et de Frédéric II, la recherche et le développement de l'alliance française, les relations avec l'Italie et l'Espagne des Bourbons, la question polonaise, autant d'occasions d'élargir le cadre spatial, comme y invite le sous-titre..." (Claude Michaud, Annales ESC, 1977)

106.          TILLYARD (Stella). Quatre aristocrates anglaises. La vie mouvementée des soeurs Lennox, 1740-1832. Seuil, 1998, gr. in-8°, 378 pp, 44 pl. de gravures hors texte (dont 12 en couleurs), 4 généalogies, sources, index, broché, couv. illustrée, bon état

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Formidablement érudit et aussi captivant qu'un roman, l'ouvrage de Stella Tillyard est un brillant tour de force. S'appuyant sur des milliers de lettres, il nous relate, l'histoire des quatre soeurs Lennox – Caroline, Emily, Louisa et Sarah –, histoire alliant les sommets de la politique, les tendres sentiments, la vie familiale et la tragédie, qui débute en 1740 sous le règne de George II et s'achève en 1832, cinq ans avant l'avènement de Victoria. A première vue, tout les sépare de nous. Arrière petites-filles de Charles II et de Louise de Keroualle, filles du duc de Richmond, elles étaient riches, bien éduquées et francophiles. Leurs relations sociales leur donnèrent l'accès aux idées les plus neuves, aux penseurs, artistes, médecins les plus en vue. Caroline s'enfuit avec le politicien Henry Fox, et fut la mère de Charles James Fox, grande figure de l'opposition libérale. Emily convola avec un duc et pair d'Irlande, et l'un de ses nombreux enfants fut un martyr de la cause républicaine. Louisa épousa l'homme le plus riche d'Irlande. Sarah, courtisée par le jeune George III, faillit devenir reine. Pourtant, leur façon d'écrire nous les rend très proches, si exquises dans leur intimité, si solidaires dans leurs attachements d'épouses, de mères et de soeurs. Elles abordent avec fraîcheur et spontanéité des sujets qui nous tiennent à coeur autant qu'à elles : amour et mariage, allaitement et règles douloureuses, nourriture et toilettes, livres et spectacles, demeures et jardins, guerres et politique. Tout est là, de la conception à la mort, écrit avec des voix rarement entendues de femmes du XVIIIe siècle, filles des Lumières assez réceptives pour accueillir la leçon libératoire de Rousseau et le culte de la sensibilité, assez tolérantes pour entendre le message de Thomas Paine, l'appel des colons d'Amérique et les idéaux de la Révolution française.

107.          TOTH (Karl). Woman and Rococo in France : seen through the life and works of a contemporary, Charles-Pinot Duclos. London, George G. Harrap, 1931, in-8°, 398 pp, translated by Roger Abingdon, un frontispice en couleurs, 107 pl. de gravures hors texte, biblio, index, reliure toile éditeur, dos lisse avec titres et caissons dorés (dos uniformémént passé), encadrement doré au 1er plat, tête dorée, bon état. Texte en anglais

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Etude historique sur Charles-Pinot Duclos et la vie de cour au XVIIIe siècle.

108.          TOURAULT (Philippe). Les Angevins au temps des guerres de Religion, d'après le Journal de Louvet. Perrin, 1987, in-8°, 308 pp, préface de Jacques Levron, chronologie in fine, broché, couv. illustrée, bon état

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"... L'ouvrage se lit agréablement, même si l'on se perd parfois dans le détail des événements. C'est un récit étroitement chronologique des guerres de Religion en Anjou et plus spécialement à Angers, de 1584 à 1629, c'est-à-dire de la mort du dernier frère d'Henri III, qui fait du protestant Henri de Navarre l'héritier de la couronne, à l'édit de grâce d'Alais accordé par Louis XIII aux protestants vaincus : un demi-siècle plein de bruit et de fureur où la fin du règne du « bon roi Henri » ne marque qu'une simple trêve, d'autant plus qu'aux malheurs de la guerre s'ajoutent trop souvent les méfaits de la peste et de la famine..." (François Lebrun, Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, 1988)

109.          VAN DER CRUYSSE (Dirk). L'Abbé de Choisy, androgyne et mandarin. Fayard, 1995, in-8°, 494 pp, repères chronologiques, notes, sources et biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

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Travesti, joueur enragé croquant ses héritages, voyageur au long cours, prêtre et académicien pour l'éternité: Timoléon de Choisy pouvait se vanter, à la fin de sa longue existence, d'avoir connu "trois ou quatre vies différentes". Le petit Timoléon reçoit une éducation peu ordinaire. Sa mère l'habille en demoiselle et invente mille artifices pour l'initier aux joies troubles du travesti que partage le jeune frère de Louis XIV. Puis il tâte distraitement de la théologie en Sorbonne. Abbé de cour, il se pare de splendides robes, de diamants et de mouches pour séduire des jeunes personnes délurées qu'il habille en garçons. De promesses galantes en aventures ambiguës, il mène joyeuse vie, sans jamais encourir les foudres royales. A l'approche de la quarantaine, Choisy tombe soudain malade et frôle la mort. Une fois guéri, il se retire sagement aux Missions étrangères. Mais le voilà bientôt en route pour d'autres aventures. Cette fois, il accompagne la fastueuse ambassade que le Très Chrétien Louis XIV envoie au Siam. Ebloui par l'exotisme de ce lointain royaume, mais pris de ferveur religieuse, il s'y fait ordonner prêtre. Rentré à Paris, notre ecclésiastique ne tarde pas à oublier ses devoirs et à retrouver les tables de jeux. Des Indes, il a rapporté un pétillant journal de voyage, dont le succès lui ouvre une nouvelle carrière, littéraire celle-là. Dans son cabinet, toujours habillé en femme, il découvre alors le bonheur d'écrire : livres d'histoire, ouvrages édifiants, sans compter une gigantesque histoire de l'Eglise. Il meurt octogénaire, doyen de l'Académie française, en 1724. Au soir de sa vie, il gardait sa bonne humeur et, bravant les tabous, confiait à sa plume alerte “Les Aventures de l'abbé de Choisy habillé en femme”.

110.          WARD (W. H.). The Architecture of the Renaissance in France. A History of the Evolution of the Arts of Building, Decoration and Garden Design under Classical Influence from 1495 to 1830. Volume I : The Early Renaissance (1495 to 1640). – Volume II : The Later Renaissance (1640 to 1820). Second edition, revised. New York, Hacker Art Books, 1976, fort in-8°, xxvi-533 pp, pagination continue, 473 figures dans le texte, biblio, index, les 2 tomes reliés ensemble en un volume pleine toile bleue, bon état

            40

Réimpression en un seul volume de la deuxième édition revue de 1926. — "M. Ward, déjà connu par un ouvrage sur les châteaux et les jardins français du XVIe siècle, vient de publier deux volumes abondamment illustrés dans lesquels il ne limite plus ses recherches au XVIe siècle, mais s'efforce de montrer ce qu'est devenu l'art classique pendant les deux siècles suivants, les transformations qu'il a subies de Louis XIV à Louis XVI, la vitalité qu'il possédait encore sous Napoléon, et finalement sa décadence aux temps de la Restauration. C'est une période d'environ trois cents ans, qui a donné lieu jusqu'ici à de nombreuses monographies de détail, mais qui n'a guère fait l'objet de travaux d'ensemble et, quoi qu'il en puisse coûter à notre amour-propre national, je suis obligé d'avouer qu'on ne lui a consacré en notre langue aucun ouvrage aussi complet que celui de M. Ward. L'ouvrage est divisé en huit chapitres correspondant aux règnes de Louis XII, François Ier, Henri II, Henri IV et Louis XIII, Louis XIV, Louis XV, Louis XVI, Napoléon. (...) L'ouvrage fait honneur à l'éditeur. Il est bien publié. Les illustrations sont nombreuses, bien choisies, bien exécutées, et quoique un peu petites parfois, elles peuvent donner une idée suffisante de l'architecture française pendant la longue période étudiée par M. Ward." (R. de Lasteyrie, Journal des savants)

RÉVOLUTION

 

111.          BILLARD (Dr Max). Les femmes enceintes devant le Tribunal révolutionnaire. D'après des documents inédits. Perrin, 1911, in-8°, 229 pp, 6 gravures hors texte (dont le frontispice), reliure demi-chagrin carmin à coins, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), un mors fendu, sinon bon état

            60

"Auteur d'ouvrages consciencieux, M. le Dr Max Billard a choisi comme sujet de son dernier volume : Les femmes enceintes devant le tribunal révolutionnaire. On sait que les femmes enceintes condamnées échappaient au moins temporairement à la guillotine, que beaucoup invoquèrent cette situation pour retarder le fatal dénouement et tâcher de s'y soustraire, que quelques-unes même n'hésitèrent pas à abdiquer tout sentiment pour essayer de la justifier. Nombre de faits de cette nature ont été déjà cités incidemment dans les ouvrages relatifs à la Révolution et, spécialement, au tribunal révolutionnaire. M. le Dr Billard les a repris, précisés ; il en a ajouté beaucoup d'autres, pour en former un ensemble qui ne manque pas d'intérêt, on doit le reconnaître, et qu'il a fort bien exposé. Mais l'histoire même ne doit-elle pas garder une certaine pudeur, et la meilleure façon dont elle pourrait honorer d'infortunées victimes, alors qu'on connaît assez d'infamies commises à cette sinistre époque, ne serait-elle pas de laisser dans un oubli respectueux leurs effroyables angoisses ou leurs défaillances dignes d'une profonde pitié ?" (Revue des études historiques, 1911)

112.          CASTELOT (André). Le Secret de Madame Royale, d'après des documents inédits. SFELT, 1949, in-8°, 351 pp, un portrait inédit de Madame Royale en frontispice et 7 illustrations de Jan Mara, d'après des estampes de l'époque, un plan, 3 documents en fac-similé, broché, couv. illustrée, bon état

            25

"M. Castelot a pu consulter près de trois cents lettres inédites de la fille de Louis XVI. Cette documentation lui a été précieuse pour pénétrer plus avant dans la vie et la psychologie profonde de la malheureuse princesse. Il apparaît assez clairement, par exemple, que Madame Royale n'a pas toujours été cette femme revêche, maussade, rancunière, qui à si mal servi, sous la Restauration, la cause de la monarchie. Ce ne sont pas tant, semble-t-il, les souvenirs atroces de la Révolution qui l'ont définitivement marquée, que sa demi-captivité à la Hofburg et son union absurde avec le duc d'Angoulême. L'auteur n'a pas éclairé sans doute tous les « secrets » de Madame Royale, à commencer par le « mystère du Temple », mais il nous a donné sur sa douloureuse existence un livre émouvant. On reste confondu en vérité devant une telle accumulation de malheurs sur une âme de femme et de chrétienne. Entre la sévérité à son égard et la compassion, c'est encore la compassion qui, jugement de l'histoire, devra l'emporter. Dans les premières pages du livre, M. Castelot insiste un peu lourdement sur les débuts malheureux de l'union du dauphin et de Marie-Antoinette. Il eût pu s'exprimer de façon plus discrète sans, dommage pour la vérité." (Joseph Lecler, Etudes, 1949)

113.          DARD (Emile). Le général Choderlos de Laclos, auteur des Liaisons Dangereuses (1741-1803). D'après des documents inédits. Perrin, 1936, in-8°, x-516 pp, correspondance de Laclos et de Mme Riccoboni, portraits de Mme du Barri et de Mme de Genlis par Laclos, index, broché, bon état

            50

Laclos était l'âme damnée du duc d'Orléans. — "... La Révolution trouva Laclos installé au Palais-Royal. L'ambitieux déçu avait une revanche à prendre. Les événements s'y prêtaient admirablement et Laclos s'y mêla avec cette ardeur froide qui lui était propre. Le rôle qu'il joua à cette époque est trop complexe et trop délicat pour que j'essaie de le résumer et je renvoie aux curieux chapitres où M. Emile Dard nous en donne le détail. Je n'en veux retenir qu'un trait, qui est à l'honneur de Laclos. Il sortit de ce bain révolutionnaire, si favorable à la pêche en eau trouble, pauvre et les mains nettes et, je le supposerais volontiers, dégoûté de la politique en général et de la sienne également, car, après l'échec de ses espérances et de son parti, il se fit nommer commissaire à l'armée de Châlons puis commandant de celle qui se formait aux Pyrénées. Ses fonctions militaires ne lui évitèrent pas la prison et, incarcéré à l'Abbaye, il n'en sortit qu'au 10 thermidor..." (Henri de Régnier, le Gaulois)

114.          GUITTARD de FLORIBAN (Célestin). Journal d'un bourgeois de Paris sous la Révolution (1791-1796). Présenté et commenté par Raymond Aubert. France-Empire, 1974, fort gr. in-8°, 632 pp, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

            30

Journal du crédule Célestin Guittard dit de Floriban. "Ce sexagénaire parisien, membre de la Garde nationale, se montre d'abord fervent patriote mais ne tarde pas à déchanter. Il s'insurge bien vite contre les désordres, l'inflation, la hausse des prix, puis la disette, la bureaucratie, les excès policiers de la jeune République." (Fierro, 687) — "Un document sur le coeur, l'estomac, les états d'âme et la candeur d'un bourgeois brissotiste (sans plus) et anti-montagnard (sans excès de zèle) de 1791 à 1796 ; données précieuses aussi sur les prix, la météorologie, les manifestations de rue, etc." (Annales ESC, Le Choix des Annales, 1975)

115.          LEDRÉ (Charles). L'abbé de Salamon, correspondant et agent du Saint-Siège pendant la Révolution. Vrin, 1965, gr. in-8°, 290 pp, sources et biblio, index, broché, bon état (Bibliothèque de la Société d'histoire ecclésiastique de la France)

            35

"M. C. Ledré auquel on doit déjà plusieurs études sur l'histoire de l'Eglise romaine pendant la Révolution, entre autres sa thèse sur le cardinal Cambacérès, retrace dans cet ouvrage la figure vivante, et combien caractéristique, d'un agent de la diplomatie pontificale pendant la période révolutionnaire, au sens le plus large du terme. L'abbé de Salamon, fils d'un docteur en droit et apparenté au clergé du Comtat, aurait pu être simplement un de ces abbés bien en cour qui se rencontraient en grand nombre au XVIIIe siècle ; mais son caractère et les circonstances allaient lui faire jouer des rôles singulièrement plus importants. (...) Cette biographie alerte apporte au passage beaucoup d'informations sur les aspects les plus divers de la politique pontificale pendant la période révolutionnaire et, avec moins de détails, sous l'Empire et la Restauration." (Jean Vidalenc, Annales historiques de la Révolution française, 1967)

116.          MICHELET (Jules). Histoire de la Révolution française. Troisième édition, revue et augmentée. P., Librairie Internationale, A. Lacroix, Verboeckhoven et Cie, 1869, 6 vol. in-8°, xxiii-495, 436, viii-516, 511, xxxvii-464 et 405 pp, brochés, couv. imprimées lég. salies, 3 dos brisés, qqs rousseurs, état moyen

            30

Complet en 6 tomes.

117.          RAYMOND (André). Égyptiens et Français au Caire, 1798-1801. Le Caire, Institut français d'Archéologie orientale, 1998, gr. in-8°, 391 pp, 36 illustrations en noir et en couleurs et 3 plans dans le texte, glossaire, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

            40

"C'est à l'évocation d'une vaste fresque historique que nous convie le livre d'André Raymond. Souhaitant réexaminer, à la lumière de nombreux documents (en particulier les archives, déposées à Vincennes, de l'armée d'Orient), les circonstances dans lesquelles se déroulèrent les longs mois d'occupation française en Egypte et, plus particulièrement, les relations qu'entretinrent l'occupant et le peuple cairote, l'auteur a également procédé à une relecture critique des textes du chroniqueur égyptien Abd al-Rahman al-Gabarti, témoin direct des événements survenus entre 1798 et 1801. Conscient des difficultés qu'impose à une étude qui se veut par nature exhaustive une documentation à la fois partielle (le point de vue adopté par Gabarti est celui d'un homme riche et cultivé qui ne livre que très peu d'informations sur les couches les plus populaires de la société cairote) et partiale (les multiples récits savants ou autobiographiques gravitant autour de la Description de l'Egypte ressortissent, bien évidemment, à une vision européenne et franco-centriste), André Raymond s'est néanmoins évertué à dresser, d'une façon méthodique et minutieuse, un tableau tour à tour politique, économique, militaire, administratif, en bref, sociologique de la capitale de l'Egypte, en s'efforçant d'user du double regard que les peuples français et égyptien ont porté l'un sur l'autre durant cette période extrêmement troublée." (Luc Vivès, Topoi, 1998).

118.          SAINT-VICTOR (Jacques de). La Chute des aristocrates, 1787-1792. La naissance de la droite. Perrin, 1992, in-8°, 353 pp, préface de Jean Tulard, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

            25

Ils furent les derniers défenseurs de l’Ancien Régime. Grands seigneurs conservateurs, hobereaux, prélats et riches bourgeois contre-révolutionnaires, les « aristocrates » constituent en 1789 le premier « parti » de droite (avec 300 députés) de l’histoire parlementaire française. Le livre de Jacques de Saint-Victor retrace, de la pré-révolution nobiliaire (1787-1788) à l’avènement de la République (1792), le combat méconnu de ces héritiers des grands féodaux, hostiles à l’absolutisme royal et à la démocratie naissante. Dès septembre 1788, la France est coupée en deux : dans les provinces, les « aristocrates » s’opposent aux « patriotes ». Cette réalité se transforme aux Etats généraux en véritable guerre. Appuyés par une partie de la Cour, les privilégiés tentent d’arrêter la révolution. Mais Louis XVI ne les soutient pas. Ils poursuivront alors leur lutte jusqu’en émigration. Leur objectif : « sauver la monarchie malgré le roi ». Comment ont-ils combattu l’abolition des ordres ? Quels furent leurs complots avec les émigrés ? Avec les nobles de province et les agents secrets du pape Pie VI ? Pourquoi Louis XVI et Marie-Antoinette restèrent-ils toujours méfiants vis-à-vis de cette minorité agissante, partagée entre les « purs », nostalgiques de l’ancienne société, et les « libéraux », adeptes de Burke et de Montesquieu ? Ni réquisitoire ni réhabilitation, La Chute des aristocrates, s’appuyant sur de nombreuses sources inédites, tirées notamment des archives secrètes du Vatican, permet enfin, comme le précise Jean Tulard dans sa préface, « de mieux comprendre les causes de la défaite et du déclin de l’aristocratie ». Ce livre original et très vivant montre que, dès 1789, tout l’éventail des familles d’esprit se déploie à la Constituante, pour ne cesser, jusqu’à nos jours, de nourrir les affrontements politiques.

PREMIER EMPIRE

 

119.          BROC (Hervé de). La vie en France sous Napoléon. P., FE Editions, 2015, in-8°, 441 pp, préface de Gilles Brevan, notes bibliographiques, broché, couv. illustrée, bon état

            25

Napoléon. Un nom qui a fait couler beaucoup d'encre et qui n'a pas fini d'en faire couler. Adulé ou décrié, il ne laisse personne indifférent : le parcours exceptionnel de cet obscur général corse qui n'a laissé rien ni personne se mettre en travers du destin qu'il s'était choisi, pour devenir le maître absolu de la France, fait toujours rêver. Le livre d'Hervé de Broc nous présente la planification minutieuse et réfléchie du charismatique général Bonaparte dans sa volonté de conquérir le pouvoir absolu. Son objectif atteint, le consul Bonaparte, à la fois réformateur et refondateur, cède peu à peu la place au despote Napoléon et à sa soif insatiable de domination dans tous les domaines. Remarquablement documenté, cet ouvrage montre objectivement, à travers les nombreux témoignages d'époque, le niveau de détail de l'implication Impériale dans le quotidien des Français, pour le meilleur et pour le pire. Il n'est pas un aspect de la société qui échappe à la vigilance de l'aigle impérial. Cette description de la vie quotidienne sous le premier empire aurait pu inspirer à Georges Orwell son livre sur l'omni-surveillance de la société à travers le culte de la personnalité de son dirigeant. La maxime « la route de l'enfer est pavée de bonnes intentions » prend tout son sens à la lecture de ce livre.

120.          COUPÉ de SAINT-DONAT et B. de ROQUEFORT. Mémoires pour servir à l'histoire de Charles-XIV-Jean, Roi de Suède et de Norwège, contenant l'itinéraire d'un voyage en Suède, la relation de la révolution de 1809, la vie politique et miliatire de Bernadotte comme général français, son élection comme prince royal de Suède, ses actes et sa correspondance, ses campagnes contre Napoléon en 1813 et 1814, la campagne de Norwège, la fin du règne du roi Charles XIII, l'avénement de Charles-XVI-Jean, son couronnement à Stockholm et son sacre à Drontheim. Le tout receuilli et redigé sur des actes authentiques. Par le chef d'escadron Coupé de St.-Donat, Chevalier de l'ordre royal de la Légion d'Honneur et de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, etc. ; ancien officier supérieur de l'état-major du prince de Ponte-Corvo ; et B. de Roquefort, Membre de la Société royale des Antiquaires de France, de l'Academie de Goettingue, et de plusieurs autres Sociétés savantes. P., chez Plancher, 1820, 2 vol. in-8°, xxiv-352 et 358 pp, 2 portraits gravés en frontispices, reliures demi-basane chocolat, dos lisses avec décor doré en long, titre et tomaisons dorés (rel. de l'époque) dos uniformément passés, infimes rousseurs, bon état. Edition originale. Rare. Il existe des exemplaires sans les frontispices (qui ne sont pas mentionnés par Quérard, II, 311)

            300

"L'ascension de Bernadotte racontée par le chef d'escadron Coupé, attaché à son état-major. La rédaction est du « teinturier » B. de Roquefort." (Tulard, 364). Récit particulièrement détaillé de la campagne de 1813.

121.          DU CASSE (Baron Albert). Les Rois frères de Napoléon Ier. Documents inédits relatifs au Premier Empire. P., Germer Baillière, 1883, in-8°, iii-486-clxvii pp, broché, bon état. Edition originale

            100

Ouvrage consacré successivement aux rois Joseph, Louis et Jérôme. Particulièrement riche en documents sur Jérôme Bonaparte. Une étude basée sur les correspondances de Joseph, Louis et Jérôme, complémentaire aux mémoires des rois Joseph et Jérôme, et du prince Eugène. Avec de nombreux documents inédits. Important appendice (167 pp) : Correspondance diplomatique relative à la Hollande pendant le règne de Louis, de juin 1806 à juillet 1810.

122.          ERCKMANN-CHATRIAN. Waterloo, suite du Conscrit de 1813. P., Librairie Internationale, J. Hetzel et A. Lacroix, s.d. (1865), in-12, 374 pp, 10e édition, reliure demi-percaline bordeaux, dos lisse, pièce de titre basane bordeaux et fleuron, doré (rel. de l'époque), qqs rousseurs, pt décoloration au bas du dos (trace de mouillure ancienne), bon état (Collection Hetzel)

            25

"Nous avons exprimé, dans le dernier volume de la Revue, toute l'admiration que nous inspirait le Conscrit de 1813 ; il nous semblait que ce chef-d'œuvre, devenu si vite et à si juste titre vraiment populaire, ne serait jamais égalé par d'autres romans du même genre, et nous étions bien près de déplorer que MM. Erckmann et Chatrian se fussent avisés d'écrire une suite à cet ouvrage. Les suites ne sont, d'ordinaire, qu'une exploitation plus ou moins habile d'un premier succès. D'autre part, le sujet de la campagne de 1815 était hérissé de difficultés de toute espèce, l'appréciation historique de ces événements était encore faite très diversement, la critique n'avait pas dit son dernier mot, nonobstant la polémique engagée entre M. Thiers et le colonel Charras ; enfin, il y avait là tant de préjugés et d'erreurs, malheureusement trop populaires, qu'un roman aspirant à la popularité devait tomber dans ces mêmes erreurs et ces mêmes préjugés, s'en rendre complice et, de toute manière, s'y fourvoyer. Notre surprise a été bien douce. Nous hésitions, nous tremblions en ouvrant le Waterloo; il nous en eût coûté de rabattre quelque peu de l'estime, de la sympathie profonde que nous avions pour les deux auteurs. Disons-le bien vite : non seulement toutes nos appréhensions étaient vaines, mais nous avons éprouvé une sorte de remords de nos doutes et de nos défiances. C'est avec une supériorité incontestable de talent, de bon sens et de moralité que MM. Erckmann et Chatrian ont traité ce formidable sujet. Sans doute les travaux récents de critique historique leur sont venus en aide, et l'on pourrait même affirmer que sans le Waterloo de Charras, le Waterloo d'Erckmann-Chatrian eût été impossible. Mais il s'agissait toujours de faire avec ces discussions et ces controverses, avec ces partis pris déjoués, avec ces préventions battues eu brèche, avec ces traditions controuvées et ces amours-propres nationaux obstinés, implacables, une œuvre qui eût ce cachet d'unité, de simplicité, de franchise et de conviction, qui entraîne et commande la popularité. Ainsi, tout est exact, tout est vrai, et, chose plus importante ici, tout est vraisemblable. Les faits se sont passés de cette manière et non d'une autre, chaque lecteur en sera convaincu, bien mieux peut-être qu'à la suite des savantes polémiques engagées sur les assertions vagues et hasardées du Mémorial de Sainte-Hélène. Il n'y a pas moyen, pour ainsi dire, de douter de la sincérité de Joseph Bertha. C'est le triomphe de l'art du romancier..." (Eugène Van Bemmel, Revue trimestrielle, Bruxelles, 1865)

123.          ORIEUX (Jean). Talleyrand ou le sphinx incompris. Flammarion, 1970, fort in-8°, 858 pp, 8 pl. de gravures hors texte, chronologie, généalogie, biblio, index, reliure pleine toile bordeaux de l'éditeur, titres blancs et dorés au 1er plat et au dos, bon état

            30

Qui était Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord (1734-1838), celui qui fut évêque d'Autun à trente-quatre ans, qui devint chef du clergé constitutionnel sous la Révolution, que l'on retrouve en 1793 sur la liste des émigrés ? Qui était cet homme qui fut ensuite ministre des Relations extérieures sous le Directoire, le Consulat et l'Empire, qui devint Président du Gouvernement provisoire puis ministre des Affaires étrangères sous la Restauration, pour finir ambassadeur à Londres sous le règne de Louis-Philippe ? Talleyrand est à coup sûr le fils de plusieurs époques et même de plusieurs mondes. A travers les cataclysmes de l'histoire, il a été l'irremplaçable véhicule des grandeurs, des vies, des élégances et du charme du passé. Il a été infidèle à ce qui paraissait éphémère dans le monde issu de la Révolution, les hommes politiques, les régimes bâclés, leur éloquence et leurs sentiments. En revanche, il a été fidèle à ce qui transcende les individus : la Civilisation et la France en étaient pour lui l'incarnation. On lui a reproché sa démarche, celle de son pied bot et celle de sa conduite, on a dénoncé son cynisme, son opportunisme... Mais peu importe les qualificatifs et les jugements, la curiosité passionnée dont s'inspire cet homme est inextinguible : il appartient à une race dont la carrière n'a pas de fin et dont la sagesse, fardée de vices, vieille comme le monde, durera autant que lui.

124.          PANGE (Victor de). Le plus beau de toutes les fêtes. La correspondance inédite de Madame de Staël et d'Elisabeth Hervey, duchesse de Devonshire, 1804-1817. Klincksieck, 1980, gr. in-8°, 266 pp, 16 pl. de gravures hors texte, 3 tableaux généalogiques, sources, biblio, index, broché, couv. illustrée à rabats (lég. passée), bon état

            25

« Le plus beau de toutes les fêtes c'est de passer une heure en tête à tête avec vous » écrit Mme de Staël à la duchesse de Devonshire au cours de son exil à Londres en juillet 1813. Tout portait Germaine à aimer l'Angleterre, son éducation protestante, les idées libérales héritées de ses parents et sa propre inclination. « L'Angleterre n'est à ses yeux que la France future » dira d'elle sa cousine Necker de Saussure. Elisabeth Hervey sera une incarnation de ce rêve. Vive, intelligente, d'une beauté qui lui vaut une cour d'admirateurs, elle a réussi pendant un quart de siècle à être la maîtresse du duc de Devonshire tout en restant la meilleure amie et confidente de la duchesse, la ravissante Georgiana Spencer. Elle parle le français à merveille et s'est liée avec la plupart des amis de Madame de Staël...

125.          RAIN (Pierre). Un tsar idéologue : Alexandre Ier (1777-1825). Perrin, 1913, in-8°, xii-460 pp, 8 gravures et portraits hors texte, biblio, broché, qqs rousseurs, bon état

            35

"L'histoire de la Russie sous le règne d'Alexandre Ier est de mieux en mieux connue à mesure que se multiplient les volumes de textes publiés par la Société impériale d'histoire et les ouvrages si documentés du grand-duc Nicolas Mikhailovich. M. Rain a jugé que le moment était venu de condenser ces importantes publications, et il nous donne, sur celui qu'il appelle “Un tsar idéologue”, 450 pages d'une lecture aisée, illustrées de portraits bien choisis. Grâce aux précieuses lettres publiés par le grand-duc Nicolas, M. Rain a pu nous donner du tsarevich, puis de l'empereur « bien aimé » un portrait attachant et vrai. II a tenu aussi à mettre en lumière sa politique extérieure. Pour les années 1801-1808, les publications de Tatischef, Tratchefski, Protassof, Martens, etc., pour la periode 1808-1812, celles du grand-duc Nicolas et du comte de Nesselrode fournissaient une matiere abondante..." (R. Guyot, Revue historique, 1914) — "Cent ans après le duel qui le mit aux prises avec Napoléon, l'empereur Alexandre Ier jouit, semble-t-il, d'un regain de popularité. De nombreux et intéressants travaux viennent de remettre en lumière sa physionomie énigmatique et troublée. Parmi eux, il faut citer l'ouvrage de M. Pierre Rain..." (J. Boubée, Etudes, 1913)

126.          SAINT-RENÉ TAILLANDIER. Le général Philippe de Ségur, sa vie et son temps. – Souvenirs de la guerre d'Amérique. P., Didier et Cie, 1875, 2 vol. in-12, viii-366 et 36 pp, avec relié à la suite les “Souvenirs de la guerre d'Amérique” (36 pp) du comte Louis-Philippe de Ségur, le père du général comte Philippe-Paul de Ségur, un fascicule de la “Bibliothèque populaire” (s.d.), les 2 ouvrages reliés ensemble en un volume demi-basane noire, dos lisse avec titres, filets et filets pointillés dorés (rel. de l'époque), qqs pâles rousseurs éparses, bon état

            50

127.          SWANTON (Armand Justin). Une année de captivité en Courlande. Relation inédite d'un officier français prisonnier de guerre des Russes, Août 1813 - Novembre 1814. La Ferté-Vidame, Editions Les Temps neufs, 2015, in-8°, 90 pp, présentation historique et carte de l’itinéraire suivi par l’éditeur, 8 pl. d'illustrations hors texte en couleurs (dont 3 cartes), 3 croquis dans le texte, index, broché, couv. illustrée, bon état. Edition originale sur papier courant tirée à 515 ex. seulement

            15

Pendant la campagne d’Allemagne de 1813 consécutive à la « retraite de Russie » par la Grande Armée à la fin de l’année 1812, l’officier français d’origine irlandaise Armand Swanton (1792-1844) est fait prisonnier par les Russes à l’âge de vingt ans. Commence alors une marche forcée de mille kilomètres à travers la Prusse sur les actuels territoires polonais, russe et lituanien. En deux mois, il est conduit sous escorte militaire en Courlande, cet ancien duché, aujourd’hui letton, rattaché à l’empire russe en 1795. Par la bienveillante hospitalité d’un « baron balte » allemand, il y découvre, au lieu de la brutalité russe qu’il redoute, une vie douce et policée, d’où naîtra bientôt la passion pour l’une de ses filles. À son retour en France, voilà deux siècles, il fait récit de ses péripéties : la bataille de Löwenberg du 19 août 1813 en Saxe, l’humiliation de la capture le 1er septembre, la pérégrination contrainte en territoire ennemi, la rétention en Courlande – à l’hôpital puis chez le baron – et le chemin contraire vers le pays natal en 1814. Pour se souvenir et exorciser d’opiniâtres démons... Une aventure militaire et amoureuse de jeunesse contée à la première personne dans un style plaisamment désuet, illustrée de la main de l’auteur et caractéristique du moment romantique. Armand Swanton est le frère de Louise Swanton-Belloc, première biographe française de Byron et traductrice de ses “Mémoires”.

128.          TRANIÉ (Jean) et J.-C. CARMIGNIANI. Napoléon et la Russie. Les années victorieuses (1805-1807). P., Copernic, 1980, in-4° carré, 245 pp, texte sur 2 colonnes, 40 pages d'illustrations en couleurs, dont 17 planches d'illustrations d'uniformes et de drapeaux par Louis de Beaufort, cartes, 337 illustrations en noir dans le texte, biblio, reliure toile verte de l'éditeur, jaquette illustrée (très lég. abîmée), bon état

            120

129.          VILLEFOSSE (Louis de) et Janine BOUISSOUNOUSE. L'Opposition à Napoléon. Flammarion, 1969, in-8°, 418 pp, biblio, index, cart. éditeur, jaquette, bon état

            25

"Les oppositions à Napoléon furent diverses et sans cesse renaissantes. Celle qui est au centre de ces pages est celle des « idéologues », des disciples des Encyclopédistes, de la « société d'Auteuil ». Ils commencèrent par approuver le Coup d'Etat de brumaire, mais s'éloignèrent de plus en plus de l'empereur à mesure que son gouvernement devenait plus dictatorial. A l'Institut, au Tribunat, au Sénat, ils défendirent, autant qu'ils le purent les principes démocratiques. On trouvera aussi un aperçu, mais bien court, des conspirations militaires et royalistes, ainsi qu'un exposé de l'action de Mme de Staël. Cette confrontation est assez neuve." (E. Tesson, Etudes, 1969) — C'est toute l'intelligence française qui fut réfractaire à la dictature de Napoléon Bonaparte, après avoir espéré en lui et approuvé le Dix-Huit Brumaire. Héritiers des Encyclopédistes, ayant survécu à la terreur, les républicains de la "Société d'Auteuil" et de l'institut défendirent les principes de 89 au Tribunat dont ils se firent exclure et maintinrent au sein du Sénat la continuité d'une contestation. On trouvera ici les vissicitudes de la résistance trop méconnue de ces "Idéologues", perpétuelle obsession de l'Empereur, les épisodes de la résistance militaire, un aperçu des conspirations royalistes, les péripéties de l'action de Madame de Staël attisant à travers l'Europe les ressentiments contre le "Tyran", enfin les soulèvements des nations prétendument libérées par lui et distribuées à sa famille. Confrontation en somme, de la politique napoléonienne avec l'idéal démocratique : l'auteur du Code Civil n'a-t-il pas bâillonné la presse et rétabli l'esclavage des Noirs ? Ce fils de maquisards corses qui voulut s'emparer du monde n'avait-il pas eu d'abord qu'une passion, la liberté de son île ? Un survol, sous cet angle, de cette prodigieuse aventure, n'avait pas encore été tenté.

19e SIÈCLE (de 1815 à 1914)

 

130.          BAINVILLE (Jacques). Louis II de Bavière. Bruxelles, Editions Complexe, 1985, in-8°, 282 pp, texte original, augmenté de 54 pages d'appendices par Pierre Miquel (sur : La correspondance du roi et de Richard Wagner ; Louis II poète ; La correspondance politique ; La correspondance privée ; Louis II et l'art ; Après la publication de la correspondance Wagner-Louis II), broché, couv. illustrée, bon état

            25

Ce remarquable essai de biographie psychologique fut le tout premier livre de Bainville, publié pour la première fois en 1901. — Louis II de Bavière (1845-1886), figure plus complexe que l'image laissée par sa légende, a frappé les imaginations. Le mérite de cette biographie écrite par le jeune Jacques Bainville est de restituer le personnage dans son ampleur et de comprendre les arcanes de son caractère. Louis II portait une immense admiration à Richard Wagner, qu'il aidera à mener à bien nombre de projets à commencer par l'opéra de Bayreuth. Emporté par la musique wagnérienne, alors révolutionnaire, Louis II s'est fait l'un des plus ardents mécènes du compositeur. De lui, la postérité a également retenu la construction de ses châteaux féériques dans les Alpes : Neuschwanstein, Linderhof et Herrenchiemsee. La démesure de ses projets le fera bientôt passer pour fou. Cependant, Louis II avait bien conscience des enjeux politiques de son temps et participa aux côtés de Bismarck à l'édification de l'Empire allemand autour de la Prusse. Avec son style précis et élégant, Bainville retrace cette vie énigmatique en la dégageant de l'imagerie laissée par un romantisme excessif.

131.          BAUMONT (Maurice). Bazaine. Les secrets d'un maréchal (1811-1888). P., Imprimerie Nationale, 1978, gr. in-8°, 425 pp, un portrait en couleurs en frontispice, 72 gravures et documents dans le texte et à pleine page, 3 tableaux, biblio, index, tiré sur papier de Rives, reliure plein cuir chocolat de l'éditeur, dos à 4 faux-nerfs soulignés de filets dorés, titres dorés, bon état

            20

Excellente biographie. Achille Bazaine (1811-1888) était entré dans l’armée en 1831. Après avoir servi en Algérie et en Espagne, il fut promu général, se distingua lors de la guerre de Crimée et de la campagne d’Italie. Envoyé au Mexique en 1862, il devint célèbre en s’emparant de Puebla en 1863 et fut fait maréchal de France en 1864. Cependant l’expédition décidée par Napoléon III pour établir un empire latin et catholique ouvert aux intérêts français devait être l’un des grands échecs de la politique extérieure du Second Empire. En 1867, Bazaine quitta le Mexique avec les dernières troupes françaises. L’empereur Maximilien, qui avait refusé de l’accompagner, fut arrêté et fusillé. Il est surtout resté célèbre pour avoir failli à sa tâche de commandant en chef de l'armée du Rhin et avoir ainsi contribué à la défaite française lors de la guerre franco-prussienne de 1870. L'officier Louis Rossel est le premier à avoir dénoncé ouvertement le maréchal en essayant – en vain – de le faire traduire devant un tribunal militaire.

132.          CAZELLES (Raymond). Le Duc d'Aumale, prince aux dix visages. Tallandier, 1998, in-8°, 490 pp, index, broché, couv. illustrée, bon état

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Fils du roi Louis-Philippe, commandant en chef en Algérie à vingt et un ans, le duc d'Aumale (1822-1897) a connu la gloire en mai 1843, avec la fameuse prise de la smalah d'Abd el-Kader. Un destin hors du commun pour un personnage aux multiples facettes : auteur d'ouvrages historiques, il a fondé ou possédé six journaux, constitué à Chantilly une riche bibliothèque de manuscrits et une collection de peintures comparable à celle des plus grands musées. Chaque chapitre de sa vie recèle des découvertes surprenantes : il fut l'amant des plus belles femmes de son temps ; né riche, il laissa à sa mort une fortune plus grande encore ; il connut à deux reprises l'exil et la proscription. Il jugea le maréchal Bazaine, fut général de la République, dont il faillit devenir le premier président. Conservateur des collections du musée de Chantilly (légué par le duc d'Aumale à l'Institut de France), Raymond Cazelles s'est fondé sur les archives et la correspondance pour tirer de l'ombre ce prince à l'étincelante intelligence, grand soldat, homme d'affaires hors pair. Il donne ici un fascinant portrait.

133.          [Darwin] – QUATREFAGES (A. de). Charles Darwin et ses précurseurs français. Etude sur le transformisme. P., Germer Baillière, 1870, in-8°, (4)-378 pp, reliure demi-toile brique, dos lisse avec pièce de titre basane brique, rousseurs, bon état. Edition originale peu courante

            70

Quatrefages resta toute sa vie un adversaire de la théorie darwinienne et de l'origine simienne de l'homme ; il défendait aussi l'idée d'un règne humain distinct du règne animal. En 1870, il a publié ce recueil de ses articles antitransformistes. — "Quatrefages remained a lifelong opponent of the Darwinian theory and of the simian origin of man ; he also defended the conception of human kingdom distinct from the animal one. In 1870, he published a collection of his antitransformist articles as Darwin et ses précurseurs français". (DSB XI pp. 233/235). — Première partie : Exposition des doctrines transformistes. I. Les précurseurs de Darwin : De Maillet, Robinet, Buffon, Lamarck, Et. Geoffroy Saint-Hilaire, Is. Geoffroy Saint-Hilaire, Bory de Saint-Vincent, Naudin ; II. Darwin. Exposé général du darwinisme ; III. Accord du darwinisme avec certains faits généraux. ; Deuxième partie : Discussion des doctrines transformistes.

134.          DECOURS (Catherine). La dernière favorite. Zoé du Cayla, le grand amour de Louis XVIII. Perrin, 1993, in-8°, 418 pp, 8 pl. de gravures hors texte, 3 tableaux généalogiques, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

            25

Voici la première biographie consacrée à la comtesse du Cayla qui, au dire de ses contemporains, joua un rôle non négligeable durant toute une partie de la Restauration. «La favorite gouverne la France», écrit alors le maréchal de Castellane. Issue de la meilleure noblesse parlementaire et d'un père devenu, pour cause de révolution, conspirateur, aventurier et millionnaire, élevée avec Hortense de Beauharnais chez Madame Campan, Zoé-Victoire Talon connut, après son mariage avec un gentilhomme de la cour des Condés, une vie pleine d'aventures, de déconfitures et de rebondissements, qui devait la conduire aux Tuileries où, à sa façon, elle «régna sur la France». Près d'elle, Louis XVIII apparaît sous un jour nouveau. Nous découvrons un roi passionné par la tâche de réconciliation qu'il s'était fixée, un homme gai, plein d'esprit et complètement amoureux de la jeune femme qu'il rencontra peu de temps après son ascension au trône. Il la combla de cadeaux, bâtit pour elle le château de Saint-Ouen et créa un duché pour son fils. Seule la mort devait les séparer.

135.          FIDUS. Journal de Fidus. La Révolution de Septembre. II : La capitulation. La Commune. P., Albert Savine, 1889, in-12, 488 pp, index des noms cités, broché, bon état. Peu courant (Le Quillec, 2902)

            40

Tome 2 (sur cinq) du "Journal de Fidus" par Eugène Balleyguier, dit Eugène Loudun (1818-1898), écrivain et journaliste français. Orléaniste dans ses jeunes années, ce conservateur évolua progressivement vers un bonapartisme fervent. Malgré la chute du Second Empire, il continua de militer pour la cause bonapartiste. En 1873, il aurait, selon certaines sources, tenté d'organiser un coup d'Etat bonapartiste à Lyon, projet arrêté par la maladie, puis la mort de Napoléon III. Il entretint des relations régulières avec l'impératrice Eugénie et avec le Prince impérial, décédé en 1879, en mémoire duquel il écrivit un opuscule, "Son Altesse le Prince impérial". Il publia entre 1885 et 1890, sous le pseudonyme de Fidus, cinq tomes de souvenirs (de 1870 à 1883) sous le titre "Journal de Fidus" (dont les deux premiers volumes avaient d'abord été publiés en 1872-73 sous le titre “Journal d'un Parisien pendant la révolution de Septembre et la Commune”)

136.          FLAUBERT (Gustave). Lettres à Georges Sand précédées d’une étude par Guy de Maupassant. P., G. Charpentier, 1884, in-12, lxxxvi-289 pp, reliure demi-basane mordorée, dos à 5 nerfs, titres et fleurons dorés (rel. de l'époque), rousseurs éparses, bon état. Edition originale sur papier courant (il a été tiré 10 ex. sur Japon et 50 ex. sur Hollande)

            60

137.          FROSSARD (Emilien). Lettres écrites d'Orient, par l'un des pasteurs chargés de commencer l'oeuvre des aumôniers protestants auprès de l'armée française. Toulouse, Impr. de A. Chauvin, 1856, in-12, 264 pp, seconde édition, reliure demi-vélin, dos lisse muet (rel. de l'époque), bon état. Rare

            120

Intéressante correspondance écrite à Constantinople et plus tard à Sébastopol, pendant la guerre de Crimée.

138.          GOETHE (Johann Wolfgang von) et Johann-Peter ECKERMANN. Conversations de Goethe avec Eckermann. Gallimard, 1949, in-8°, xxvi-550 pp, traduit de l'allemand par Jean Chuzeville, index des noms et index des sujets, broché, papier lég. jauni, dos passé, bon état

            20

C'est un très vieil homme qui garde auprès de lui Johann Peter Eckermann, un jeune poète, sans grand talent, mais dont le principal mérite, aux yeux du vieux Goethe (et de la postérité), est d'être un des plus fidèles magnétophones de l'Histoire. Pendant neuf ans, Eckermann va recueillir les paroles de son dieu, dont l'âge n'émousse pas le génie, ni ne ralentit la parole : "Hiver et été semblaient toujours se combattre en lui, dit Eckermann, mais ce qui était admirable, c'était de voir chez ce vieillard la jeunesse prendre toujours le dessus." Incité, provoqué, interrogé par son fidèle écouteur, Goethe va parcourir les chemins de sa vie et les allées de son œuvre. Dans ses promenades à Weimar en compagnie de ce jeune dévot, il revoit les grandes rencontres de son destin, Napoléon et Byron, Schiller et Manzoni. Les yeux de la mémoire de Goethe ont une fraîcheur vivace, en même temps que ses jugements ont pris les distances de la sagesse et de l'ironie. Il ne renie certes pas le jeune homme romantique et passionné qu'il fut, aussi plein de feu que son ami Byron et que le jeune Schiller. Mais les querelles littéraires lui semblent maintenant dérisoires et les débats théoriques ennuyeux. Il n'écoute plus que ce "démon" intérieur, "libre et impétueux" dont Eckermann reproduit les confidentes jaillissantes. SI le Goethe intime, celui des amours de jadis et des sentiments personnels, est pudiquement maintenu à l'arrière-plan, le Goethe secret affleure pourtant aux détours de ces propos en liberté. Les limites mêmes d'Eckermann assurent qu'ils sont fidèles : il vénérait trop son grand homme pour avoir pu altérer beaucoup "la voix de son maître".

139.          GOLDSCHMIDT (Fernande). Nieuwerkerke, le bel Emilien. Prestigieux directeur du Louvre sous Napoléon III. Art International Publishers, 1997, in-8°, 200 pp, préface de Georges Poisson, 32 pl. de photos en couleurs hors texte, généalogies, chronologie, biblio, index, broché, couv. illustrée, qqs rares annotations au stylo rouge, bon état

            25

Biographie du comte Emilien de Nieuwerkerke, sculpteur renommé, haut commis du Second Empire et amant de la princesse Mathilde Bonaparte, cousine de Napoléon III. La thèse de l'auteur avait pour sujet Nieuwerkerke.

140.          HEINE (Henri). Lutèce. Lettres sur la vie politique, artistique et sociale de la France. P., Michel Lévy, 1866, in-12, xv-420 pp, nouvelle édition, reliure demi-basane chagrinée carmin, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres et fleurons dorés (rel. de l'époque), qqs rousseurs, bon état (Coll. Oeuvres complètes)

            30

Fuyant l'antisémitisme allemand qui l'empêchait de trouver un emploi, Heine vint s'installer à Paris en 1831, et fit de la France sa seconde patrie. Il devint tout naturellement le médiateur entre les deux cultures.

141.          JOB-LAZARE [pseud. d'Emile KUHN]. Albert Glatigny, sa vie, son oeuvre. P., Typographie de A. H. Bécus, 1878, in-12, 221 pp, reliure demi-percaline bleue, dos lisse avec pièce de titre basane vermillon et double filet doré en queue, couv. conservées (rel. de l'époque), dos uniformément passé, bon état. MANQUE le portrait à l'eau-forte annoncé

            25

Joseph-Albert-Alexandre Glatigny, dit « Albert Glatigny » (1839-1873), est un poète, écrivain, comédien et dramaturge. Le premier des Parnassiens.

142.          LACOTTE (Daniel). La Vie extraordinaire de Lord Seymour, dit Milord l'Arsouille. Albin Michel, 1989, in-8°, 245 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

            25

Dans ce Paris de la première moitié du XIXe siècle, où le luxe et le plaisir côtoient la misère et le choléra, Lord Seymour se plaît à défrayer la chronique. Toutes les folies et tous les scandales du jour lui sont imputés. Sans doute ce dandy d'origine anglaise possède-t-il les meilleurs atouts de l'excentricité. Fabuleusement riche, doté d'une force peu commune, passionné par les femmes, le jeu, les chevaux, il sait être extravagant avec grâce, impertinent sans grossièreté, généreux et spirituel. Le Tout-Paris l'imite...

143.          LEVER (Evelyne). Louis XVIII. Fayard, 1988, in-8°, 597 pp, biblio, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état

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Louis XVIII ne fut pas toujours le roi podagre, accablé de goutte, dont la Restauration nous a laissé l'image... Bien au contraire, aucun roi de France, sans doute, n'eut de vie plus aventureuse et plus riche en rebondissements que lui. Ayant traversé la Révolution, l'Empire et les Cent-Jours dans les conditions les plus difficiles, prince errant reçu non sans réticences par les souverains européens, il parvint pourtant, en dépit de tout ce qui semblait s'y opposer, à assouvir (à deux reprises, en 1814 et 1815 !) son rêve de toujours : régner. Jamais il ne connut le doute ni sur sa légitimité, bien sûr, ni surtout sur son destin ; alors qu'en 1814 l'un de ses familiers lui disait : "Sire, vous êtes roi de France", n'eut-il pas l'aplomb - ou l'inconscience, c'est selon - de répliquer : "Ai-je jamais cessé de l'être ?" Aussi bien, il n'hésita pas à dater ses premiers actes de roi de la "19e année de [son] règne"... Histoire d'une ambition réalisée, la biographie du frère de Louis XVI nous fascine aujourd'hui encore par cette opiniâtreté, cette constance faisant fi des revers et des avanies.

144.          LEVILLAIN (Philippe). Boulanger, fossoyeur de la monarchie. Flammarion, 1982, in-8°, 224 pp, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

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Populaire mais antipathique, ambitieux mais lâche, magnifique mais misérable, le général Boulanger incarne dans l'Histoire de la IIIe République la figure ironique d'un avenir national qui, depuis 1870, oscillait entre le vraisemblable et le vrai. Dans une France humiliée par la défaite de Sedan, le général, qui cherchait l'accomplissement de son propre destin, contribua à installer la République parlementaire (...) Boulanger emprunta au principe du succès bonapartiste l'éclat d'une popularité nationale, utilisa la tribune et la presse, maria la cocarde et la rhétorique. Il sauva la République en essayant de la coloniser, au point de croire que le coup d'Etat n'était pas indispensable à la réalisation de son destin. En cela il se trompait profondément. Quand, lucide sur les appuis positifs qu'il pouvait retirer de sa fidélité républicaine intéressée, le général se tourna vers les monarchistes pour tenter de s'imposer comme connétable d'une improbable restauration, il paracheva son échec politique en s'offrant comme instrument à une mystique dépourvue de vrais croyants et en faisant éclater les contradictions d'une famille politique désunie, qui, depuis 1870, vivait de faux semblants. — "Ce livre traite des rapports du général Boulanger avec les monarchistes, et utilise largement les Archives de la Maison d'Orléans, les Archives Mackau, mais surtout les Archives du marquis de Breteuil, particulièrement son « journal » qu'il cite très souvent. « Boulanger, fossoyeur de la monarchie ». Je dirais plutôt, après lecture du livre : « révélateur de la faiblesse profonde des monarchistes ». Les monarchistes étaient très divisés. En laissant complètement de côté les bonapartistes, demeuraient, malgré la « fusion » et le prétendant désormais unique, des différences fondamentales entre légitimistes et orléanistes. Les différences entraînaient des oppositions de tactique – les légitimistes étaient toujours prêts à la politique du pire – et même de « projet » politique, comme on dit maintenant : entre une monarchie parlementaire et une République parlementaire conservatrice, la différence à la longue pouvait s'estomper. Tel ne pouvait être, naturellement, l'optique du comte de Paris, d'autant plus que son exil le coupe profondément de l'opinion française, y compris celle de ses partisans. (...) Nous n'entrerons pas dans le détail des tractations des royalistes avec Boulanger ; elles sont pleines de demi-mesures, de demi-engagements, de marchandages et de cachotteries (des royalistes entre eux et vis-a-vis du comte de Paris). Au fond il semble que personne n'eut une pleine confiance en Boulanger (sauf naturellement la duchesse d'Uzès !). Dans l'ensemble, le livre de M. Levillain se recommande, non seulement par une grande érudition dans son domaine, mais à l'occasion une grande finesse d'analyse." (Jacques Néré)

145.          [Littérature] – FROMENTIN (Eugène). Dominique. P., Librairie Plon, E. Plon-Nourrit et Cie, Imprimeurs-Editeurs, 1885, in-12, 315 pp, quatrième édition, reliure demi-percaline havane, dos lisse, pièce de titre basane noire, date dorée en queue (rel. de l'époque), qqs rousseurs, bon état

            30

Quatrième édition du grand texte de Fromentin, publié en 1862 dans la Revue des Deux Mondes (tomes 38 et 39) puis en 1863 en volume, chez Hachette. — Dernier feu du romantisme tardif, “Dominique” est un roman sentimental, imprégné d'une profonde mélancolie, en grande partie inspiré d'événements autobiographiques et narrant l'histoire d'un amour impossible. C'est l'unique roman de ce peintre célèbre, et qui reste l'une des grandes oeuvres de la littérature française du XIXe siècle. — “Dominique” a longtemps été classé comme un chef-d'œuvre du "roman psychologique". L'œuvre n'est-elle pas comme hantée par le souvenir d'un amour de jeunesse? Mais cette tradition n'est pas conforme à la vérité. Dominique, nous révèle Pierre Barbéris, est aussi fondamentalement un des plus grands romans politiques de la littérature française, un roman de l'Histoire et un roman dans l'Histoire. Ancien combattant de 1848 et de tout un "romantisme", Dominique vit en province, retiré et en apparence "rallié". Mais il n'est pas guéri de ses illusions de jeunesse et de l'échec de ses ambitions politiques.

146.          [LOTI, Pierre] – VERCIER (Bruno). Pierre Loti, portraits. Les fantaisies changeantes. Flammarion, Vents d'Ouest, 2002, pt in-4° carré (22 x 27), 158 pp, 150 photos dans le texte et à pleine pages, quelques-unes en couleurs, notes, biblio, reliure éditeur, jaquette illustrée, bon état

            30

Si Pierre Loti, aujourd'hui, nous fascine, c'est sans doute moins par ses livres que par l'image qu'il a laissée de lui-même. Rarement écrivain célèbre a-t-il autant joué avec sa propre apparence, s'est-il autant "exposé". Au gré de ses voyages, des fêtes qu'il donne dans sa maison de Rochefort, transformée en un théâtre fantastique aux surprenants décors, ou tout simplement de ses "fantaisies changeantes", il revêt uniformes, costumes, déguisements de toutes sortes – et puis il pose –, un peu pour les peintres, beaucoup pour les photographes. A chaque fois surgit, phénix insaisissable, un nouveau Loti, plus inattendu que le précédent. Aucun pourtant n'est le vrai Loti, multiple, contradictoire, "infiniment divers", et dont la vérité est dans le changement même. L'ensemble de ces images construit l'autoportrait d'un sujet qui jamais "ne se ressemble", et qui, l'un des premiers, a saisi que l'artiste pouvait être à lui-même son propre matériau, soumis aux jeux du drapé, de la lumière et du temps.

147.          MICHELET (Jules) et Edgar QUINET. Des Jésuites par MM. Michelet et Quinet. P., Comptoir des Imprimeurs-Unis, Hachette, Paulin, 1844, in-12, 314 pp, sixième édition (publiée huit mois après la première de 1843), reliure demi-percaline bleue, dos lisse, pièce de titre basane carmin, fleuron, double filet et date dorés en queue (rel. de l'époque), rousseurs, bon état

            40

Célèbre livre où Michelet dénonçe la trahison de l’Église romaine face au peuple. Les cours de Jules Michelet et d’Edgar Quinet sur les Jésuites qui eurent lieu en alternance au Collège de France du 27 avril au 1er juin 1843 pour Michelet et du 10 mai au 14 juin pour Quinet, furent au sens propre du terme un événement littéraire et politique. Les cours des deux historiens marquèrent non seulement les esprits de leurs contemporains mais s’inscrivirent encore dans le cadre d’une réflexion stimulante et originale sur les rapports entre jésuitisme et révolution. Le gouvernement fit fermer les cours de MM. Michelet et Quinet qui avaient causé quelque scandale parmi le clergé...

148.          NAQUET (Alfred). L'Humanité et la Patrie. P.-V. Stock, 1901, in-12, lxx-342 pp, mention de troisième édition, reliure demi-percaline bleue, dos lisse, pièce de titre basane carmin, fleuron et double filet dorés (rel. de l'époque), bon état (Bibl. des « Recherches sociales »). Bien complet du feuillet d'errata. Peu courant

            60

Curieux texte utopique tendant à l'instauration d'une République universelle, par Alfred Naquet (1834-1916), ex-patriote boulangiste, promoteur de la loi sur le divorce, auteur de plusieurs ouvrages d'inspiration malthusienne tels que “Religion, propriété, famille” ; “Socialisme, collectivité et socialisme libéral” ; “Temps futurs” ; “L'humanité et la patrie” ; “Anarchie et collectivisme” ; “Vers l'union libre” et dont Georges Hardy disait : «On peut dire qu'il est le seul théoricien du socialisme français qui ait profondément examiné les problèmes que nous agitons ».

149.          [Presse]. L'Ami de la Religion et du Roi, journal ecclésiastique, politique et littéraire. P., Adrien Le Clère, 1814-1849, 130 vol. in-8°, reliures demi-basane naturelle et cartonnages disparates, reliures frottées, rousseurs éparses sur qqs volumes, C. de bibl., état correct. Très rare

            2000

Ensemble complet de 1814 à fin 1845 de cette revue politique catholique très importante qui disparut en 1862. Détail : tomes 1-127 (août 1814 - décembre 1845), tome 133 (avril-juin 1847), tomes 139-142 (octobre 1848 - septembre 1849) + 2 volumes de tables manuscrits, reliés demi-basane. Les tomes 53-54, 55-56, 65-66 et 67-68 sont reliés ensemble deux par deux. — Adrien Le Clère et Picot fondèrent, en 1814, ce journal royaliste et catholique, mais avant tout catholique, comme son nom l'indique et comme le démontre surtout la modification que subit ce titre après la révolution de juillet 1830, lors de l'avènement de Louis-Philippe, époque à laquelle le journal ne conserva plus que le titre de “l'Ami de la Religion”. MM. de Lamennais et Frayssinous en furent les premiers collaborateurs, ainsi que MM. de Boulogne, Clausel de Montals, qui allait devenir évêque de Chartres, Affre, archevêque de Paris, Lecuy et de Salinis. Le premier numéro parut le 20 avril 1814, neuf jours après l'abdication de Napoléon et trois jours avant le retour de Louis XVIII en France. Il cessa de paraître pendant les Cent jours et ne reparut qu'au retour de Louis XVIII. Outre les deux fondateurs, ce journal eut encore comme directeurs Genoude et l'évêque Dupanloup. ll professait un catholicisme libéral. En 1862, il disparut et le service de ses abonnés fut fait par le “Journal des villes et des campagnes”. “L'Ami de la Religion et du Roi” était l'organe officieux de l'Eglise de France. C'est une source inépuisable d'informations pour l'histoire et la politique de l'Eglise au XIXe siècle, les succès et les difficultés des missions, etc. — Compte-tenu du poids de l'ensemble (95 kg environ), nous serons amenés à demander des frais d'expédition plus importants en cas d'envoi.

150.          QUINET (Hermione). Mémoires d'exil. L'Amnistie. Suisse orientale. Bords du Léman. Par Mme Edgar Quinet. P., Armand Le Chevalier, 1870, in-12, iii-524 pp, reliure demi-percaline bleue, dos lisse, pièce de titre basane carmin (rel. de l'époque), reliure abîmée avec mque de papier sur les plats, pt mques aux coins de la pièce de titre, intérieur propre, état moyen. Edition originale

            20

Second volume de ces souvenirs composés par Mme Edgar Quinet, née Hermione Ghikère Asaky, qui concernent essentiellement son mari, les années d'exil après l'amnistie et le retour en France.

151.          RADIGUET (Maximilien René). Les derniers sauvages. Souvenirs de l'occupation française aux îles Marquises, 1842-1859. P., Librairie de L. Hachette et Cie, collection Hetzel, s.d. (1860), in-12, 328-(10) pp, catalogue des collections Hetzel in fine (10 pp), reliure demi-toile verte modeste, dos lisse avec pièce de titre manuscrite en papier (rel. de l'époque), dos lég. frotté, plats et coupes frottés, intérieur propre avec qqs très rares rousseurs. Edition originale très rare

            200

Ce texte parut l’année précédente dans la “Revue des Deux Mondes”. En 1842, âgé de 25 ans, Radiguet s’embarqua sur la frégate “Reine Blanche” en qualité de secrétaire de l’amiral Du Petit-Thouars, chargé d’une mission d’exploration dans le Pacifique où il découvrit l’archipel des Marquises dont il prit possession au nom du roi Louis-Philippe. Le récit de Radiguet s’attache à cette partie de son voyage ; il décrit l’île et ses habitants qui n’avaient encore eu que très peu de contact avec les Européens. (Numa Broc, Océanie, 329 ; O’Reilly, Tahiti, 9412)

152.          RAYMOND-GUASCO (Jean). Le Collège d’athlètes (de Reims). Ecole française de l’Education physique et des Sports. P., G. Oudin et Cie, s.d. (1913), pt in-8°, 65 pp, 8 photos dont 7 à pleine page, reliure demi-chagrin fauve, dos à 5 nerfs soulignés à froid, pièces d'auteur et de titre chagrin carmin (rel. de l'époque), bon état. Rare

            75

En avril 1913, préfiguration de l’Institut national des Sports, le Collège d’Athlètes de Reims, créé sur le site initialement prévu pour le vélodrome du Parc Pommery, ouvre ses portes. Les installations sont réparties sur 4 hectares et comprennent : une piste de 300 m entourée de pentes douces plantées de gazon et munies de gradins, à l’intérieur de cette piste, une pelouse avec des pistes, des sautoirs, des barres de suspension, des cordes lisses et des carrés pour la lutte, un gymnase couvert, une piscine de plein air, des salles de consultations médicales, de conférence, de massage, des douches et des vestiaires, une bibliothèque et un laboratoire pour les travaux cinématographiques. Ex-directeur des exercices physiques à l’École des Fusiliers marins de Lorient et inspirateur d’une nouvelle méthode de gymnastique « naturelle », laquelle prône que « les muscles de l’athlète se doivent d’être au contact avec l’air ! », le lieutenant de vaisseau Georges Hébert est nommé directeur technique. Il est secondé dans sa tache par Ernest Guy directeur administratif, Jean Raymond Guasco secrétaire général, douze moniteurs et deux médecins.

153.          ROTHAN (G.). La Politique française en 1866. Les origines de la guerre de 1870. Calmann-Lévy, 1883, in-8°, 482 pp, reliure demi-basane lie-de-vin, dos lisse avec titres et triples filets dorés (rel. de l'époque), bon état

            60

La question danoise ; L'entrevue de Biarritz ; L'alliance de la Prusse et de l'Italie ; Les dernières négociations avant la guerre ; Le gouvernement français au lendemain de Sadowa ; M. Benedetti au quartier général prussien ; M. de Goltz et son action à Paris ; les demandes de compensation ; les préliminaires de Nikolsbourg ; l'attitude de la Russie ; les négociations françaises relatives à Mayence et à la Belgique ; les papiers de Cercey.

154.          SAND (George). Autour de la table. P., E. Dentu, libraire au Palais-Royal, s.d. (1862), in-12, 2 ff. (faux-titre et titre)-354 pp, reliure demi-basane havane, dos lisse avec titres et triples filets dorés (rel. de l'époque), dos uniformément passé, coiffes abîmées, coins émoussés, qqs rares rousseurs, état correct. Edition originale

            30

Contient : Autour de la table. – I et II. Victor Hugo. Contemplations. – III. Madame de Girardin. – IV. Michelet. – V et VI. Ad. Pictet. Du beau dans la nature, l'art et la poésie. – VII. Alexandre Bonneau. Laurent-Pichat. – VIII. Edouard Plouvier, Montanelli, Maxime Du Camp. – Honoré de Balzac. – M. Delatouche. – Béranger. – Fenimore Cooper. – Harriett Beecher Stowe, La Case de l'Oncle Tom. – Eugène Fromentin. Un Eté dans te Saijara. Une année dans te Sahel. – Bêtes et gens (par P.-J. Stahl). – Le Berry : I. Moeurs et coutumes. II. Les Visions de la nuit dans la campagne. III. Les tapisseries du château de Boussac. IV. Les bords de la Creuse.

155.          SAND (George). Flavie. Nouvelle édition. P., Michel Lévy, 1875, in-12, 220 pp, reliure demi-percaline bleue, dos lisse, pièce de titre basane carmin, fleuron, double filet et date dorés en queue (rel. de l'époque), qqs rousseurs, bon état (Oeuvres de George Sand)

            30

156.          SAND (George). Isidora. Nouvelle édition. P., Michel Lévy, 1865, in-12, 286 pp, reliure demi-chagrin vert, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), qqs rousseurs, bon état (Oeuvres de George Sand)

            30

157.          SAND (George). Jacques. Nouvelle édition. P., Michel Lévy, 1869, in-12, 353 pp, reliure demi-percaline carmin, dos lisse avec titres et filets dorés (rel. de l'époque), qqs rousseurs, bon état (Oeuvres de George Sand)

            30

158.          SAND (George). L'Autre. Comédie en quatre actes et un prologue. Représentée pour la première fois à Paris sur le Théâtre impérial de l'Odéon, le 25 février 1870. P., Michel Lévy, 1870, in-8°, iii-115 pp, reliure demi-basane verte, dos lisse avec titres, filets et palette dorés en queue (rel. de l'époque), dos lég. frotté, plats et coupes frottés, C. de bibl., rousseurs éparses, état correct. Edition originale rare sur papier courant (il n'y a eu que 6 ex. sur Hollande)

            60

159.          SAND (George). L'Homme de neige. Deuxième série. Nouvelle édition. P., Michel Lévy, 1861, in-12, 303 pp, reliure demi-basane havane, dos lisse, pièce de titre basane carmin et filets (rel. de l'époque), dos uniformément passé, qqs rousseurs, état correct (Oeuvres de George Sand)

            20

Tome II seul (sur 2).

160.          SAND (George). La Filleule. Nouvelle édition. P., Michel Lévy, 1864, in-12, 324 pp, reliure demi-basane havane, dos lisse avec titres dorés et filets à froid (rel. de l'époque), qqs rousseurs, bon état (Oeuvres de George Sand)

            30

161.          SAND (George). Le Compagnon du tour de France. Nouvelle édition. P., Michel Lévy, 1861, 2 vol. in-12, 257 et 269 pp, reliures demi-basane verte, dos lisse avec titres, tomaisons, triples filets et palettes dorés en queue (rel. de l'époque), dos lég. frottés, coins émoussés, qqs rares rousseurs, état correct (Oeuvres de George Sand)

            45

Roman inspiré par les “Mémoires d'un compagnon” d'Agricol Perdiguier, le récit autobiographique écrit en exil de ce compagnon charpentier chassé par l'Empire.

162.          SAND (George). Les Maîtres mosaïstes. Nouvelle édition. P., Michel Lévy, 1869, in-12, 238 pp, reliure demi-percaline rose, dos lisse, pièce de titre basane noire, fleuron, double filet et date dorés en queue (rel. de l'époque), qqs rousseurs, bon état (Oeuvres de George Sand)

            30

163.          SAND (George). Mademoiselle La Quintinie. P., Michel Lévy, 1863, in-12, xi-347 pp, reliure demi-chagrin havane, dos à 4 faux-nerfs filetés, caissons à froid et titres dorés (rel. de l'époque), coins émoussés, qqs rares rousseurs, bon état. Le faux-titre porte : Oeuvres de George Sand. Edition originale

            40

164.          SAND (George). Simon. La Marquise - Monsieur Rousset - Mouny-Robin - Les Sauvages de Paris. P., Michel Lévy, 1857, in-12, 313 pp, reliure demi-basane verte, dos lisse avec titres, triples filets et palette dorés en queue (rel. de l'époque), dos lég. frotté, coins émoussés, rousseurs éparses, état correct (Oeuvres de George Sand)

            25

Simon Féline, fils de laboureur, est un jeune homme idéaliste et républicain, d'une intelligence bien au-dessus de sa condition. Il ne peut se résoudre à cultiver la terre. Par bonheur, son parrain, Maître Simon Parquet, décide de financer ses études de droit. Maître Parquet a toujours été secrètement amoureux de la mère de Simon, Jeanne, une femme exceptionnelle que tout le monde admire. Fougères, la ville où habitent nos héros, est en émoi. Le châtelain de la région, qui avait fui en Italie au moment de la Révolution, a fait fortune dans le négoce et a pu racheter son château. Tout la ville veut le fêter, excepté Simon en raison de ses idées républicaines. Le Comte arrive avec sa fille, Fiamma. La jeune femme a un caractère farouche et elle défend, elle aussi, les idées républicaines, au grand désespoir de son père. Maître Parquet, qui a organisé le retour du Comte dans son château, est très surpris de constater l'ascendant que Fiamma a sur son père. Malgré les préjugés de classe du Comte, elle le pousse à accepter les visites de la famille Féline au château. Simon et Fiamma se reconnaissent comme deux âmes soeurs, mais tout les sépare. Simon débute dans la carrière d'avocat grâce à son parrain qui lui a laissé sa place. Il peut ainsi assurer son existence et se rapprocher socialement de Fiamma. Cependant, celle-ci refuse le mariage car son coeur renferme un lourd secret. Elle ne veut accepter de son père absolument aucune dot. Maître Parquet négocie, avec le Comte, le mariage de Simon et Fiamma. Il lui affirme, pour mieux le convaincre, qui ne lui sera réclamé aucun argent. Le Comte est furieux de toutes ces manigances. Survient alors l'explication décisive entre le père et la fille. Le Comte a commis, par le passé, un forfait ignoble contre sa femme, la mère de Fiamma. Il l'a vendue à un représentant de l'armée autrichienne pour pouvoir racheter son château. Lors de l'enlèvement, la mère de Fiamma a heureusement été sauvée par un révolutionnaire républicain, le chevaleresque Carpaccio, qui s'avère être le véritable père de Fiamma. Le Comte de Fougères a fermé les yeux sur l'infidélité de sa femme pour qu'elle taise à jamais son crime. Fiamma, elle aussi, ne révélera rien. En échange, elle épousera Simon et renoncera à son héritage.

165.          TAINE (Hippolyte). Le Positivisme anglais. Etude sur Stuart Mill. P., Germer Baillière, 1864, in-12, viii-157 pp, reliure demi-basane fauve, dos lisse, titres et triples filets dorés (rel. de l'époque), dos lég. frotté et passé, rousseurs éparses, bon état. Edition originale

            50

“Lorsque cette étude parut pour la première fois, M. Stuart Mill me fit l'honneur de m'écrire « qu'on ne pouvait donner en peu de pages une idée plus exacte et plus complète du contenu de son livre »... ” (Préface).

166.          TEYSSIER (Arnaud). Louis-Philippe. Le dernier roi des Français. Perrin, 2010, gr. in-8°, 450 pp, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

            20

En dépit d'un règne libéral, pacifique et prospère de dix-huit ans, Louis-Philippe est resté le "roi bourgeois", marqué à jamais du trait assassin de Daumier qui le figurait par une poire. Ne parle-t-on pas parfois, pour le dénigrer, d'un style "louis-philippard" ? Arnaud Teyssier réhabilite ce prince d'une rare lucidité, qui a cherché, à travers l'exercice du pouvoir, à ressaisir la maîtrise d'une histoire nationale vertigineuse. Après les coûteuses expériences de la Révolution et de l'Empire, puis l'échec de la Restauration, il fallait réparer la France et cicatriser les blessures du passé. Louis-Philippe s'est donc efforcé de bâtir une nouvelle monarchie adaptée à une société transformée, jetant les bases de la politique moderne. Comme il arrive. souvent, il a été victime en 1848 de l'élan qu'il était lui-même parvenu à donner. "Cet homme rare", a écrit Victor Hugo, "a su faire du pouvoir malgré l'inquiétude de la France, et de la puissance malgré la jalousie de l'Europe".

20e SIÈCLE

 

167.          BARBUSSE (Henri). Le Couteau entre les dents. Aux intellectuels. Editions Clarté, 1921, in-12, 80 pp, broché, couv. rempliée lég. défraîchie, bon état

            25

Les intellectuels – je parle de ceux qui pensent, et non des amuseurs et des charlatans, parasites et profiteurs de l'esprit – sont les traducteurs de l'idée dans le chaos de la vie. Qu'ils soient savants, philosophes, critiques ou poètes, leur métier éternel est de fixer et de mettre en ordre la vérité innombrable, par des formules, des lois, et des oeuvres. Ils en dégagent les lignes, les directions ; ils ont le don quasi divin d'appeler enfin les choses par leurs noms. Pour eux, la vérité s'avoue, s'ordonne et s'augmente, et la pensée organisée sort d'eux pour rectifier et diriger les croyances et les faits. Par cette utilité sublime, les ouvriers de la pensée sont toujours au commencement du drame interminable qu'est l'histoire des hommes.

168.          BARDÈCHE (Maurice). Les Temps modernes. Les Sept Couleurs, 1956, in-12, 219 pp, reliure pleine basane bordeaux, dos à 4 nerfs, auteur et titre dorés (rel. de l'époque), bon état. Edition originale sur papier d'édition, achevé d'imprimer du 14 avril 1956

            90

"Les régimes que nous appelons démocratiques sont une comédie au même titre que les démocraties populaires. La volonté nationale y est escamotée. Une caste de privilégiés s’y est emparée de la nation. Son pouvoir a pour condition la libre pénétration du pouvoir de l’étranger qui aboutit à notre division politique, à notre impuissance, à notre domestication. Finalement, sous prétexte de liberté, nous n’en sommes plus maître de rien chez nous, ni de nos économies, ni de nos territoires, ni de notre destin. Nous ne sommes plus rien dans nos nations. Les temps modernes, c’est le temps de l’expropriation..." — "... Ce n’est ni plus ni moins qu’une grille de lecture « révisionniste » que Maurice Bardèche applique à la Résistance et à la Collaboration dans sa “Lettre à François Mauriac”, au droit de Nuremberg dans son “Nuremberg ou la terre promise”, à la situation de l’Europe à l’issue de la guerre dans “L'Oeuf de Christophe Colomb”, puis à la civilisation « libérale » tout entière dans “Les Temps modernes”. « Révisionniste » avant la lettre, écrivain qui se dit « protestataire », Maurice Bardèche s’applique systématiquement à inverser les valeurs, les concepts, les situations, dans un projet politique – le fascisme – qui relève plus, chez lui, de l’imagination que de la sordide réalité. Depuis la mort de Brasillach, Bardèche a choisi de regarder le monde à travers un prisme déformant, rêve non seulement le futur mais aussi le passé de l’Europe, et se livre à une patiente opération de chimie qui a pour but d’épurer les expériences fascistes de toutes leurs « impuretés », pour rendre l’idée fasciste acceptable..." (Ghislaine Desbuissons, “Maurice Bardèche : un précurseur du « révisionnisme «, Relations internationales, n° 65, 1991)

169.          BERGIER (Jacques). L'Espionnage politique. Des tables d'écoute au chantage. Tallandier, 1974, in-8°, 231 pp, reliure toile brique de l'éditeur, titres en noir au 1er plat et au dos, jaquette, bon état

            20

WikiLeaks : le “Guardian”, le “New York Times”, le “Spiegel”, le journal “Le Monde” en parlent : Jacques Bergier pourtant nous mettait en garde dans son livre "L'Espionnage politique, des tables d'écoute au chantage" dès 1973... — "Il n'y a pas de vie privée. Bientôt, il n'y aura plus de liberté. Dans tous les pays, quelles que soient leurs structures politiques apparentes, toutes les ressources de l'espionnage ont été tournées par les gouvernements contre les citoyens. La vie privée de ceux-ci est espionnée, surveillée, manipulée. Ouverture du courrier, écoutes téléphoniques, surveillances par microphone et télévision, constitution de dossiers utilisés pour le chantage ou la manipulation : tel est notre monde moderne. L'auteur décrit ces phénomènes en prenant comme exemple principal l'affaire Watergate dont ildévoile les ressorts secrets, jusqu'à présent inconnus en France. Mais ce livre ne se borne pas à cette affaire. Il décrit également l'espionnage politique dans tous les pays du monde et il pose la question : si cela continue, qu'allons-nous devenir ?"

170.          BERTRAND (Louis). Idées et Portraits. La Renaissance classique – Paul Bourget – François de Curel – Paul Adam – Henri de Régnier – Emile Baumann – Le roman d'histoire. Plon, 1927, in-12, xlvii-204 pp, non rogné, reliure demi-chagrin sanguine, dos lisse avec titres dorés et date en queue, filet à froid sur les plats, couv. et dos conservés (rel. de l'époque), bon état. Edition originale, un des 20 ex. numérotés sur Japon (n° 7), premier papier, avant 50 Hollande. Bel exemplaire

            60

Introduction : La Renaissance classique ; Bourget-le-reconstructeur ; La Lorraine dans l'oeuvre de M. François de Curel ; « Le mystère des foules » et l'oeuvre de Paul Adam ; L'Italie dans l'oeuvre de M. Henri de Régnier ; Emile Baumann, romancier catholique ; Sur le roman d'histoire.

171.          BOISDEFFRE (Pierre de). De Gaulle malgré lui. Albin Michel, 1978, in-8°, 244 pp, chronologie, biblio, notes, broché, couv. illustrée, bon état

            25

« Je ne suis pas gaulliste » écrit d'emblée un auteur dont la jeunesse vibra aux temps du RPF, mais qui réserve ce titre à ceux qui risquèrent leur vie pour cette cause. En fait le sous-titre de cet essai pourrait être : « comment résister à sa caste », c'est-à-dire comment s'affranchir du poids d'une éducation conformiste, de la discipline de l'Armée, des souvenirs de l'Empire, des séductions de l'Europe pour lesquels le petit-fils du général de Boisdeffre a des paroles fortes et riches. Là où certains voient le mystère du génie, le mouvement de l'Histoire ou les nécessités de l'Etat, P. de B. cherche une explication psychanalytique qui n'est guère convaincante, en tout cas beaucoup moins que l'évocation de ses propres souvenirs et perplexités de militant, ou de spectateur privilégié d'un héros qui avait un faible pour les gens de lettres." (Revue française de science politique, 1979)

172.          BONNET (Georges). Défense de la Paix. II. Fin d'une Europe. De Munich à la guerre. Genève, Editions du Cheval Ailé, 1948, in-8°, 433 pp, 8 pl. de photos hors texte, broché, reliure demi-toile chagrinée verte, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), bon état

            30

"Avec beaucoup de force et de conviction, G. B. retrace dans ses mémoires son combat pour la paix. Doit-on juger un homme à l'échec de sa politique ? Evitant les justifications reconstruites, G. B. présente un document historique sur la fin de la Troisième République." (Revue française de science politique) — "Ministre des Affaires étrangères d'avril 1938 à septembre 1939, M. Georges Bonnet présente avec une grande loyauté la politique extérieure de la France durant cette période critique. Il apporte ainsi une contribution essentielle à l'histoire des origines du deuxième conflit mondial. Plus que le récit d'un historien : ses souvenirs personnels sont appuyés et complétés par la documentation qu'il avait pu sauvegarder, alors que tant d'archives officielles disparaissaient." (Pierre Genevey, Politique étrangère)

173.          BOURDIEU (Pierre). Sur l'Etat. Cours au Collège de France (1989-1992). Seuil, 2012, gr. in-8°, 657 pp, biblio, index, broché, couv. à rabats, bon état

            20

Transversale à l'oeuvre de Pierre Bourdieu, la question de l'Etat n'a pu faire l'objet du livre qui devait en unifier la théorie. Or celle-ci, à laquelle il consacra trois années de son enseignement au Collège de France, fournit à bien des égards la clé d'intégration de l'ensemble de ses recherches : cette "fiction collective" aux effets bien réels est à la fois le produit, l'enjeu et le fondement de toutes les luttes d'intérêts. Dévoilant les illusions de la "pensée d'Etat", vouée à entretenir la croyance en un principe de gouvernement orienté vers le bien commun, il se montre tout autant critique à l'égard de l'"humeur anti-institutionnelle", prompte à résumer la construction d'un appareil bureaucratique à une fonction de maintien de l'ordre social. Mais cette transcription donne aussi à lire un "autre Bourdieu", d'autant plus concret et pédagogue qu'il livre sa pensée en cours d'élaboration.

174.          BRUGÈRE-TRÉLAT (Vincent). Budapest (1956). La Table Ronde, 1966, gr. in-8°, 362 pp, une carte, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. L'histoire contemporaine revue et corrigée)

            25

"M. Brugère-Trélat a eu l'heureuse idée de consacrer presque autant de pages aux douze années qui ont précédé la révolution de Hongrie qu'aux douze jours qui se sont écoulés entre son déclenchement, le 23 octobre, et sa liquidation par l'Armée Rouge. On y trouve quantité d'indications très justes sur le climat vécu de ces événements. (...) De tous les auteurs qui ont écrit sur cette révolution, M. B.-T. est, à ma connaissance, celui qui a le mieux dominé son sujet." (Guy Turbet-Delof, Esprit, 1967)

175.          CHAPONNIÈRE (Corinne). Les quatre coups de la Nuit de cristal. Paris, 7 novembre 1938, L'affaire Grynzpan-vom Rath. Albin Michel, 2015, in-8°, 332 pp, préface d'Annette Wieviorka, 16 pl. de photos hors texte, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

            15

Du 9 au 10 novembre 1938, les synagogues flambent de Munich à Rostock. L'un des pires pogroms de l'histoire allemande vient de commencer. Pour justifier cette explosion de violence, les nazis n'invoquent qu'un motif : l'attentat commis au coeur de Paris par un jeune juif polonais contre un diplomate du Reich. L'assassin a dix-sept ans, sa victime vingt-neuf. Pourquoi Herschel Grynszpan a-t-il tiré sur Ernst vom Rath ? Dès le lendemain de l'attentat, avant même que l'Allemagne ne déclenche ses représailles impitoyables, la question est sur toutes les lèvres. Coup d'éclat pour venger un peuple persécuté ? Coup d'envoi d'une offensive d'envergure ? Coup de tête tout personnel ? Coup monté par ceux auxquels profitera le crime ? Que s'est-il passé à Paris le 7 novembre 1938 ? Qui a sonné l'hallali de la Nuit de cristal ? Remontant aux sources de chacune des thèses en concurrence, Corinne Chaponnière entraîne le lecteur dans une enquête vertigineuse sur l'un des épisodes les plus mystérieux de l'avant-guerre où la vengeance, la propagande, le sexe et la raison d'Etat se disputent férocement le fin mot de l'histoire.

176.          Collectif. Histoire sommaire du parti communiste de Tchécoslovaquie. Prague, Agence de presse Orbis, 1980, gr. in-8°, 369 pp, reliure toile éditeur, jaquette, bon état

            30

Préparé par l'Institut de marxisme-léninisme du Comité central du Parti communiste de Tchécoslovaquie et l'Institut de marxisme-léninisme du Comité central du Parti communiste de Slovaquie.

177.          DARBOISE (Jean-Michel), Maurice HEYNAUD, Jacques MARTEL. Officiers en Algérie. Maspero, 1960, pt in-8°, 113 pp, postface de Robert Barrat, broché, couv. à rabats (lég. frottée), bon état (Coll. Cahiers Libres)

            20

Trois jeunes officiers de réserve font le point de leur “pacification”.

178.          DECOUX (Jean). Adieu Marine. Borda, 1901 – Gouvernement Général de l'Indochine, 1945. Plon, 1957, in-8°, iv-412 pp, 5 cartes, un document en fac-similé et 9 photos hors texte, broché, couv. illustrée, état correct. Edition originale, ex. du SP, envoi a.s.

            30

Mémoires de l'Amiral Decoux sur sa carrière d'officier de marine de 1901 à 1947. Jean Decoux a commencé sa carrière navale à 17 ans, en 1901, à bord du navire-école le “Borda”, il est enseigne de vaisseau sur le croiseur “Dessaix” lorsque celui-ci participe aux premières opérations de la campagne du Maroc en 1907. La même année, il est nommé second du sous-marin “Thon”. En 1911-1912, il participe avec la canonnière “Surprise” à la campagne de guerre au Maroc. Pendant la Première Guerre, il commande le sous-marin “Volta” puis la canonnière d'escorte “Gracieuse”. Il participe ensuite à la campagne du Levant, commande un croiseur puis une division de croiseurs et, en 1939, est commandant en chef des Forces navales françaises en Extrême-Orient. La période durant laquelle il fut à la tête de l'Indochine n'est traitée ici qu'en 4 pages.

179.          DOMINIQUE (Pierre) et Carlo RIM. Monsieur le Parlement. Pamphlet. Avec 100 dessins de Carlo Rim. P., Baudinière, 1928, in-12, 320 pp, 100 dessins (caricatures) dans le texte par Carlo Rim, reliure demi-basane verte, dos à 4 nerfs, titres dorés, couv. illustrée conservée, bon état

            25

Les tares fondamentales du régime républicain selon Pierre Dominique qui écrit par exemple que sous le Cartel des gauches (1924), Léon Blum avait en permanence « les lèvres humides des baisers que chaque jour lui donnaient Herriot et Painlevé ».

180.          FORD (Henry). Ma vie et mon oeuvre. Payot, 1925, in-8°, xvi-317 pp, préface de Victor Cambon, un portrait en frontispice et 3 pl. de photos hors texte, broché, bon état

            30

"Quand je me rendais en ville dans notre charriot, j'emportais toujours une pleine poche de ferraille: boulons, rondelles et autres pièces de mécanique. Souvent aussi une montre brisée que je m'efforçais de réparer. A treize ans, je réussis pour la première fois à en arranger une assez bien pour qu'elle marquât l'heure. Quand j'atteignis mes quinze ans, jetais capable de faire pour ainsi dire n'importe quelle réparation d'horlogerie, bien que mes outils fussent des plus grossiers. Ce que l'on peut apprendre ainsi, rien qu'à monter et démonter un objet est inappréciable..." — "Henry Ford est au premier chef un self-made-man, un autodidacte, comme nous disons, non sans quelque pédantisme qu'il remplace, lui, par un humour très suggestif ; et c'est précisément parce que sa personalité n'a été ni déformée par l'empreinte d'une école, ni imbue de préjugés sociaux que “Ma vie et mon oeuvre” constitue la libre émanation d'une intelligence supérieure, à la fois primesautière et réfléchie, indépendante et disciplinée, réaliste et profondément humaine..." (Paul Cambon, préface)

181.          GARÇON (Maurice). Plaidoyer contre la censure. Jean-Jacques Pauvert, 1963, in-8° étroit, 41 pp, broché, couv. à rabats, bon état

            20

Plaidoyer pour Jean-Jacques Pauvert pour la publication d'oeuvres du marquis de Sade. On trouve en appendice le texte de la loi du 16 juillet 1949, sur les publications destinées à la jeunesse.

182.          GOLDSTEIN (Fred). L'Irgoun. Avant-propos de Christian Bernadac. Préface de Menahem Begin. France-Empire, 1980, in-8°, 313 pp, broché, bon état

            25

Un film d'Otto Preminger, “Exodus”, un livre d'Arthur Koestler, “La Tour d'Ezra”, des mémoires fragmentaires, c'est tout ce dont on dispose en Occident sur la lutte armée de l'Irgoun Tsvaï Léoumi, l'organisation secrète juive, dont le combat a abouti à l'expulsion de la Grande-Bretagne de Palestine et à la création de l'Etat d'Israël. “L'Irgoun” comble cette lacune en décrivant toute la longue et sanglante épopée de ce groupe juif, dont le nom continue à frapper les imaginations. L'utilisation de la force comme outil d'une politique a, pendant longtemps, été étrangère à l'esprit des populations juives des ghettos d'Europe et d'Asie. Le livre de F. Goldstein retrace la naissance et le lent cheminement de cette idée, l'apprentissage de la lutte armée comme seul moyen de défense contre les violences arabes dès le début de la colonisation juive, l'affrontement au sein du peuple juif de la tradition pacifiste et du renouveau guerrier.

183.          GRÉMION (Pierre). Intelligence de l'anticommunisme. Le Congrès pour la liberté de la culture à Paris, 1950-1975. Fayard, 1995, gr. in-8°, 645 pp, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Pour une histoire du XXe siècle)

            30

Le Congrès pour la liberté de la culture a constitué une pièce centrale de la politique culturelle et idéologique américaine en Europe après la Seconde Guerre mondiale. Peu connu du grand public, il avait pour vocation de résister à l'attraction que le communisme et le progressisme exerçaient alors sur nombre d'intellectuels. Son succès fut réel mais fragile, et sans cesse menacé. Ce livre est une approche originale et novatrice pour évoquer la guerre froide dans le domaine des idées.

184.          GUIKOVATY (Emile). Mao, réalités d'une légende. P., Laffont/L'Express, 1976, in-4°, 339 pp, préface de Simon Leys, nombreuses illustrations en noir et en couleurs, dans le texte et à pleine page (iconographie choisie par René Viénet et Francis Deron), reliure simili-cuir carmin de l'éditeur, titre doré au dos, idéogramme doré au 1er plat, jaquette illustrée en couleurs, bon état

            40

Né en 1920, E. Guikovaty avait été le correspondant à Pékin de l'Agence France-Presse de 1964 à 1966. Son très beau livre, “Mao, réalités d'une légende”, propose une riche iconographie réunie par R. Viénet et F. Deron.

185.          GUIKOVATY (Emile). Tito. Hachette, 1979, in-8°, 350 pp, 8 pl. de photos hors texte, 5 cartes, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Les Grands aventuriers)

            25

Cette biographie s'arrête en fait à la prise du pouvoir par Tito en 1945. Quelques pages seulement évoquent l'après-guerre. — "Tout a servi Josip Broz-Tito : les circonstances, la naïveté de ses adversaires, une chance extraordinaire. Mais il a su en tirer parti avec un art et une intuition qui forcent au moins l'étonnement : l'ex-mécano croate, sergent-major dans l'armée de l'empereur François-Joseph, a adhéré tardivement au communisme – à plus de 30 ans. Éduqué dans l'idéologie de Moscou sous la férule stalinienne, il a toujours gardé un esprit pragmatique et miraculeusement surmonté tous les obstacles. C'est ainsi que, dans « les jours les plus pénibles », Tito, fonctionnaire de l'Internationale communiste (Komintern), échappa aux purges staliniennes de 1936-1939. Au lendemain de l'entrée en guerre de l'Union soviétique, en mai 1941, il crée le mouvement des Partisans yougoslaves, d'abord dans les montagnes de Serbie, puis en Bosnie-Herzégovine. Il prend le dessus sur son rival Draza Mihailovic, leader du mouvement patriotique serbe, les Cetniks, qu'il réussit à présenter comme un « collaborateur ». En mars 1943, il entame des négociations pour une trêve avec l'Abwehr (Services secrets allemands) sans que Moscou ni Londres en soient avertis. Deux ans plus tard, il échappe à l'enfer de la Sutjeska dans lequel son armée fut presque entièrement engloutie. Il gagne ensuite à sa cause W. Churchill, qui lui fournit une aide décisive pour la conquête du pouvoir, avant de comprendre que le chef des communistes yougoslaves l'a joué de façon magistrale. Et la victoire obtenue, la révolution yougoslave subit la loi universelle des révolutions qui dévorent leurs propres fils." (4e de couverture)

186.          HEIDEN (Konrad). Les Vêpres hitlériennes. Nuits sanglantes en Allemagne. P., Fernand Sorlot, 1939, in-12, 190 pp, traduit de l'allemand, broché, couv. illustrée, bon état. Ce livre sera bien entendu interdit par les autorités allemandes dès septembre 1940 (dans la fameuse "Liste Otto").

            50

"Peu de temps après les pogroms de novembre 1938, le journaliste et historien Konrad Heiden a écrit ce livre dans lequel il donne un compte rendu détaillé des événements terribles qui ont marqué la transition de la discrimination sociale à la persécution systématique des Juifs en Allemagne. L’étude de Heiden est basée sur de nombreux récits de témoins recueillis auprès du Centre de documentation juif, du Parti social-démocrate en exil ainsi que sur des articles de la presse étrangère et sur une analyse de la presse nazie. En 1938, Konrad Heiden vivait déjà en exil à Paris. Il avait suivi de près la montée du national-socialisme depuis ses débuts à Munich dans les années 1920, en le décrivant minutieusement dans plusieurs livres. Sa biographie de Hitler, parue en deux volumes, fut publiée en 1936 et 1937 par Europa Verlag à Zurich. Les pages introductives représentent la scène inquiétante où cinquante-cinq mille jeunes gens prêtent serment au Führer dans le cadre de leur cérémonial d’admission dans la SS (l’élite des forces armées de Hitler) pour aller ensuite commettre cette même nuit du 9 novembre 1938 des atrocités systématiques contre la population juive. « La lueur des flambeaux éclaire, sur leur casquette noire, une tête de mort argentée. Le Reichsführer Himmler va leur faire prêter serment. Ils entrent aujourd’hui dans cette communauté qui règne silencieusement sur l’Allemagne. Ils seront désormais membres de la mystérieuse, redoutable et toute puissante SS. La SS ne célèbre point de fêtes bruyantes. Elle ne chante ni ne festoie aux grands jours du parti. Elle règne, silencieuse, froidement, presque imperceptiblement ; et celui sur qui se pose son regard de serpent disparaît sans bruit de l’horizon, du monde, et de la vie, peut-être. “Beaucoup ne nous aiment pas, mais tous doivent nous craindre”, a dit Himmler. » (Elizabeth Zimmerman, 2014)

187.          HITLER (Adolf). Mein Kampf. Unexpurgated Edition. Two Volumes in One. First Volume : A Retrospect. Second Volume : The National Socialist Movement. New Delhi, A.B.C. Publishing House, 1968, in-8°, 567 pp, translated and annotated by James Murphy, index, broché, un dessin en noir représentant le visage du dictateur en couverture, dos et 1ère garde scotchés, sinon bon état. Texte en anglais

            30

"En Inde, Mein Kampf est disponible partout, sur les étals de rue, dans les gares. En anglais et dans presque toutes les langues du sous-continent. Comment l’expliquer ? Ici, l’antisémitisme n’est pas un sujet. Comme le soulignait récemment le président de la communauté juive de Bombay, «nous n’avons jamais été persécutés par une caste ou une religion quelconque». On ne peut donc pas avoir recours à l’argument invoqué pour rendre compte du succès comparable de Mein Kampf dans les pays musulmans, de la Turquie à l’Indonésie, en passant par l’Egypte et le Bangladesh. Pour la plupart des Occidentaux et des adversaires du président Modi, le succès de Mein Kampf est imputable aux dérives du nationalisme hindou. On l’a peut-être oublié, en 2005, l’actuel président indien, Narendra Modi, alors Premier ministre du Gujarat, s’était vu interdire l’accès au sol américain. Selon le représentant démocrate John Conyers, le département d’Etat avait «évalué le rôle de Modi et de son gouvernement dans la promotion d’idées de suprématie raciale, de haine raciale et de l’héritage du nazisme en finançant des manuels scolaires où le nazisme est glorifié». Narendra Modi appartient à la tendance dure de l’hindouisme, qui prône la supériorité des Indiens «aryens». (...) Mais Shivam Vij, un journaliste indépendant vivant à New Delhi, peu suspect de tendresse à l’égard du BJP, ne croit pas que le succès de Mein Kampf doive être entièrement imputé aux dérives du nationalisme hindou. Sur une suggestion d’un ami historien d’art, il invoque un tout autre phénomène : l’«iconophilie». Les Indiens adorent s’approprier les images de personnages célèbres, même quand ceux-ci n’ont rien à voir avec leurs convictions. Ainsi, un homme d’affaires en vue a appelé son fils «Che», comme Che Guevara. Le BJP s’est approprié l’image d’Ambedkar, alors que cette grande figure de l’histoire indienne, avocat des intouchables, avait répudié l’hindouisme et avait affirmé haut et fort que le système des castes ne pourrait jamais être éradiqué tant que cette religion dominerait. «La plupart des Indiens qui achètent Mein Kampf ne le lisent pas, écrit Shivam Vij. Le personnage de Hitler fascine le propriétaire du livre, et il l’expose dans son salon.» Mein Kampf, trop kitsch !" (Olivier Postel-Vinay, Libération, 26 avril 2016)

188.          KOCH (Henri). Histoire de la Banque de France et de la monnaie sous la IVe République. Dunod, 1983, gr. in-8°, xv-438 pp, biblio, index, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état

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"La Banque de France qui une première fois, en 1929, avait fait écrire son histoire dans un livre resté fameux – le “Ramon” – s'est ouverte à nouveau en autorisant Henri Koch à se livrer à une entreprise semblable pour la période 1944-1958. Riche d'une expérience de quarante-trois ans à la Banque de France (...) cet auteur a fait de son livre un ouvrage irremplaçable".

189.          LEWIN (Moshe). Le dernier combat de Lénine. Editions de Minuit, 1978, in-8°, xiv-171 pp, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Arguments)

            25

En décembre 1922, Lénine est frappé par une hémiplégie. Malade, il doit combattre contre l'appareil du Parti communiste, son parti. Le secrétaire général Staline, tente de lui interdire l'accès aux informations sur les activités du gouvernement soviétique. Lénine prend conscience que la «dictature du prolétariat» devient la domination de quelques hommes et se rapproche de Trotsky pour lutter contre le nationalisme «grand-russe» et la puissance croissante de la bureaucratie. Pendant douze semaines, il va essayer d'enrayer la dégénérescence de l'URSS. Il dicte à ses secrétaires, quasi clandestinement, des notes, des lettres et notamment son «testament» dans lequel il préconise la mise à l'écart de Staline. Un testament qui sera ensuite caché et dont on niera l'existence. Le 21 janvier 1924, Lénine meurt. Joseph Staline peut triompher. Ce n'est qu'en 1956 que les autorités soviétiques reconnaîtront les «crimes de Staline». Puis le «testament» est à nouveau rendu public. Il faudra attendre encore près de dix ans pour que soit publié le «Journal des secrétaires de Lénine» que Moshe Lewin a contribué à faire traduire et connaître dès 1965. Dans ce livre, loin des visions manichéennes, Moshe Lewin décrit le combat de Lénine, son dernier combat, contre ce qui se dessine : la contre-révolution stalinienne.

190.          LUXEMBURG (Rosa). La Crise de la social-démocratie. Brochure de Junius. Spartacus, 1994, in-8°, 171 pp, présentation par Ernest Everhard, broché, couv. illustrée, bon état

            25

À partir de 1913, Rosa Luxemburg s’engagea dans une campagne vigoureuse de dénonciation du militarisme allemand et des risques de guerre. En février 1914, elle fut condamnée à un an de prison pour incitation de soldats à la désobéissance, mais la sentence ne fut pas exécutée immédiatement. Dès le ralliement de la majorité du parti à la politique de guerre, elle rassemble ceux de ses membres les plus déterminés à s’y opposer. Mais en février 1915, elle est incarcérée à Berlin, et c’est en prison, en quelques semaines, qu’elle écrit cette analyse des causes de la guerre mondiale et de l’effondrement de la social-démocratie et de l’Internationale et des conséquences qu’on peut en tirer pour le mouvement ouvrier. Dans les conditions difficiles imposées par la clandestinité, l’arrestation ou la conscription des militants qui lui étaient proches, ce texte ne sera diffusé qu’après sa sortie de prison en 1916, sous le pseudonyme de Junius, déjà utilisé par un pamphlétaire anglais du XVIIIe siècle pour dénoncer la politique du roi Georges III et la corruption des milieux dirigeants.

191.          MOLNAR (Miklos). De Béla Kun à Janos Kadar. Soixante-dix ans de communisme hongrois. Presses de la FNSP, 1987, in-8°, 335 pp, biblio, index, broché, bon état

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"L'historien suisse, d'origine hongroise, Miklos Molnar, était jusqu'en 1956 à Budapest rédacteur en chef de la Gazette littéraire (Irodalmi Ujsaag). Il a publié de nombreux livres sur le marxisme et le mouvement ouvrier en Hongrie. En 1968, dans “Victoire d'une défaite, Budapest 1956” (Paris, Fayard, 1968), il avait évoqué les acteurs du drame : le peuple hongrois, les intellectuels, « une élite sentimentale », l'appareil du parti communiste. Il reprend aujourd'hui l'étude systématique de ce parti hongrois, depuis Bêla Kun et la République des Conseils de 1919. Il montre les tentatives de le greffer sur une société hongroise qui le rejette. (...) Dans ce livre brillamment écrit, scrupuleusement honnête et impartial, les portraits des trois principaux dirigeants, Bêla Kun, Imre Nagy, Janos Kadar offrent un mélange d'ombre et de lumière. Le peuple hongrois est toujours présent à l'arrière-plan, témoin et victime d'une histoire tragique qui ne l'a pas épargné depuis 1918. Ce livre n'est pas seulement une histoire du Parti communiste hongrois, mais aussi une réflexion profonde et concrète sur les déchirements de l'Europe centrale." (Bernard Michel, Annales ESC, 1988)

192.          PETITFRÈRE (Ray). Pas à pas avec Hitler. Tome 1. Presses de la Cité, 1974, in-8°, 435 pp, préface de Alain Decaux, 48 pl. de photos hors texte, un tableau d'ensemble des itinéraires que parcourut Hitler à travers l'Europe, index des lieux visités par Hitler, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état

            25

Tome I seul (sur 3) — Ce premier tome traite essentiellement de la jeunesse d'Hitler en Autriche, puis de sa lutte pour le pouvoir en Bavière. Il nous présente ensuite en France, en Belgique le vainqueur de 40, puis pendant quelques instants, comme à la dérobée, le vaincu de 1944 alors que Rommel essaie vainement de lui faire entendre la vérité.

193.          PHILIPPON (Jean). La Nuit des longs couteaux. Histoire d'une intox. Armand Colin, 1992, fort in-8°, 436 pp, glossaire, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Ouvrage issu de thèse)

            30

La Nuit des longs couteaux ? De Müzenberg, génie de l'agit-prop, à Brecht, Visconti ou Marlis G. Steinert, le même scénario a été présenté : une bonne dose de lutte des classes, un diktat des généraux au Führer ou une mystérieuse convergence des intérêts de la Réaction et de Hitler, avec un zeste de barbarie germanique. Un vrai roman : mais la réalité dépasse cette fiction... — "Version abrégée d'une thèse de doctorat mettant à jour des éléments jusqu'alors mal connus de la « nuit des longs couteaux » (29-30 juin 1934) et de l'élimination de Rohm et des SA par le chancelier Hitler. Ce travail se fonde sur un dépouillement exhaustif de la littérature existant à ce sujet. Il apporte en outre des informations inédites tirées de pièces administratives de toutes espèces : archives régionales, télégrammes de police en particulier, provenant de fonds situés pour l'essentiel dans l'ancienne Allemagne de l'Ouest (ces archives de l'ex-RDA étant demeurées inaccessibles à l'auteur). Hors cette lacune, un éclairage à peu près définitif sur l'écrasement de l'aile «révolutionnaire» du national-socialisme allemand." (Revue française de science politique, 1997)

194.          RADEK (Karl). Les Voies de la Révolution russe. Précédé d'un article de l'auteur, “Les forces motrices de la Révolution russe”. EDI, 1972, in-8°, 90 pp, traduction de J.-M. Brohm, préface de Fritz Belleville, broché, bon état

            30

"Ce volume se compose d'une étude sur « Les forces motrices de la Révolution russe » qui date de 1917 et d'un essai sur « Les voies de la Révolution russe » qui date de 1922. Le premier texte consiste en une sorte de catalogue analytique qui eut pour but de vérifier si 1917 en Russie constituait bien une situation révolutionnaire ; le second texte, plus intéressant, tente de dresser cette fois une sorte de bilan, alors même que l'élan révolutionnaire se trouve dans le creux de la vague. On y lira tous les thèmes importants de discordance entre les différentes tendances de l'extrême-gauche, analyse toujours actuelle. Par exemple, alors qu'en 1922, Staline ne détient pas encore véritablement les rênes du pouvoir, Radek envisage les limites de cette révolution en fonction de la question fondamentale du rôle d'un pays non développé, qui commence la révolution socialiste, mais demeure isolé. Un ouvrage instructif donc, sur une époque mouvementée qui verra Radek exclu du PCUS comme trotskyste, réintégré, condamné en 1937 et enfin porté disparu sans que l'on sache les circonstances de sa mort." (Michel Boisset, Tiers-Monde, 1973)

195.          SERGE (V. Kibaltchitch, dit Victor). 16 fusillés à Moscou. Zinoniev, Kamenev, Smirnov... (1936). La tragédie des écrivains soviétiques et autres textes. Spartacus, 1984, pt in-8°, 176 pp, un portrait de Victor Serge, broché, bon état

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“16 fusillés à Moscou” de Victor Serge relate le premier grand procès-spectacle de Staline, celui qui aboutit à la liquidation de figures historiques du bolchevisme comme Zinoviev, Kamenev et Smirnov. Victor Serge, emprisonné et déporté en Sibérie, vient à peine d’être libéré par l’Union soviétique, après une campagne internationale de plusieurs années.

196.          SPEER (Albert). Journal de Spandau. Laffont, 1975, fort in-8°, 554 pp, traduit de l'allemand, 24 pl. de photos hors texte, broché, qqs rares annotations crayon, bon état (Coll. Vécu)

            25

Condamné par le tribunal de Nuremberg à vingt années de réclusion dans la prison interralliée de Spandau, à Berlin, Albert Speer, architecte et ami de Hitler, a tenu son journal au jour le jour.

197.          TARR (Francis de). Henri Queuille en son temps (1884-1970). Biographie. La Table Ronde, 1995, gr. in-8°, 822 pp, 16 pl. de photos et documents hors texte, notes, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

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"Le destin d'Henri Queuille est à bien des égards singulier. Sous la Troisième République, son destin de notable et sa réussite de parlementaire, qui en firent, durant l'entre-deux-guerre, un incontournable ministre de l'Agriculture, auraient pu s'achever, comme pour beaucoup de ses pairs radicaux, dans le naufrage d'un régime qu'il incarnait suffisamment pour être passé tout près de l'Elysée. Pourtant, sa carrière politique rebondit, grâce à sa participation à l'aventure de la France Libre, tout aussi réfléchie que distante. Et le régime trouva en lui un infatigable défenseur, le portant à plusieurs reprises à la présidence du Conseil, même si, à son grand dam, la consécration suprême se déroba une fois de plus. (...) L'immense entreprise que constitue cette biographie rigoureuse vient heureusement combler un vide, celui de la connaissance du parcours d'un homme politique de premier plan, étrangement disparu du panthéon des grands hommes d'un régime républicain dont il fut l'un des plus ardents défenseurs, dans la durée, mais aussi et surtout dans l'attachement à une incontestable droiture républicaine." (Edouard Lynch, Vingtième Siècle, revue d'histoire, 1997)

198.          TROTSKY (Léon). Europe et Amérique, suivi de Où va l'Angleterre. P., Anthropos, 1977, in-8°, xxix-110 et 246 pp, préface de Pierre Naville, traduction de Victor Serge, broché, bon état (Coll. Marxisme d'hier et d'aujourd'hui)

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Reproduction des éditions de la Librairie de l'Humanité de 1925 et 1926, augmentés d'une préface de Pierre Naville. — "... C'est le bolchevisme qui mettra fin aux représentations stéréotypées que les marxistes se sont faites de l'Amérique. Avec le thème du « maillon le plus faible de la chaîne impérialiste », la liaison mécanique que les théoriciens de la IIe Internationale établissaient entre le degré de développement du capitalisme et la maturation des conditions de la révolution se trouve rompue. Les U.S.A. cessent d'être considérés comme étant « nécessairement » le pays le plus proche de la révolution et, entre 1924 et 1926, dans des textes que les éditions Anthropos viennent de publier à nouveau avec une préface de P. Naville qui en souligne vigoureusement la portée, L. Trotsky inverse même les positions traditionnelles du marxisme. L'affaiblissement du capitalisme européen consécutif à la guerre fait des U.S.A. la citadelle du capitalisme mondial et le capital américain, disputant la suprématie à l'impérialisme britannique sur le déclin, se prépare à vassaliser l'Europe et à donner naissance à une superpuissance mondiale qui ne pourra pas être défaite par le mouvement révolutionnaire avant que ne se soit formé un bloc des États-Unis socialistes d'Europe appuyé sur les nations socialistes d'Asie. A bien des égards la pensée de Trotsky apparaît ici, non pas certes comme prophétique, mais comme anticipatrice : si Europe et Amérique contient un grand nombre de pronostics erronés on ne peut qu'être frappé de la clairvoyance avec laquelle Trotsky avait, avec vingt ans d'avance, analysé certains des aspects de la redistribution des forces qui se préparaient au sein du monde capitaliste..." (P. Souryi, Annales ESC, 1972)

199.          TROTSKY (Léon). La révolution permanente. Editions de Minuit, 1975, in-8°, 201 pp, broché, couv. illustrée, dos lég. abîmé, bon état (Coll. Arguments)

            20

La révolution permanente est un mot d'ordre lancé par Karl Marx puis développé en théorie par Trotsky et Parvus pour désigner le processus par lequel la révolution ne s'arrête pas tant qu'elle n'a pas atteint tous ses objectifs. Cela signifie en particulier, pour Trotsky, que les révolutions de notre temps ne sauraient s'arrêter à des réalisations nationales et bourgeoises, et que le prolétariat s'emparera du mouvement pour entreprendre une révolution mondiale et communiste.

200.          TROTSKY (Léon). La révolution trahie. Editions de Minuit, 1994, in-8°, 206 pp, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Arguments)

            20

Essai rédigé par Léon Trotsky, alors en exil en Norvège et avant son départ aux Etats-Unis, en 1936, peu avant le premier procès de Moscou. Il s'agit d'une analyse fouillée de l'économie (mais faite depuis l'étranger) et de la société soviétique visant à déterminer la nature de l'URSS stalinienne, qui n'est ni capitaliste, ni pleinement socialiste d'après lui. L'ouvrage fut traduit en français par Victor Serge et parut chez Grasset en octobre 1936.

201.          VALLAT (Xavier). Le nez de Cléopâtre. Souvenirs d'un homme de droite, 1918-1945. Les Quatre Fils Aymon, 1957, in-8°, 308 pp, préface de Charles Maurras, broché, couv. illustrée, bon état

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Table : Avant-propos ; La souche ; La Chambre bleu-horizon ; Léon Daudet ; L'Action française ; On changerait plutôt le coeur de place ; L'Affaire Stavisky et le 6 février : Les Croix de Feu ; La Fédération Nationale Catholique ; Le séparatisme rhénan ; La Hongrie, bastion de l'occident ; Eté 1940, la Légion Française des Combattants ; Le problème juif , La constitution voulue par le Maréchal ; Annexes. — D’abord associé au gouvernement de Vichy comme secrétaire général aux anciens combattants, Xavier Vallat (1891-1971) prend, fin mars 1941, la tête du Commissariat général aux questions juives, nouvellement créé. Il développe la politique antisémite de Vichy, prenant notamment en charge le second statut des juifs et leur recensement (2 juin 1941) ainsi que la loi du 22 juillet 1941 qui organise l’appropriation des biens juifs par l’état français. Partisan d’une exclusion des juifs de toute responsabilité au sommet de l’Etat, il ne partage pas les préoccupations raciales des nazis : les autorités allemandes, le jugeant trop modéré, imposent en 1942 son remplacement par Louis Darquier de Pellepoix. Du 29 juin au 19 août 1944, il remplace Philippe Henriot au micro du Radio-Journal de Vichy.

202.          VENTEJOL (Gabriel), Robert BLOT, Jacques MÉRAUD. Rapport de la Commission d'étude d'un prélèvement sur les fortunes. UGE, La Documentation française, 1979, in-12, 398 pp, broché, bon état (Coll. 10/18). Inédit paru directement au format de poche

            15

Depuis près d’un siècle, le problème de l’imposition de la fortune fait l’objet en France de controverses vives et passionnées : le projet de loi de Joseph Caillaux, ministre des Finances en 1914 ne vint jamais en discussion devant la Chambre des députés ; repris en 1924 par le Cartel des Gauches, il n’aboutit point. De nouvelles propositions furent formulées après la Seconde Guerre ; le débat repris de son acuité lorsque en 1972 les partis de l’opposition firent figurer cette proposition dans leur programme. Conformément à l’engagement qu’il prit lors de la campagne pour les élections législatives de mars 1978, le Premier ministre Raymond Barre désigna en juillet 1978 une commission de trois personnalités pour étudier ce problème. Il a déposé le rapport sur le bureau des deux assemblées parlementaires en décembre de la même année. Ce rapport, qui est intégralement publié dans le présent ouvrage, constate que la création d’un impôt annuel et général sur la fortune des Français présenterait des risques sérieux sur le plan économique sans offrir d’avantages évidents sur le plan social. Cependant, pour contribuer à une réduction des inégalités patrimoniales, la commission suggère d’entreprendre une réforme des droits de succession.

203.          VERCORS (Jean Bruller, dit). Cent ans d'histoire de France, 1862-1962. 1. L'apogée de la République (1862-1932), ou Moi, Aristide Briand. Essai d'autoportrait – 2. L'Après-Briand (1932-1942). Les occasions perdues ou l'étrange déclin – 3. Briand-l'oublié (1942-1962). Les nouveaux jours. Esquisse d'une Europe. Plon, 1981-1984, 3 vol. gr. in-8°, 332, 266 et 460 pp, 48 pl. de photos hors texte, biblio, brochés, couv. illustrées, bon état

            60

Complet — "Moi, Aristide Briand" n'est pas une biographie comme les autres. Briand n'ayant pas laissé de Mémoires, Vercors, en écrivain de grande classe expert à saisir de l'intérieur les hommes et les choses, s'est substitué à lui pour nous donner ici la plus vraie des autobiographies. Était-il manière moins infidèle de raconter une vie, de comprendre un destin, que de rendre ainsi la parole à celui qui demeure l'une des plus hautes figures de l'histoire contemporaine ? La rencontre est exceptionnelle et la réussite totale, car la sympathie ne masque jamais le regard critique. Et Aristide Briand, avec son éternelle cigarette entre les lèvres, est là tout entier, vivant dans son temps. Du jeune avocat de Saint-Nazaire, aux prises avec un « scandale » amoureux, au diplomate des accords de Locarno, deux grandes passions dominent cette vie et cette carrière politique bien remplie. La passion d'unifier et la passion de la paix. Avant la guerre, voici l'ami de Jaurès – avec lequel il rompra dans la tristesse – œuvrant pour l'union du socialisme français. Après la guerre, voici l'apôtre du désarmement, avec son horreur de la « guerre inhumaine », voulant redonner ses chances à l'Europe meurtrie. Le prix de ce grand livre est de montrer que ces passions, ces combats ont été portés par une même et longue fidélité. Un portrait aux mille facettes, où revit de la façon la plus vivante toute une époque.

204.          VIDALENC (Georges). Aspects du mouvement syndical français. P., Editions Force Ouvrière, 1976, in-12, 144 pp, biblio, broché, bon état

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Publié par la C.G.T. Force Ouvrière pour la Confédération internationale des syndicats libres.

1ère GUERRE MONDIALE

 

205.          CERISIER (Albert). Nous progressons vers Gallipoli. P., Eugène Figuière, 1930, in-12, 253 pp, broché, bon état. Rare

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Par Albert Cerisier, alors dans les rangs du 148e régiment d'infanterie de l'Armée d'Orient.

206.          [Chirurgie de guerre] – CHATELIN (Charles). Les Blessures du Cerveau. Formes cliniques. P., Masson et Cie, 1918, pt in-8°, 200 pp, 2e édition remaniée et augmentée, préface du professeur Pierre Marie, 39 figures dans le texte et à pleine page, 2 pl. de photos hors texte, reliure demi-chagrin noir, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), bon état (Coll. Horizon - Précis de médecine et de chirurgie de guerre). Rare

            60

Voici un précis de la collection Horizon, devenue justement célèbre pour les services qu'elle a rendus au cours de la guerre, dans lequel on trouvera des renseignements précieux sur les perturbations diverses, sensorielles, motrices, verbales et mentales, provoquées par les blessures du cerveau. Les divers chapitres consacrés par Chatelin – qui avait observé plus de 5000 cas de blessures du crâne avec son maître Pierre Marie – aux symptômes des lésions des grandes régions cérébrales, seront lus avec intérêt et avec fruit, en attendant que l'on dresse d'une façon plus complète l'inventaire des acquisitions scientifiques de la guerre." (H. Piéron, L'année psychologique, 1914) — "Les Traités de Médecine et de Chirurgie d'avant guerre conservent encore toute leur valeur, mais ne contiennent pas les notions acquises au cours des récents événements. — Cette COLLECTION réunit dans des monographies courtes et pratiques tout ce que la guerre a apporté de connaissances nouvelles. Ces petits PRÉCIS sont signés par quelques-uns des spécialistes à qui sont principalement dus les progrès de la Médecine et de la Chirurgie de Guerre.

207.          [Chirurgie de guerre] – MARTEL (T. de). Traitement opératoire des Plaies du Crâne. P., Masson et Cie, 1918, pt in-8°, 109 pp, 2e édition, 59 figures dans le texte et à pleine page, reliure demi-chagrin noir, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), bon état (Coll. Horizon - Précis de médecine et de chirurgie de guerre). Rare

            60

Le comte Thierry de Martel (1875-1940) est un médecin, chirurgien pionnier de la neurochirurgie française. Pendant la Première Guerre mondiale, il sert en tant qu'officier médical ; il est blessé et cité à plusieurs reprises. Il perd son fils, sans doute par suicide, celui-ci ayant été traumatisé par les combats. Martel fait le serment de ne plus jamais adresser la parole à un Allemand. Militant de l'Action française, il rejoint Le Faisceau de Georges Valois et en devient le Président de la corporation des médecins, mais il s'en éloigne dès 1926. Le professeur de Martel développe la neurochirurgie en France avec son collègue Clovis Vincent (1879-1947). Chirurgien réputé à Paris durant les années 1920-1930, on lui doit de très nombreux travaux spécialisés qui ont contribué à faire de la neurochirurgie une branche autonome de la chirurgie. Il porte un grand intérêt à l'amélioration des techniques opératoires dans cette spécialité naissante et invente notamment un instrument permettant une trépanation sûre et à bords nets, le trépan à débrayage automatique de Martel. — "Les Traités de Médecine et de Chirurgie d'avant guerre conservent encore toute leur valeur, mais ne contiennent pas les notions acquises au cours des récents événements. — Cette COLLECTION réunit dans des monographies courtes et pratiques tout ce que la guerre a apporté de connaissances nouvelles. Ces petits PRÉCIS sont signés par quelques-uns des spécialistes à qui sont principalement dus les progrès de la Médecine et de la Chirurgie de Guerre."

208.          [Chirurgie de guerre] – POLICARD (A.). L'Evolution de la Plaie de Guerre. Mécanismes biologiques fondamentaux. P., Masson et Cie, 1918, pt in-8°, 192 pp, 49 figures dans le texte, 6 planches hors texte, reliure demi-chagrin noir, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), bon état (Coll. Horizon - Précis de médecine et de chirurgie de guerre). Rare

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Les Traités de Médecine et de Chirurgie d'avant guerre conservent encore toute leur valeur, mais ne contiennent pas les notions acquises au cours des récents événements. — Cette COLLECTION réunit dans des monographies courtes et pratiques tout ce que la guerre a apporté de connaissances nouvelles. Ces petits PRÉCIS sont signés par quelques-uns des spécialistes à qui sont principalement dus les progrès de la Médecine et de la Chirurgie de Guerre.

209.          CORLIEU-JOUVE. Ceux des Chars d'assaut. Tallandier, 1932, in-12, 221 pp, lettre liminaire de Claude Farrère, 8 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état. Edition originale, un des 300 ex. numérotés sur Alfa Bouffant

            50

"Pendant la guerre de 1914-1918, l'armée française a eu deux chances insignes en ce qui concerne le matériel de guerre : tout d'abord, en 1914, alors que les Allemands utilisaient comme canon de campagne le 77, nous avions dans le 75 un matériel très supérieur qui, servi par un personnel particulièrement compétent, nous a permis de tenir pendant la retraite et a rendu possible dans une large mesure la victoire de la Marne. Puis lorsque l'artillerie, malgré ses pilonages formidables qui excluaient, du fait de leur durée, toute surprise, s'est révélée impuissante à assurer la percée du front ennemi, nous avons eu à notre disposition un magnifique instrument de guerre : le char de combat, dont les Allemands, par une aberration inexplicable, ont sous-estimé les qualités. Ce n'est pas trop s'avancer que de dire que le char d'assaut a joué un rôle des plus importants en 1918 et que nous lui sommes redevables, pour une grande part, de la victoire finale. On peut légitimement penser que si la situation avait été retournée et si les Allemands avaient disposé, au début de 1918, d'un grand nombre de chars tandis que Français et Anglais en auraient été dépourvus, l'issue du conflit aurait pu être toute différente. Les chars, alliant la puissance de feu au mouvement, ont permis d'attaquer sans préparation d'artillerie et, par conséquent, de bénéficier de la surprise, condition essentielle du succès. Montés par des équipages d'élite, recrutés, comme l'aviation, dans toutes les armes, ils ont enfoncé les défenses accumulées par l'ennemi, réduit au silence ses armes automatiques et frayé le passage à notre infanterie, au prix de pertes considérables qui n'abattaient en rien la fougue et le mordant des équipages épargnés par la mort. Le rôle de l'artillerie d'assaut, comme on disait pendant la guerre, mérite d'être mieux connu, et il faut féliciter le capitaine Corlieu-Jouve d'avoir écrit son beau livre pour relater les prouesses de ses anciens camarades. Ecrit dans un style vigoureux et dru, il plaira à tous ceux qui ont vécu là-haut de la vie du combattant, car il ravivera leurs souvenirs du front ; aux civils, il montrera le labeur incessant, l'esprit de sacrifice de ceux qui ont contribué à les sauver.. (...) Livre évocateur et plein de vie, “Ceux des chars d'assaut” est digne d'être classé dans les rares ouvrages qui méritent vraiment d'être appelés des « livres de guerre », car il a été écrit par un ancien combattant, un vrai, qui a vu ce dont il parle et qui a su, ce qui ne gâte rien, nous le dépeindre avec exactitude et talent." (Pierre Maël, Le Figaro, 1932)

210.          CURRAN (Tom). The Grand Deception. Churchill and the Dardanelles. Newport (Australie), Big Sky Publishing, 2015, gr. in-8°, 318 pp, 14 photos et fac-similés, 2 cartes, biblio, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état. Texte en anglais

            25

The century that has elapsed since the 1915 Dardanelles campaign has done little to quell the debate that rages over its inglorious end. The origins of the campaign are likewise the subject of ongoing scrutiny, particularly the role of First Sea Lord Winston Churchill, with whom the ill-fated campaign has been closely identified. Tom Curran’s The Grand Deception: Churchill and the Dardanelles presents a detailed examination of Churchill’s role in the decision-making process that led to the Gallipoli landings. Using unpublished British archival sources and a range of additional material, both contemporary and modern, Curran’s meticulous research casts new light on the lead-up to a campaign that would profoundly affect Australian military history. Curran portrays Churchill as disingenuous and interfering, a man who disregarded the advice of his commanders to champion a risky military enterprise. With the spectre of failure looming large, he attempted to shift ultimate blame for the fiasco to Admiral Jackie Fisher and General Horatio Kitchener in a bid to salvage his political career, obscuring his own role by rewriting the history of the campaign. Curran’s hard-hitting account reveals the machinations behind the campaign, his careful research creating a new perspective on an extraordinary period of history. For the first time, the story of Churchill’s role in the Dardanelles campaign is told in its entirety, adding a crucial chapter to the chronicle of Australia’s baptism of fire.

211.          DONNELL (Clayton). Breaking the Fortress Line 1914. Pen & Sword Military, 2013, gr. in-8°, vi-225 pp, 72 photos, 19 cartes et plans, notes, biblio, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état. Texte en anglais

            25

Breaking the Fortress Line 1914 offers a fascinating new perspective on the German offensive against France and Belgium in 1914. In graphic detail it describes the intense fighting that took place around the forts and fortified cities that stood in the path of the German invasion. The ordeal began with the German assault on the mighty fortress of Liège. They took twelve days to batter their way through the 'Gateway to Belgium', losing thousands of men in repeated frontal assaults, and they had to bring up the heaviest siege artillery ever used to destroy the defences. This is the epic struggle that Clayton Donnell depicts in this compelling account of a neglected aspect of the battles that followed the outbreak of the Great War. Not only does he reconstruct the German attack on the strongpoints they encountered along the entire invasion line, but he traces the history and design of these fixed defences and analyses the massive military building programmes undertaken by the French, the Germans and the Belgians between 1871 and 1914. Thousands of huge forts, infantry strongpoints, bunkers, casemates and shelters were dug out along the French and German borders. The German Moselstellung and Steinbruch-stellung were born. These massive concrete fortress systems with steel gun turrets and diesel motors to generate electricity were a completely new concept of fortress design. As war approached, France and Germany devised plans to overcome each other's powerful armies and these border defences. The French plan avoided contact with the German fortress system. But the Kaiser's army faced twelve forts at Liège, nine more at Namur, and then the strongpoints of the first and second Séré de Rivières lines. Clayton Donnell provides a gripping narrative of the violent confrontation that followed.

212.          GIRAUD (Henri-Christian). 1914-1918. la Grande Guerre du général Giraud. Editions du Rocher, 2014, gr. in-8°, 281 pp, index, broché, couv. illustrée, bon état

            18

Le propos de ce livre est de montrer à travers le quotidien d'un jeune officier, semblable à des milliers d'autres, les ressorts de la détermination sans faille qui les a animés. À travers le cas emblématique du capitaine Henri Giraud, il s'agit d'une image de la fameuse "génération de la Revanche" à laquelle appartiennent, entre autres, une demi-douzaine d'officiers célèbres (Catroux, de Lattre, de Gaulle et Juin) qui se connaissent bien et depuis longtemps, pour avoir vécu ensemble parfois sous les ordres les uns des autres les mêmes événements souvent grandioses, et sur lesquels pèsent les noms de Joffre, Lyautey, Pétain, Franchet d'Espèrey, Foch, Mangin et Weygand. Cette génération d'officiers hors pair qui vont connaitre un destin peu commun au cours de la Seconde Guerre mondiale a une même origine : pour la première fois peut-être dans l'Histoire de notre pays, des enfants ont été élevés par toutes les institutions (Famille, Ecole, Eglises, Partis, etc), liguées à cet effet, pour venger la défaite insupportable de la "Grande Nation" devant les "barbares germaniques". En bref, ils ont donc été dressés délibérément pour la guerre. Comme dit l'un d'eux : "Notre enfance a été impressionnée par l'injonction morale d'être des soldats de la revanche de 70". Cette génération a également vécu la création de l'empire colonial français et la plus grande révolution technologique de tous les temps puisqu'elle est née avec les débuts de l'électricité et a assisté au déclenchement du feu nucléaire.

 

 

Guides illustrés Michelin des champs de bataille 1914-1918. P., Berger-Levrault (en 1917), puis Clermont-Ferrand, Michelin, volumes in-8°. Nous disposons des volumes suivants :

 

213.          Amiens, avant et pendant la guerre (1914-1918). Clermont-Ferrand, Michelin, 1930, in-8°, 56 pp, 4 plans, une carte sur double page hors texte, nombreuses photos, broché, bon état (Coll. Guides illustrés Michelin des champs de bataille 1914-1918)

            25

214.          Arras, Lens, Douai, et les batailles d'Artois. Clermont-Ferrand, Michelin, 1920, in-8°, 128 pp, 61 cartes et croquis, une carte sur double page hors texte, très nombreuses photos, index, cart. souple de l'éditeur, bon état (Coll. Guides illustrés Michelin des champs de bataille 1914-1918)

            30

215.          Champs de bataille de la Marne (1914). I. L'Ourcq. Meaux, Senlis, Chantilly. P., Berger-Levrault, 1917, in-8°, 120 pp, 15 cartes et croquis, 4 cartes hors texte, très nombreuses photos, cart. souple de l'éditeur, jaquette, bon état (Coll. Guides illustrés Michelin des champs de bataille)

            30

"Ce guide comprend : 1) une partie historique où sont indiquées, avec une grande précision et de bons croquis, les positions occupées successivement par les Français et les Anglais à l'ouest de l'Ourcq lors du retour offensif qui arrêta l'ennemi et ruina le plan d'hégémonie allemande ; 2) un guide du touriste à travers le vaste champ de bataille qui s'étend de Chantilly à Meaux. Si l'on est un peu choqué de voir un gros industriel profiter de l'occasion pour faire à sa maison une réclame retentissante, il faut reconnaître que le « Touring-Club » a, de son côté, fait une oeuvre utile en donnant toutes les indications nécessaires pour permettre d'accomplir dans le moindre temps et avec le plus de fruit possible ce pèlerinage national." (Ch. Bémont, Revue Historique, 1917)

216.          Champs de bataille de la Marne (1914). III. La trouée de Revigny. Châlons, Vitry-le-François, Bar-le-Duc. Clermont-Ferrand, Michelin, 1920, in-8°, 112 pp, 9 cartes et croquis, 2 cartes hors texte, très nombreuses photos, cart. souple de l'éditeur, mque une garde, bon état (Coll. Guides illustrés Michelin des champs de bataille 1914-1918)

            25

La bataille de Revigny est une bataille se déroulant du 5 au 14 septembre 1914 au cours de la bataille de la Marne. Elle oppose les troupes de la Ve armée allemande commandée par le Kronzprinz Guillaume, secondée par des troupes de la IVe armée allemande aux troupes de la 3e armée française du général Sarrail renforcée d'éléments de la 4e armée française. Les troupes allemandes tentent lors de cette bataille de rompre le front défendu par la 3e armée française. Après plusieurs jours de luttes sanglantes et incertaines, les troupes allemandes sont contraintes au repli devant le recul général des armées allemandes.

217.          Colmar, Mulhouse, Schlestadt. Clermont-Ferrand, Michelin, 1920, in-8°, 64 pp, 6 cartes et croquis, 2 cartes sur double page hors texte, nombreuses photos, broché, jaquette, bon état (Coll. Guides illustrés Michelin des champs de bataille 1914-1918)

            25

218.          L'Alsace et les combats des Vosges (1914-1918). II. Metzeral, le Linge, la Chipote. Clermont-Ferrand, Michelin, 1920, in-8°, 128 pp, 66 cartes et croquis, très nombreuses photos, cart. souple de l'éditeur, bon état (Coll. Guides illustrés Michelin des champs de bataille 1914-1918)

            35

219.          L'Argonne, 1914-1918. Clermont-Ferrand, Michelin, 1920, in-8°, 64 pp, 70 photos, 9 cartes et croquis, cart. souple de l'éditeur, jaquette, bon état (Coll. Guides illustrés Michelin des champs de bataille 1914-1918). – L'ouvrage porte la mention "À la mémoire des ouvriers et des employés des usines Michelin morts glorieusement pour la Patrie"

            25

220.          La Deuxième bataille de la Marne. Clermont-Ferrand, Michelin, 1920, in-8°, 152 pp, 29 cartes et croquis, très nombreuses photos, cart. souple de l'éditeur, jaquette, bon état (Coll. Guides illustrés Michelin des champs de bataille 1914-1918)

            30

221.          Le Saillant de Saint-Mihiel. Itinéraire : Verdun, Saint-Mihiel, Commercy, Pont-à-Mousson, Metz, Verdun. Clermont-Ferrand, Michelin, 1920, in-8°, 120 pp, 27cartes et croquis, très nombreuses photos, cart. souple de l'éditeur, bon état (Coll. Guides illustrés Michelin des champs de bataille 1914-1918)

            35

222.          Les Batailles de Champagne. Clermont-Ferrand, Michelin, 1921, in-8°, 64 pp, 34 cartes et croquis, nombreuses photos, broché, bon état (Coll. Guides illustrés Michelin des champs de bataille 1914-1918)

            30

223.          Les Batailles de la Somme (1916-1917). Clermont-Ferrand, Michelin, 1925, in-8°, 136 pp, 40 cartes et croquis, très nombreuses photos, cart. souple de l'éditeur, bon état (Coll. Guides illustrés Michelin des champs de bataille 1914-1918)

            35

224.          Les Batailles de Picardie. Amiens, Montdidier, Compiègne (mars-avril 1918). Clermont-Ferrand, Michelin, 1920, in-8°, 128 pp, 66 cartes et croquis, nombreuses photos, index, cart. souple de l'éditeur, bon état (Coll. Guides illustrés Michelin des champs de bataille 1914-1918)

            35

225.          Lille, avant et pendant la guerre. Clermont-Ferrand, Michelin, 1919, in-8°, 64 pp, 6 plans, une carte hors texte, nombreuses photos, broché, jaquette, bon état (Coll. Guides illustrés Michelin des champs de bataille 1914-1918)

            25

226.          Metz et la bataille de Morhange, 1914-1918. Clermont-Ferrand, Michelin, 1920, in-8°, 48 pp, 15 cartes et croquis, une carte sur double page hors texte, nombreuses photos, broché, jaquette, bon état (Coll. Guides illustrés Michelin des champs de bataille 1914-1918)

            30

227.          Nancy et le Grand Couronné, 1914-1918. Clermont-Ferrand, Michelin, 1919, in-8°, 112 pp, 21 cartes et croquis, une carte sur double page hors texte, nombreuses photos, cart. souple de l'éditeur, état correct (Coll. Guides illustrés Michelin des champs de bataille 1914-1918)

            25

228.          Noyon, Roye, Lassigny. Clermont-Ferrand, Michelin, 1921, in-8°, 64 pp, 26 cartes et croquis, nombreuses photos, cart. souple de l'éditeur, bon état (Coll. Guides illustrés Michelin des champs de bataille 1914-1918)

            25

229.          Reims et le Fort de la Pompelle. Clermont-Ferrand, Michelin, 1920, in-8°, 128 pp, 22 cartes et croquis, une carte sur double page hors texte, très nombreuses photos, cart. souple de l'éditeur, bon état (Coll. Guides illustrés Michelin des champs de bataille 1914-1918)

            30

230.          Reims et les batailles pour Reims, 1914-1918. Clermont-Ferrand, Michelin, 1925, in-8°, 176 pp, 18 cartes et croquis, une carte sur double page hors texte, nombreuses photos, cart. souple de l'éditeur, jaquette, bon état (Coll. Guides illustrés Michelin des champs de bataille 1914-1918)

            30

231.          Soissons, avant et pendant la guerre. Clermont-Ferrand, Michelin, 1920, in-8°, 64 pp, 6 cartes et croquis, nombreuses photos, broché, bon état (Coll. Guides illustrés Michelin des champs de bataille 1914-1918)

            25

232.          St-Quentin-Cambrai. La Ligne Hindenburg. Clermont-Ferrand, Michelin, 1921, in-8°, 128 pp, 74 cartes et croquis, très nombreuses photos, cart. souple éditeur, jaquette, bon état (Coll. Guides illustrés Michelin des champs de bataille 1914-1918)

            35

233.          Strasbourg. Clermont-Ferrand, Michelin, 1919, in-8°, 64 pp, 90 gravures et photos, 7 plans dont un sur double page en 2 couleurs, cart. souple de l'éditeur, bon état (Coll. Guides illustrés Michelin des champs de bataille 1914-1918)

            20

234.          Verdun Argonne, 1914-1918. Clermont-Ferrand, Michelin, 1934, in-8°, 176 pp, 49 cartes et croquis, une carte sur double page hors texte, très nombreuses photos, cart. souple de l'éditeur, jaquette, bon état (Coll. Guides illustrés Michelin des champs de bataille 1914-1918)

            30

235.          Ypres et les batailles d'Ypres, 1914-1918. Clermont-Ferrand, Michelin, 1920, in-8°, 136 pp, 28 cartes et croquis, très nombreuses photos, cart. souple de l'éditeur, bon état (Coll. Guides illustrés Michelin des champs de bataille 1914-1918)

            30

236.          Champs de bataille de la Marne (1914). I. L'Ourcq. Meaux, Senlis, Chantilly. – II. Les Marais de Saint-Gond. Coulommiers, Provins, Sézanne. – III. La trouée de Revigny. Châlons, Vitry-le-François, Bar-le-Duc. Clermont-Ferrand, Michelin, 1918-1920, 3 vol. in-8°, 120, 120 et 112 pp, 36 cartes et croquis, 7 cartes hors texte, très nombreuses photos, index, cart. souples de l'éditeur, bon état (Coll. Guides illustrés Michelin des champs de bataille). Complet en 3 volumes

            90

 

 

 

237.          GUIRAL (Louis). “Je les grignote...” Champagne 1914-1915. Hachette, 1965, pt in-8°, xiii-210 pp, une carte, broché, traces de scotch sur qqs feuillet, bon état

            25

L'ouvrage retrace l'offensive de septembre 1915 en Champagne.

238.          KENDALL (Paul). Somme 1916. Success and Failure on the First Day of the Battle of the Somme. Frontline Books, 2015, gr. in-8°, xiii-442 pp, 31 photos sur 16 pl. hors texte, 6 cartes, notes, sources et biblio, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état. Texte en anglais

            25

Much controversy has surrounded the Somme offensive relating to its justification and its impact upon the course of the war. General Sir Douglas Haig's policies have been the subject of considerable debate about whether the heavy losses sustained were worth the small gains that were achieved which appeared to have little strategic value. That was certainly the case on many sectors on 1 July 1916, where British soldiers were unable to cross No Man's Land and failed to reach, or penetrate into, the German trenches. In other sectors, however, breaches were made in the German lines culminating in the capture that day of Leipzig Redoubt, Mametz and Montauban. This book aims to highlight the failures and successes on that day and for the first time evaluate those factors that caused some divisions to succeed in capturing their objectives whilst others failed. An important new study, this book is certain to answer these questions as well as challenging the many myths and misconceptions surrounding the battle that have been propagated for the last 100 years.

239.          MILLAR (Ronald). Kut: The Death of an Army. Pen & Sword Military, 2017, gr. in-8°, vi-323 pp, 14 photos sur 8 pl. hors texte, 5 cartes, biblio, sources, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état. Texte en anglais

            25

Kut: The Death of an Army is the fascinating, yet largely forgotten, story of the British-Indian Army, which was besieged in Mesopotamia from 1915 to 1916. It is an expert account of the tragic five-month Turkish siege, in which their enemies essentially outlasted them. The author reveals the day-to-day preoccupations of not only the Anglo-Indian forces, but their enemies – the Turks – as well as local civilians caught in the chaos. Throughout the campaign, the British were beaten back by the Turks, and the ever-prevailent human suffering of the men, so far away from home in this foreign ground, less than helped the cause: starvation, heavy shelling, inadequate medical supplies and disease were all taking their toll. By the end of the campaign, approximately 30,000 British and Indian soldiers had lost their lives. This informative book will be of interest to anyone wanting a concise and accessible introduction to the conflict and will be essential reading for both students of the First World War, as well as those who have a penchant for military history in general.

240.          POURCHER (Yves). Un commandant bleu horizon. Souvenirs de guerre de Bernard de Ligonnès, 1914-1917. Les Editions de Paris, Max Chaleil, 1998, gr. in-8°, 142 pp, 19 photos et 4 cartes sur 12 pl. hors texte, sources et biblio, broché, couv. illustrée, bon état

            25

Les carnets de guerre du commandant d'infanterie Bernard de Ligonnès retracent la Grande Guerre, du front de l'Est au front d'Orient. A la différence de nombreux récits ayant dépeint les souffrances et l'héroïsme des poilus, nous sommes confrontés, ici, à l'expérience d'un officier qui, tout en partageant les épreuves de ses hommes, fait la guerre en stratège sans se départir de son sang-froid. Du 8 août 1914 au mois de décembre 1916, nous le suivons en Lorraine, en Champagne, dans les Vosges, dans la grisaille de la vie enterrée sur les terres de France, dans la boue, le feu et le sang. Avec ses hommes de la 22e compagnie, il participe aux batailles de la Mortagne, du Grand Couronné, de Flirey, à la 2e bataille de Champagne... Le 1er janvier 1917, Bernard de Ligonnès quitte la France pour les Balkans. Les carnets continuent à parler de la guerre, mais ils évoquent aussi Salonique et la Macédoine, le croisement des peuples, les églises et les mosquées, les yeux des femmes turques... Ligonnès fait alors ce qu'il aime : la guerre en montagne. Sur les routes enneigées qui vont vers l'Albanie, il guide la marche des fantassins, puis lance l'attaque contre les Turcs, les Autrichiens et les Bulgares qui s'accrochent furieusement à leurs positions. A la suite du capitaine Conan, il nous entraîne vers ces opérations d'Orient qui restent encore si mal connues.

241.          RAWSON (Andrew). British Expeditionary Force – The 1914 Campaign. Pen & Sword Military, 2014, gr. in-8°, xii-267 pp, 16 photos sur 8 pl. hors texte, 68 cartes, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état. Texte en anglais

            25

The book concentrates on the British Expeditionary Force's defensive actions during the retreat from Mons through to the advance to the River Aisne and the first days of trench warfare. Then moved north to Ypres, where it endured three long weeks of German attacks. By compiling information from the Official History and the printed histories we get an in-depth British account of each large battle and minor action. Together the narrative and over 60 maps provide an insight into the British Army's experience during those early days of the First World War. This is about the men who made a difference, the men who fought off many times their number, those who led the counterattacks and those who were awarded the Victoria Cross. Discover the real 1914 campaign fought by the British Army and learn how the brave soldiers of the BEF fought hard to achieve their objectives.

242.          RAWSON (Andrew). British Expeditionary Force – The 1915 Campaign. Pen & Sword Military, 2015, gr. in-8°, xiv-263 pp, 17 photos sur 8 pl. hors texte, 60 cartes, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état. Texte en anglais

            25

The British Expeditionary Force – The 1915 Campaign is a thorough account of the BEF's actions during the battles of 1915 and early 1916, starting with the success at Neuve Chapelle in March and the nightmare gas attack at Ypres in April. It follows their back-to-back failures at Aubers and Festubert before the British used gas at Loos in September and the minor engagements of the early months of 1916. Each major battle and minor action is reconstructed in graphic detail and given equal treatment through the compiling of information from the Official History and printed histories, resulting in a balanced view of the most-talked-about side of the campaign – the British side. Detailed throughout are the reasonings behind each battle and the objectives, and there is discussion about how the infantry, the artillery, the cavalry and engineers worked together, often learning new techniques after bloody mistakes, with insights into the successes and failures of each attack.Together the narrative and over sixty new maps, that chart the day-by-day progress of each battle and action, provide an unique insight into the British Army's experience during those difficult days of 1915 and early 1916, as it came to terms the art of the offensive. Where possible the brave men who made a difference are commemorated; those who led the attacks, those who faced overwhelming counter attacks and those who were awarded the Victoria Cross. Through this wide-ranging, up-to-date and balanced account of this catastrophic conflict, the the real 1915 campaign experienced by the British Army and how its brave soldiers fought hard to achieve their objectives is explored.

243.          SIMONET (Benjamin). Franchise militaire. De la bataille des frontières aux combats de Champagne, 1914-1915. Gallimard, 1986, in-8°, 328 pp, portrait de l'auteur en frontispice, carte sur double page, broché, couv. illustrée, bon état

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Les lettres que le capitaine (puis chef de bataillon) Benjamin Simonet a adressées à sa femme entre le 6 août 1914 et le 26 mars 1915 ont été écrites au jour le jour, presque toutes au crayon, souvent dans les tranchées, sous la pluie ou sous les obus. Elles ne savent jamais rien du lendemain. Elles nous font revivre un an de guerre sur le front, aussi loin des historiens postérieurs que de la presse de l'époque. Elles nous donnent aussi la mesure d'un homme et nous montrent les ressources d'une singulière droiture en proie à des exigences contradictoires. (Commentaire de l'éditeur).

244.          WEYGAND (Général). Foch. Flammarion, 1953, in-8°, 370 pp, 20 pl. de photos et fac-similés et 7 cartes dépliantes hors texte, reliure demi-basane fauve, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres dorés, couv. conservée (rel. de l'époque), dos lég. frotté, pt accroc en haut du dos, bon état, envoi a.s.

            35

Weygand servit comme chef d'état-major de Foch du mois d'août 1914 à avril 1923. Il était auprès de lui à la Marne et pendant la guerre. "Je l'ai vu dans le triomphe et dans l'épreuve, toujours aussi simple et aussi grand. Mon témoignage est dû à l'histoire." — "L'affection que j'éprouvais pour mon chef, ma vénération pour sa mémoire, suffisent à expliquer le premier de ces sentiments. Depuis qu'il n'est plus je ne puis entendre prononcer son nom, relire une de ses lettres, un de ses rapports ou un de ses livres, songer à ses actions, sans que ma fidélité s'en émeuve. Je considère comme l'honneur et le bonheur de ma vie d'avoir servi sous un homme tel que lui. Tous les officiers qui ont vécu et travaillé dans son entourage signeraient, j'en suis certain, les mots que je viens d'écrire." (avant-propos). La légende de Foch (1851-1929) commence à la Marne. "Une phrase devenue légendaire prêtée au Commandant de la IXe armée résume l'énergie, la résolution, la confiance dont il fit preuve au cours de cette bataille. "Ma droite est enfoncée – ma gauche cède – tout va bien – j'attaque". Elle n'a pas été prononcée. Mais la vérité est aussi belle : "La droite est enfoncée". C'est vrai le 11e Corps a reculé, en trois jours de terribles combats (...) "La gauche cède". C'est encore exact. Le 9e Corps a dû sous la violence des attaques abandonner la lisière nord des marais (...) "Tout va bien". C'est exactement ce qu'a fait savoir le général Foch au Commandant en Chef au moment le plus aigu de la crise. (...) "Il attaque". Oui certes, le général Foch attaque parce que à se défendre passivement la IXe armée finirait par être culbutée. (...)" Foch par son talent, son intelligence suprême, ses capacités hors normes sut s'imposer pour être officiellement nommé le 15 avril 1918, Général en chef des armées alliées en France. Il est l'un des artisans majeurs de la Victoire.

2ème GUERRE MONDIALE

 

245.          ALAIME (Raymond). Correspondance d'un artilleur mathématicien prisonnier au camp de Plauen (Saxe), 1940-1943. Ives Rauzier, 2017, in-8°, 248 pp, un portrait en frontispice, 12 photos et 38 fac similés dans le texte, broché, couv. illustrée, bon état

            21

Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, Raymond Alaime, professeur de mathématiques, doit rejoindre son régiment d’artillerie. Avec son épouse ils entament une correspondance régulière. Mai 40. Après quelques combats dans les Ardennes, Raymond doit abandonner sa pièce d’artillerie. Le 15 mai, il est fait prisonnier. De longues marches puis un train, le conduisent au camp de Plauen. Une autre vie commence rythmée par le courrier, l'incertitude sur son sort et un climat très rigoureux. Cette correspondance est un témoignage riche sur une période importante de notre histoire. Elle nous permet de partager la vie quotidienne d’un prisonnier militaire qui occupa un poste original au sein du camp de travail.

246.          ALLAINMAT (Henry). Auschwitz en France. La vérité sur le seul camp d'extermination nazi en France : le Struthof. Presses de la Cité, 1974, in-8°, 244 pp, 24 pl. de photos hors texte, annexes, index, cart. éditeur, jaquette (2e plat de la jaquette lég. abîmé), bon état

            25

Henri Allainmat a rencontré les survivants du Struthof. Il les a interviewés. Grâce à leur témoignage et à des documents de l'époque, il a reconstitué la vie au camp de Natzweiller, plus communément appelé le Struthof. On trouve dans les annexes une liste de décédés français à Natzweiler.

247.          ALRIC (Jorris). L'Organisation de Résistance de l'Armée en Languedoc-Roussillon (R3). Montpellier, Centre d'Histoire Militaire et d'Etudes, 1995, gr. in-8°, 132 pp, 22 pl. de photos hors texte, cartes, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Etudes militaires)

            30

Jorris Alric est né le 6 avril 1969 à Saint-Ouen (93). Il poursuit ses études à Montpellier. Lauréat du Concours National de la Résistance et de la Déportation en 1984, il est licencié d'histoire et titulaire d'un diplôme d'histoire régionale de l'Université Paul Valéry. Il obtient une mention très bien pour sa maîtrise consacrée à l'Organisation de Résistance de l'Armée en Languedoc-Roussillon. Soutenue en 1993, cette étude est fondée sur des sources du Service Historique de l'Armée de Terre et des Archives Nationales, et également sur de précieux fonds privés ainsi que d'irremplaçables témoignages. Cet ouvrage en est issu, et seule la première partie sur l'armée d'armistice a été fortement condensée.

248.          ARAGON (Charles d'). La Résistance sans héroïsme. Seuil, 1977, pt in-8°, 217 pp, broché, couv. illustrée, bon état. Edition originale

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"La Résistance sans héroïsme ne se veut ni le fruit de la mémoire gaulliste, ni celui de sa rivale communiste, mais se fixe comme objectif de faire « l’inventaire » des souvenirs de guerre, de la prérésistance à la Libération. Le contexte de « culture du soupçon », dans lequel sont rédigées ces mémoires, n’a pas manqué d’influencer le ton emprunté par son auteur – qui ne mit pas moins de sept années pour donner naissance à ce témoignage – comme si la dimension héroïque de la Résistance était, à ce moment-là, défendue. Le texte doit donc être resitué dans le sillage de la parution des mémoires « non conformistes » des années sombres, celles des grands témoins que sont Henri Frenay, Claude Bourdet ou Charles Tillon. Sans être un pamphlet, mais sans nostalgie, ni effet « anciens combattants », l’ouvrage décrit, sans complaisance, une Résistance où se mêlent les réseaux d’amitiés, tissés avant et pendant la guerre, issus de « sociabilités multiples »." (Alya Aglan)

249.          BAHNSEN (Uwe) et James P. O'DONNELL. Les Hommes du Bunker. Laffont, 1976, gr. in-8°, 342 pp, traduit de l'allemand, 5 plans dont un du bunker d'Hitler (dont 2 sur les gardes), broché, couv. illustrée, bon état

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« Sous les ruines de Berlin, Hitler, en avril 1945, attend la mort. Crépuscule des dieux, a-t-on dit souvent pour caractériser l'atmosphère des derniers jours des maîtres du IIIe Reich qui devait être millénaire. Uwe Bahnsen et James P. O'Donnell ne se sont pas contentés de ces mots ronflants. Leur enquête apporte une foule de révélations. Ils ont vu et interrogé tous les survivants, reconstitué heure par heure les événements qui se déroulent dans cette véritable ''catacombe'' que cernent les blindés russes et que pilonne l'artillerie. On assiste à la mort des enfants Goebbels empoisonnés par leur mère, au mariage crépusculaire de Hitler et d'Eva Braun. Là des officiers essaient de fuir, ailleurs, les derniers SS fidèles pendent de jeunes soldats qui ont voulu déserter... L'histoire du bunker, c'est la révélation du comportement des grands dignitaires nazis face à l'effondrement de leur règne et de leur Reich. L'histoire minutieusement recréée compose un authentique climat de fin du monde. » (4e de couverture)

250.          BAILLY (Jacques-Augustin). La Libération confisquée. Le Languedoc 1944-1945. Albin Michel, 1993, gr. in-8°, 481 pp, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

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Les années 1944-1945, chargées de toutes les espérances de la Libération furent également le théatre d'enjeux politiques considérables et de rivalités pour la conquête du pouvoir qui finirent par occulter les objectifs même de la Résistance. (...) Par un examen minutieux des faits et sans arrière-pensée partisane, Jacques-Augustin Bailly prouve que les excès de l'épuration ne furent pas seulement dus aux débordements populaires, mais que certains chefs de la Résistance en furent les promoteurs.

251.          BALDRAN (Jacqueline) et Claude BOCHURBERG. Brasillach ou la célébration du mépris. A.J. Presse, 1988, in-8°, 159 pp, 10 pp de fac-similés (“Je suis partout”, “Révolution nationale”), broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s. des deux auteurs

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Les deux auteurs rappellent ici que Brasillach fut l'un des plus virulents journalistes-collaborateurs. — "Chef de file de la collaboration de la presse française sous l'Occupation, Robert Brasillach a été fusillé le 6 février 1945 à l'âge de 35 ans. Romancier doué, il figure, aux yeux de certains, la victime propitiatoire d'une certaine « épuration ». Les auteurs, s'inscrivant contre cette tendance, rappellent qu'antisémite affirmé dès avant la guerre, Brasillach n'a cessé d'exprimer sa haine et de servir la cause du mal. A cet effet, ils reproduisent nombre de textes accablants. Ce livre digne, mais sévère, vient à son heure, à un moment où l'oubli encourage trop d'indulgence à l'égard des coupables d'hier." (Lectures n° 44, 1988)

252.          BARBEROT (Roger). A bras le cœur. Laffont, 1972, gr. in-8°, 467 pp, 16 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Vécu)

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Mémoires d'un célèbre gaulliste de 1939 à 1970. Les 270 premières pages concernent la Seconde Guerre mondiale. — "Midi, le 10 juillet 1940, un jeune officier de marine plonge de son bateau dans la rade d'Alexandrie : Roger Barberot vient de choisir la France Libre, l'aventure. Il vient d'orienter sa vie par ce refus de la défaite. Par la décision de combattre aux côtés du général de Gaulle. Nous le suivons dans le désert de Libye devant Tobrouk et Benghazi, en Erythrée, devant Damas, à El Alamein, en Tunisie, à Rome, à Toulon, dans les Vosges et en Alsace. Il passe à travers toutes les bagarres sans une égratignure. Cela fait partie de son personnage que de croire qu'il est invulnérable et que la santé et la jeunesse sont éternelles. Sa grande aventure, vivante, colorée, joyeuse, n'est autre que la grande aventure de la France pendant ces trente dernières années. La guerre finie, il est l'officier le plus décoré de la Marine. Il est Compagnon de la Libération depuis mars 1941, Commandeur de la Légion d'honneur à trente ans (ils sont trois à l'avoir à cet âge en France). Les Américains lui ont donné leur plus haute décoration militaire pour "extrême héroïsme en action". Il est capitaine de frégate. Une carrière militaire brillante s'ouvre devant lui qui doit l'amener tout naturellement à la première place. Pour peu qu'il le veuille. Mais il remet sa mise sur le tapis et quitte, en 1947, la Marine pour servir comme militant au R.P.F. C'est une autre aventure qui commence. Tour à tour officier en Algérie, ambassadeur de France, l'actualité le prend parfois dans son objectif. Parce qu'il n'est pas homme à se taire et à dissimuler. Dans la guerre et dans la paix, il se bat partout pour ses idées. Et pour ses amis. "Spécialité : l'amitié", note Vianson-Ponté dans sa revue des Gaullistes de "A à Z" . Il n'est pas tendre pour les autres. Il est de ceux qui prennent la vie « à bras le cœur »."

253.          BEAU (Georges) et Léopold GAUBUSSEAU. R.5 : Les SS en Limousin, Périgord et Quercy. Presses de la Cité, 1984, gr. in-8°, 378 pp, nouvelle édition revue et complétée, 20 pl. de photos et documents hors texte, notes, résumé chronologique, annexes, broché, bon état

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"C'est dans la région 5, qui comprenait le sud du Berry, le Limousin, une partie du Poitou, le Périgord, le Quercy, que l'armée allemande se heurta le plus à l'hostilité directe de la population française. Elle y retrouva la même atmosphère empoisonnée qu'en Russie. C'est pourquoi les soldats allemands l'appelèrent « la petite Russie ». Sans minimiser en aucune façon les autres maquis de France, il faut rappeler l'intensité des combats qui y furent livrés, notamment contre la puissante division SS « das Reich ». Du fait même de l'activité de la Résistance, la région 5 subit de très dures représailles : 2378 fusillés, 1374 déportés, plus de 40 localités détruites dont quelques-unes sont largement et tragiquement connues du public, telles Oradour-sur-Glane et Tulle. La situation géographique, la topographie de la région expliquent son importance stratégique. Celle-ci était renforcée par le caractère même du terrain qui offrait aux réfractaires, aux maquisards, des possibilités illimitées de déplacement, de regroupement, d'entraînement, sans éveiller l'attention. Dans leur ouvrage, George Beau et Leopold Gaubusseau ne font pas un roman de leurs récits d'action. En écrivains spécialisés, en historiens, ils citent des faits précis, sans passion. Dans leur choix, ils se sont laissé guider par le seul intérêt des actions, hors de toute autre considération, sentimentale notamment. Ils ont conduit leurs études de manière scientifique, reprenant les événements par le détail, interrogeant les témoins qu'ils ont pu retrouver, des chefs jusqu'aux plus obscurs exécutants ; ils ont consulté les archives des SS en mains américaines, se sont entretenus avec des chefs allemands. Avant d'écrire, ils ont voulu savoir. Ils ont ainsi pu éclairer de lueurs nouvelles de nombreuses actions, rétabli certaines vérités. Cela ne fut certes pas toujours facile, si l'on tient compte des divers courants qui caractérisèrent la Résistance et qui, parfois, se gênaient. C'est une véritable histoire de la Région 5, de sa guerre secrète qui est ainsi écrite et de laquelle les auteurs ont tiré finalement quelques intéressantes leçons qui contribuent heureusement à faire de cet ouvrage un document de grande valeur." (Revue militaire suisse, 1970)

254.          BORGHESE (Prince Valerio). Les hommes-torpilles attaquent... Amiot-Dumont, 1953, in-8°, 238 pp, traduit de l'italien, par le capitaine de vaisseau René Jouan et le capitaine de frégate Albert Vulliez, de “Decima flottiglia Mas”, avant-propos d'Albert Vulliez, 8 pl. de photos hors texte, 2 croquis à pleine page, broché, jaquette illustrée (lég. défraîchie), bon état

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Alexandrie, Gibraltar, Malte, Alger, la Crimée... — "Au début de la Seconde Guerre mondiale, les nageurs italiens de combat sont regroupés au sein de la Xe flottille MAS (Moyens d'assaut de surface ou sous-marin). En créant cette flottille, Mussolini se décide à donner droit de cité aux armes navales nouvelles, comme les torpilles pilotées (maïali) et les canots explosifs (barchini). Les torpilles pilotées, munies de moyens de conduite avec un volant, sont chevauchées par un ou deux nageurs, tandis que les canots explosifs, dont la coque avant est chargée d'une forte charge explosive, sont conduits par un homme qui doit sauter au dernier moment lorsque la cible va être touchée. Placé sous le commandement du prince Valerio Borghese, la Xe flottille MAS va faire preuve d'une redoutable efficacité. En juin 1940, Borghese commande le sous-marin le Scirè, spécialisé dans le transport des nageurs de combat..." (Dominique Lormier, Les commandos de la Seconde Guerre mondiale, 2014) — “... Avec un courage et une ingéniosité extraordinaire...” (Winston Churchill)

255.          BOURDAN (Pierre). Carnet des jours d'attente (juin 40 - juin 44). Editions Pierre Trémois, 1945, in-8°, 199 pp, broché, bon état. Edition originale, un des 450 ex. numérotés sur vélin pur fil du Marais

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Journaliste français présent à Londres lorsque le maréchal Pétain demande – honteusement à ses yeux – l’armistice, Pierre Maillaud (dit, bientôt, Bourdan) se rallie au général de Gaulle dès le lendemain de l’appel du 18 juin 1940. Ce Carnet des jours d’attente est le récit intime de son expérience de la guerre jusqu’au D-Day. L’auteur, plongé dans l’action, n’a pas eu le temps de prendre de notes. En 1945, il restitue, de mémoire, et en avouant que nombre de précisions peuvent lui échapper, ses impressions sur les faits et les hommes qu’il a pu observer. Dès l’été 1940, Bourdan est l’une des voix françaises sur les ondes de la BBC et il fonde l’Agence française indépendante. Dans son récit, il ne s’attarde pas sur son rôle à la radio. Rendant hommage aux figures glorieuses de Churchill et de De Gaulle, le journaliste-résistant évoque l’atmosphère poignante de la bataille d’Angleterre, ces 270 jours de bombardements courageusement subis par le peuple anglais, gardien de la civilisation occidentale face à la barbarie nazie. En décembre 1942, Bourdan se rend à Alger afin de développer le Service d’informations mondiales destiné à contrecarrer, en Afrique du Nord, la propagande de Vichy et des Allemands. L’Alger de l’après-débarquement allié est alors la "ville des rendez-vous politiques" (p. 112). Le prestigieux chroniqueur de la BBC y est l’objet de maintes sollicitations. Il rencontre le général Bergeret (haut-commissaire adjoint au Commandement civil et militaire d’Afrique du Nord) le jour de l’assassinat de Darlan, ainsi que le comte de Paris, dont il jauge l’ambition politique (immense), et le général Noguès, résident général au Maroc. A Londres, Bourdan déplorait le sectarisme politique régnant dans l’entourage du général de Gaulle. A Alger, il observe avec tristesse les divisions accrues entre résistants et relève l’injustice de la condition faite aux indigènes (annonçant, prophétise-t-il, des haines inexpiables). Revenu à Londres en 1943, le speaker accompagne la dernière phase de la guerre, celle de la "certitude mathématique" de la victoire (p. 178). Mais, écrit-il, il vit ces moments sans joie car, jusqu’en juin 1944, il se trouve bien loin des souffrances des Français. (Laurent Joly, « Ecrits de Guerre et d’Occupation » EGO 1939-1945)

256.          BREVET (Joseph) et Nicolas DELAHAYE. Le S.T.O. en Anjou. 1942-1945, Le livre de la Mémoire. Enquête parmi les derniers témoins. Cholet, Editions Pays & Terroirs, 2005, in-8°, 173 pp, 76 photos et fac-similés, 2 cartes, notes, lexique, biblio, broché, couv. illustrée, bon état

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Pendant la seconde guerre mondiale, la France fut, de tous les pays occupés, celui qui a fourni le plus grand nombre de travailleurs à l'Allemagne. En dehors du million d'ouvriers qui travaillaient dans les usines françaises pour la machine de guerre nazie, l'essentiel de cette main-d'oeuvre corvéable fut retenu dans des camps outre-Rhin. Il y eut tout d'abord les prisonniers de guerre, au nombre d'un million, dont une partie seulement put rentrer malgré les promesses de la Relève ; puis les volontaires au nombre de 154.000, considérés à la Libération comme des traîtres. Vinrent ensuite, sous la pression croissante de l'occupant, les 650.000 jeunes hommes contraints au travail forcé en Allemagne, requis en quatre rafles de 1942 à 1944, au titre du Service du Travail obligatoire (S.T.O.). 60.000 d'entre eux périrent de leurs conditions de vie misérables, de maladies, d'accidents au travail forcé, de châtiments corporels, et pour la plupart sous le déluge des bombes. Oubliés dans le tumulte de la Libération , et même suspectés au regard du prestige de la résistance, les survivants du S.T.O. rentrèrent dans l'indifférence générale et se turent. La collecte de leurs souvenirs s'impose aujourd'hui à l'heure où disparaissent les derniers témoins de cette époque dramatique. Infatigable chercheur passionné d'histoire locale, Joseph Brevet est parti à leur rencontre dans les Mauges et à Angers, pour recueillir auprès de chacun le récit vécu de ces sombres années. Les anciens S.T.O. en Allemagne, les requis sur le Mur de l'Atlantique, les défaillants et les réfractaires composent un judicieux panel de témoins, où se côtoient l'agriculteur, l'ouvrier et le séminariste. Après un historique détaillé de la déportation du travail, axé sur l'Anjou, leur parole peut enfin se libérer dans la seconde partie de l'étude, raconter leur périple, les misères de la vie dans les camps, le travail harassant, et quantité d'anecdotes qui redonnent vie à cette histoire oubliée.

257.          Collectif. Dernières lettres de Stalingrad. Buchet/Chastel, 1988, pt in-8°, 117 pp, traduites de l'allemand par Charles Billy, broché, couv. illustrée, bon état

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39 lettres écrites par des soldats allemands en janvier 1943. — Les 39 lettres que transportait le dernier avion envolé de l'enfer de Stalingrad sont de 39 auteurs bien différents, de par leur caractère et de par leur culture ; il n’empêche que leur recueil pourrait s’intituler « l’homme face à la peur ». Les unes sont naïves, les autres implacables. Sur toutes plane la mort, fatale, inexorable, et leur lecture est une des plus terribles qu’il soit donné de faire. Témoignage plus que document, ces lettres constituent le plus effrayant réquisitoire contre la guerre, et c’est pourquoi elles nous concernent tous. Ce livre est aussi incommensurable que le désespoir. Ecrit du sein même de la destruction, il est inoubliable.

258.          Collectif. Jean Lépicier, Jociste angevin. Témoin du Christ en S.T.O. Déporté et mort à Buchenwald, BU 81720 (Kdo Langenstein). Angers, Comité Fidélité Jean Lépicier, 1992, in-8°, 80 pp, présentation générale par Jean-Claude Davodeau, qqs illustrations, broché, couv. illustrée, bon état

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23 mars 1943 : requis STO affecté à Cologne ; 13 juillet 1944 : arrestation et emprisonnement ; 17 septembre 1944 : déportation à Buchenwald, transfert au Kdo de Langenstein ; 20 mars 1945 : mort épuisé par le travail, la faim et les coups. – Témoignages de Marcel Bouzillé, Pierre Marty et Michel Gerbeaux. – Lettres et documents.

259.          Comité d’action antibolchévique. Le Bolchevisme contre l'Europe. Exposition internationale, salle Wagram. P., Secrétariat général à l'information, s.d. (1942), in-8°, 48 pp, 40 illustrations, photos et cartes en noir ou noir et rouge, broché, couv. illustrée, bon état. Rare

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Le Bolchevisme contre l'Europe est une exposition qui se tint à Paris, pendant l'Occupation allemande. Inaugurée en mars 1942, elle est placée sous les auspices du Comité d’action antibolchévique (dirigé par Paul Chack). — "De l'Exposition internationale, “Le Bolchevisme contre l'Europe”, d'utiles leçons se dégagent. La plus nette est celle-ci : le bolchevisme est une affaire juive..." (Pierre-André Taguieff, L'antisémitisme de plume 1940-1944)

260.          DE GAULLE (Général). La France n'a pas perdu la guerre. New York, Didier, s.d. (1944), in-8°, xi-300 pp, préface de Philippe Barrés, introduction par Richard de Rochemont, broché, bon état. Edition originale

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31 interventions pour 1940 ; 32 pour 1941 ; 36 pour 1942 ; 39 pour 1943 ; 1 pour 1944, avec les discours de guerre du 18 juin 1940, du 12 décembre 1943 (statut des musulmans d'Algérie) et le discours du 6 juin 1944 (L'Invasion libératrice). — "Il est prématuré de parler d'éditions originales des discours de guerre du Général. Il existe une grande dispersion d'éditions des discours imprimées durant la guerre de New Delhi en Grande-Bretagne, en passant par Beyrouth, Le Caire, Alger et la France occupée. Chaque édition ultérieure reprend des discours précédemment imprimés et en ajoute un ou plusieurs autres. Plus que pour les Caractères de La Bruyère, qui comptent neuf éditions « originales », on répertorie quatorze éditions « originales » des discours de guerre du Général, chacune apportant un ou plusieurs discours nouveaux publiés pour la première fois. Plusieurs de ces éditions sont rares. Elles sont toutes émouvantes, que ce soient les éditions de New Delhi, publiées si loin, celles d'Oxford et de Grande-Bretagne, montrant l'intérêt porté par les Anglais au Général, ne serait-ce que par l'excellente qualité du papier, ou celles publiées sous l'Occupation, dont en revanche, la qualité médiocre du papier témoigne des risques pris par ceux qui les publiaient clandestinement. L'édition de New York nous laisse entrevoir l'aspect de recherche des textes par ceux qui les éditaient : « Un ensemble de ces discours, recueillis avec beaucoup de difficultés... » (Christian Borromée, “Les premières éditions des discours de guerre du général de Gaulle”, Espoir n° 134, 2003)

261.          DONOVAN (Robert J.). PT 109 : John F. Kennedy in World War II. New York, Crest Books, 1962, in-12, 160 pp, lettre-préface du président Kennedy, 16 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état. Texte en anglais

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Dans la nuit du 1er au 2 août 1943, aux îles Salomon, le destroyer japonais Amagiri, attaqué par des vedettes lance-torpilles américaines, aborda l'une d'elle à 30 noeuds et la coupa en deux. Onze survivants, sur treize hommes d'équipage, se regroupèrent dans la pénombre autour de l'arrière du Patrouilleur P.T. 109 resté à flot. Parmi eux l'enseigne de vaisseau John F. Kennedy, leur commandant, soutenait le mécanicien McMahon, grièvement brûlé et à demi-inconscient. Le jour levé, l'épave chavirait. Alors les rescapés entreprirent de rejoindre l'une des îles à la nage. Quinze heures plus tard ils s'écorchaient les pieds sur les coraux d'une île déserte. Pour sa part John F. Kennedy avait remorqué durant tout ce temps son mécanicien à l'aide d'un cordage passé entre ses dents. Le second soir, Kennedy, repartit seul à la nage, muni d'une lampe-torche pour faire dans le détroit des signaux à un éventuel navire ami. Quatre jours s'écoulèrent. Avec un de ses compagnons, Kennedy se traîna d'atoll en atoll et finit par rejoindre deux canaques qui allaient transmettre son message de détresse. La base des vedettes lance-torpilles rejointe, Kennedy et la plupart des rescapés armaient le Patrouilleur P.T. 59 et appareillaient vers d'autres aventures.

262.          EVRARD (Jacques). La déportation des travailleurs français dans le IIIe Reich. Fayard, 1972, in-8°, 460 pp, 16 pl. de photos et documents hors texte, biblio, reliure toile éditeur, bon état (Coll. Les Grandes études contemporaines)

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"L'histoire des prélèvements de main-d'oeuvre française pour l'Allemagne de 1940 à 1944 n'avait fait l'objet jusqu'ici d'aucun ouvrage de synthèse. L'étude de Jacques Evrard vient combler cette lacune. M. Evrard ne prétend pas épuiser un sujet qui touche à toutes les formes de l'activité économique de notre pays et à toutes les catégories socio-professionnelles. Il laisse volontairement de côté l'étude des entreprises nationales qui oeuvraient en France pour l'occupant, les chantiers de l'Organisation Todt, de la Wehrmacht, de la Kriegsmarine et de la Luftwaffe. Professeur de lettres, M. Evrard a lui-même été victime du Service du Travail obligatoire et il a passé deux ans dans les usines de Basse-Saxe et de la Ruhr ; c'est dire que son témoignage prend une valeur singulière comme d'ailleurs celui de nombreux « déportés du travail » dont la liste figure dans la bibliographie. Leurs témoignages, habilement utilisés dans le corps des divers chapitres, proviennent des pièces du procès de Nuremberg. A travers chacun d'eux, c'est un des aspects de ce drame aux multiples facettes qui nous apparaît, et l'auteur brosse ainsi un tableau vivant de ce milieu particulier du travail en Allemagne, encore peu connu. M. Evrard a eu la bonne fortune de pouvoir consulter en outre les carnets de Gaston Bruneton, commissaire général à l'Action sociale pour les Français travaillant en Allemagne, et surtout les souvenirs de Jean Isméolari, inspecteur principal du Travail, qui a pu avoir une connaissance intime des événements et de la machine administrative allemande ; car c'est d'une machine impitoyable qu'il s'agit et, tout au long du récit, M. Evrard le fait sentir de façon brutale et émouvante à la fois. (...) Sur 723.162 travailleurs qui séjournèrent en Allemagne de 1942 à 1944, les volontaires n'auraient été que 43.000. En somme, un livre attachant, auquel il est nécessaire de se référer lorsqu'on aborde l'étude de cette importante question de la main-d'oeuvre étrangère dans le Reich d'Adolf Hitler. Ajoutons que les photos qui l'illustrent sont utiles et bien choisies." (P. Mermet, Revue d'histoire de la Deuxième Guerre mondiale, 1973)

263.          FARAGO (Ladislas). Patton. Grandeur et servitude. Stock, 1965, fort in-8°, 582 pp, traduit de l'américain (“Patton, ordeal and triumph”), une photo, 4 cartes, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Témoins de notre temps)

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La IIe guerre pouvait-elle finir dix mois plus tôt en Europe ? – L'armée allemande pouvait-elle être détruite à Falaise en 1944 ? — "Dans cet ouvrage, construit autour des dates capitales de la deuxième guerre mondiale, L. F. brosse un tableau riche en couleur du général Patton et met en relief l'importance de ses conceptions stratégiques à une période cruciale de la guerre." (Revue française de science politique, 1965)

264.          FLORENTIN (Eddy). Guide des plages du Débarquement et de la Bataille de Normandie. 6 juin-12 septembre 1944. Perrin, 2003, gr. in-8° oblong, 445 pp, 29 cartes et plans, filmographie, biblio, index, broché, couv. illustrée, bande conservée, bon état

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Après avoir présenté les différents projets de débarquement antérieurs à celui-ci, recensé les forces en présence, synthétisé les cent jours de la bataille (6 juin-12 septembre 1944), l'auteur propose à l'automobiliste 17 itinéraires qui lui permettront de se faire une idée de l'ensemble d'une des plus grandes opérations militaires jamais réalisées. Chaque itinéraire est précédé d'un exposé des engagements ayant affecté la région considérée. Dans chacun d'entre eux sont recensés les sites naturels, villes, villages, bourgades, et même parfois hameaux, qui ont été le théâtre d'opérations, des plus importantes aux plus minimes. Sont présentés également musées, monuments, stèles, blockhaus classés, bases de lancement de V1, cimetières militaires, aires de batterie, etc. Insistance est donnée sur les symboles commémoratifs, dont on indique l'histoire, la signification, les racines, l'ancrage dans l'ensemble de la bataille. Le livre est enrichi par des cartes, des tableaux synoptiques, des données chiffrées, une vaste bibliographie, une vidéographie, une chronologie complète, la liste des musées français et alliés, etc. Des indications particulièrement précises permettent au visiteur de ne pas s'égarer tout en le sortant des sentiers battus.

265.          FLORENTIN (Eddy). La bataille de Normandie. III. La Rückmarsch. Presses de la Cité, 1991, gr. in-8°, 711 pp, 16 planches de photos hors-texte, 7 cartes, 13 tableaux, broché, couv. illustrée, bon état

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"Après « Stalingrad en Normandie » et « Opération Paddle. La Poursuite », l’auteur poursuit sa chronique de la libération de la France. Ce dernier volume, dont l’action se déroule au cours de la dernière semaine d’août 1944, intéresse particulièrement notre région qui servit alors de point d’ancrage sur la Seine au général Patton pour fermer le bouclage des Ve et VIIe Armées allemandes en Basse-Normandie. Y sont décrits les combats de la 5e DB U.S. sur le plateau de Madrie, la bataille et la libération de Vernon, le franchissement de la Seine dans le Mantois par la 79e DI du XVe Corps U.S. de Patton, l’établissement de la tête de pont alliée au nord de la Seine dans le secteur Sailly-Brueil-Limay-Vétheuil dont une meilleure exploitation militaire aurait sans doute pu hâter la fin de la guerre, les exactions des SS à Arthies, Aincourt et Charmont, l’échec de la contre-attaque allemande dans l’Arthie des 22 et 24 août, la libération du Vexin et la volte face américaine sur Paris. On connaît dans le Mantois le souci d’exactitude historique qui anime Eddy Florentin, où l’on se souvient de ses patientes enquêtes sur le terrain pour établir avec précision le détail des faits qu’il rapporte. Écrit avec talent, ce livre est un document qui se lit comme un roman." (Jean Le Roy, Les échos du Mantois)

266.          FLORENTIN (Eddy). Quand les Alliés bombardaient la France, 1940-1945. Perrin, 1997, gr. in-8°, 470 pp, 16 pl. de photos hors texte, notes, principaux lieux cités, broché, couv. illustrée, bon état

            20

Une bombe sur cinq larguée sur l'Europe pendant la Seconde Guerre mondiale est tombée en France. Le résultat fut impressionnant : 1.570 localités touchées, 67.078 Français tués, 90.000 habitations détruites... Eddy Florentin s'est fait l'historien méticuleux de ce désastre, recueillant les témoignages directs ville par ville, utilisant les archives régionales pour reconstituer les raisons, la préparation, l'exécution et les conséquences des raids. Instrument de référence autant que récit poignant sur les comportements des Français, ce livre s'est imposé comme un classique.

267.          FLORENTIN (Eddy). Stalingrad en Normandie. Presses de la Cité, 1964, in-8°, 390 pp, 24 pl. de photos hors texte, 9 cartes, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état

            20

"Stalingrad en Normandie" : c'est le nom que les Allemands ont eux-mêmes spontanément donné à cette grande bataille interalliée d'août 1944 qui, dans la plaine d'Argentan (Orne) à Falaise (Calvados), mit fin à la bataille de Normandie et fut "le commencement de la fin de la guerre". "Une des plus audacieuses décisions de la guerre" : en ces termes, Winston Churchill allait définir la décision, inopinée, prise sur le terrain, d'encercler et détruire les deux armées allemandes de Normandie après la percée d'Avranches (30 juillet 1944) et la contre-offensive allemande de Mortain (5 août 1944). La Wehrmacht et les unités hitlériennes laisseront, dans la poche Falaise-Argentan-Chambois, sensiblement le même nombre de victimes qu'à Stalingrad : 200.000, dont 30.000 à 50.000 morts. "Sans conteste l'un des plus grands champs de tuerie qu'aucun secteur de la guerre eût jamais connus", jugera Eisenhower.

268.          FRIEDLANDER (Saul). Pie XII et le IIIe Reich. Documents. Seuil, 1964, in-8°, 236 pp, postface de Alfred Grosser, 2 pl. de fac-similés, broché, bon état (Coll. L'Histoire immédiate)

            20

"L'étude de S. F. tend essentiellement à éclairer l'attitude du pape envers le IIIe Reich ; elle est strictement limitée dans le temps – mars 1939 à septembre 1944 – et suit fidèlement la succession chronologique des événements. L'ouvrage est avant tout un recueil de documents historiques : S. F. s'est attaché à réduire les commentaires au minimum, laissant les textes parler d'eux-mêmes. L'intérêt de ces textes est considérable, car la plupart sont inédits et proviennent des archives diplomatiques de l'ambassade d'Allemagne auprès du Saint-Siège, et des archives américaines et israéliennes. Leur diversité, leur précision sont à peu près suffisantes pour que le lecteur puisse se faire une opinion. On ne peut que regretter l'absence de documents provenant des archives du Vatican qui compléteraient ce remarquable dossier." (Revue française de science politique, 1965)

269.          GIRARD (Louis-Dominique). Montoire, Verdun diplomatique. Le secret du Maréchal. Editions André Bonne, 1948, fort in-8°, 571 pp, sources et références, index, broché, bon état

            30

Par L.-D. Girard (1911-1990), ancien chef du cabinet civil du maréchal : "La politique secrète du Maréchal." — “C'est un chef d'oeuvre ! Girard a fait resurgir toutes mes idées. Le livre est gros mais aucun mot n'est inutile.” (Maréchal Pétain, 4 juin 1948, cité par Me Isorni dans "Souffrance et mort du Maréchal", p. 209)

270.          HANDOURTZEL (Rémy) et Cyril BUFFET. La Collaboration... à gauche aussi. Perrin, 1989, in-8°, 276 pp, préface de René Rémond, chronologie, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état

            30

Les auteurs montrent dans ce livre que quelques hommes de gauche, communistes, socialistes ou radicaux, sont devenus des collaborateurs de l'occupant nazi entre 1940 et 1944. Le socialiste Charles Spinasse ou le radical Gaston Bergery rallient ainsi le maréchal Pétain en juillet 1940 et le suivent dans la voie de la collaboration. Bien que le régime de Vichy soit fréquemment désigné, à juste titre comme en témoigne un certain nombre de mesures et de décisions, comme une revanche sur le Front Populaire, des hommes de gauche laissent de côté leur engagement de 1936. Comme le souligne René Rémond dans sa préface, "la Résistance et la Collaboration ont rassemblé des hommes et des femmes venus de partout. La défaite a fait voler en éclats les solidarités de classe ou de parti"...

271.          [Humour]. Au nez des Fridolins. Les bonnes histoires de l'Occupation. P., Editions Armand Fleury, 1945, gr. in-12, 32 pp, illustrations humoristiques par Lucien Laby (8 à pleine page et une dans le texte, plus des culs-de-lampe), broché, couv. illustrée par Lucien Laby, bon état. Rare

            40

272.          INGRAO (Christian). Les chasseurs noirs. La brigade Dirlewanger. Perrin, 2006, in-8°, 292 pp, notes, broché, couv. illustrée, bon état

            20

Les chasseurs noirs... Des repris de justice, des braconniers, auxquels Himmler en personne propose la liberté en échange d'une chasse à l'homme dans les forêts ukrainiennes et biélorusses. L'homme chargé de ce contrat faustien, Oskar Dirlewanger, est lui même un marginal : volontaire de la Grande Guerre, « réprouvé » des corps francs, il s'est battu, en soldat puis en militant nazi, contre le « monde d'ennemis » qui, à ses yeux, menaçait l'Allemagne. Amnistié, il réintègre la Waffen SS et forme, à l'été 1940, son unité spéciale : la Sondereinheit Dirlewanger. La guerre : les chasseurs noirs la mènent contre les partisans, ils prennent aussi en charge les cohortes de Juifs polonais parqués dans les camps de travail et écrasent le soulèvement de Varsovie à l'été 1944. Les hommes de l'unité spéciale massacrent, violent, pillent à un degré tel que la hiérarchie SS elle-même ouvre des enquêtes. Ce sont 200 villages biélorusses qui connurent le sort d'Oradour, 30.000 hommes, femmes et enfants de Varsovie qui tombèrent victimes des chasseurs noirs. Appuyé sur des archives allemandes, russes et polonaises, ce livre offre la première étude sur les SS-braconniers de Hitler. Il explore ce moment crucial où la victime devient gibier, où les « vaincus » sont des troupeaux, que l'on peut exploiter ou mener à l'abattage ; cet instant où le bourreau révèle à l'historien ce qui le conduit à passer à l'acte.

273.          IRVING (David). La Destruction de Dresde. 13 février 1945. Laffont, 1966, gr. in-8°, 459 pp, traduit de l'anglais, 8 pl. de photos hors texte, 2 plans dans le texte, sources, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Ce jour-là)

            30

"D. I. étudie du triple point de vue historique, politique et humain, le projet britannique d'anéantissement de la ville de Dresde, son exécution dans la nuit du 13 au 14 février 1945, et les réactions que cette opération provoqua dans le monde. Sans se départir de l'objectivité indispensable à tout travail historique – ce livre représente le résultat de trois ans de recherches – D. I. parvient, par la sensibilité de son style et le choix de ses documents, à restituer de façon saisissante le climat apocalyptique de la tragédie de Dresde qui fit 135.000 morts." (Revue française de science politique, 1965)

274.          KESSEL (Sim). Pendu à Auschwitz. Solar, 1970, in-8°, 245 pp, broché, couv. illustrée, bon état

            25

Sim Kessel était boxeur français professionnel avant la seconde guerre mondiale. Résistant et juif, il fut arrêté à Dijon, puis envoyé à Drancy et déporté à Auschwitz. Il y fut interné pendant deux ans... Vingt-cinq ans plus tard, il témoigne. — "En décembre 1944, j'ai été pendu à Auschwitz. Un concours de circonstances exceptionnel, peut-être unique, m'a sauvé la vie. Je n'ai pas écrit le récit de mon aventure concentrationnaire pour en tirer avantage mais pour témoigner, pour que le souvenir des martyrs soit évoqué, pour que les jeunes, qui le plus souvent n'ont jamais entendu parler des camps, soient informés. Pourquoi ai-je attendu vingt-cinq ans avant de publier ce livre ? Les années ont passé sans que je trouve l’occasion et la force de rassembler mes souvenirs. La réadaptation à la vie a été longue. Trois années de torture quotidienne ne laissent pas seulement des traces physiques. Comme tous les rescapés, j'ai lutté contre l'obsession insupportable du souvenir, chaque page écrite me valait des nuits de cauchemars." (Sim Kessel)

275.          LA PORTE DU THEIL (Joseph de). Un an de commandement des Chantiers de la Jeunesse. P., Sequana, 1941, fort in-12, 318 pp, index, reliure demi-basane lie-de-vin, dos à 4 faux-nerfs, titres et fleurons dorés (rel. de l'époque), dos uniformément passé, papier lég. jauni, bon état

            30

L'armistice du 22 juin 1940 ayant supprimé le service militaire obligatoire, les chantiers de jeunesse furent créés comme une sorte de substitut le 30 juillet 1940. Les jeunes hommes de la zone libre et de l'Afrique du Nord française en âge (20 ans) d'accomplir leurs obligations militaires y étaient incorporés pour un stage de six mois. Ils vivaient en camps près de la nature, à la manière du scoutisme, mais avec le volontariat en moins, et accomplissaient des travaux d'intérêt général, notamment forestiers, dans une ambiance militaire. Ils étaient encadrés par des officiers d'active et de réserve démobilisés, ainsi que par des aspirants formés pendant la guerre de 1939-1940. À partir de 1941 l'obligation des chantiers de jeunesse est étendue à tous les Français de zone libre devant accomplir leurs obligations militaires pour 8 mois. Dirigés par le général Joseph de La Porte du Theil, les chantiers de jeunesse étaient une institution ambiguë. Il s'agissait d'inculquer les valeurs de la Révolution nationale, prônée par le Régime de Vichy. Les Chantiers, initialement ouverts aux chefs et aux jeunes juifs français, leur furent d'abord interdits en Afrique du Nord, à la demande du colonel Van-Ecke, commissaire régional, soutenu par le général de La Porte du Theil. Puis l'année suivante (2e semestre 1942) le même général obtint que cette exclusion soit étendue aussi à la métropole. Le culte de la hiérarchie et de la discipline passait notamment par l'importance donnée à tous niveaux au Chef. La vénération du Maréchal Pétain imprégnait profondément les cadres...

276.          LARMINAT (Edgard de). Chroniques irrévérencieuses. Plon, 1962, in-8°, 406 pp, 3 cartes, broché, bon état

            30

Le général de Larminat nous conte comment il a été mêlé de très près, parfois de manière déterminante, aux événements qui marquèrent l'acceptation de l'Armistice de 1940 par les troupes françaises du Moyen-Orient, et aussi, de manière plus positive, à la constitution de l'Afrique française libre en août 1940. Bien des évènements historiques, qui pesèrent leur poids, dans un sens ou dans l’autre, sont ainsi éclairés par un acteur direct. Puis, d'un bond, il passe à son commandement du front de l'Atlantique en 1944-45, estimant que les commandements subordonnés qu'il a exercés entre, tant au Levant, en Libye, Italie et Provence ne justifient pas une relation continue, se réservant d'en évoquer certains épisodes au fil de la plume. Ces « chroniques » ne constituent donc pas une « Histoire » de tels ou tels événements, ni des « Mémoires » au sens propre du terme. Elles apportent simplement un témoignage et des jugements sur des faits directement vécus. Nombre de personnages connus y sont évoqués, dont certains tiennent encore l'actualité. Elles sont écrites très librement, et l'auteur avoue qu'il s'y est beaucoup amusé. Elles ne plairont certes pas à tous ceux qui les liront, étant nettement « engagées », comme l'auteur lui-même, et celui-ci ne se souciant guère de ménager des susceptibilités, des légendes, des idées reçues, des situations acquises. Pour quoi elles sont dites « irrévérencieuses ».

277.          LERECOUVREUX (Marcel). Résurrection de l'armée française. De Weygand à Giraud. Nouvelles Editions Latines, 1955, in-8°, 478 pp, 9 cartes et croquis, biblio, reliure demi-chagrin carmin dos à 5 nerfs filetés et soulignés à froid, titres dorés, couv. illustrée et dos conservés (rel. de l'époque), bon état, envoi a.s.

            70

"La vérité historique face aux mémoires de Churchill, De Gaulle, et autres..." — "Le but de M. Lerecouvreux a été de montrer comment l'armée française, abattue par sa défaite, décimée, désarmée, trop méprisée (même par un grand nombre de Français), ayant perdu jusqu'à la confiance en soi, redevint, en moins de trois ans, capable de combattre à côté des armées alliées et de s'imposer au respect et même à l'admiration des Anglo-Saxons. Il a voulu ainsi rendre justice aux artisans de cette résurrection : ceux, tout d'abord, qui, dès le lendemain de l'armistice, camouflèrent matériel, personnel et services et maintinrent les esprits orientés vers la reprise de la lutte : le général Weygand, qui, tout en gardant l'Afrique française à l'abri de toute mainmise allemande, recréa matériellement et moralement l'armée d'Afrique, le général Giraud, qui, avec l'aide de nos alliés, développa et modernisa cette armée, puis la relança dans la guerre. Il y avait là matière à une étude historique du plus haut intérêt, à condition de disposer de tous les témoignages utiles et, surtout, de savoir se dégager des préjugés et des rancoeurs consécutives aux disputes de ces tristes années. Mais, si l'auteur paraît avoir sérieusement étudié la plupart des nombreux ouvrages publiés sur la période 1940-1943, si même il a recueilli les confidences de quelques acteurs du grand drame et consulté quelques documents inédits, il s'en faut de beaucoup que les principaux intéressés aient rompu le silence et mis au jour leurs archives personnelles. Il s'en faut de beaucoup plus encore que M. Lerecouvreux ait su garder, dans, son exposé et dans ses jugements, impartialité et sérénité. Les chapitres de son livre relatifs à l'armée de l'armistice, au rôle de Weygand en Afrique, à l'activité proprement militaire de Giraud, à la modernisation de l'armée d'Afrique, à l'emploi de cette armée en Tunisie comme avant-garde et couverture des armées d'Eisenhower, à la conquête de la Corse et de l'île d'Elbe sont d'une valeur et d'un intérêt certains. Mais son admiration sans réserves pour Giraud lui fait perdre toute mesure à l'égard de ceux qui se sont opposés peu ou prou à lui ou à ses idées. Bien entendu, sans tenir compte de la situation internationale qui exigeait au plus tôt l'ouverture d'un second front, de l'importance, sans doute excessive, accordée par les Américains au planning et de leur incertitude, trop justifiée, quant à la collaboration française, il reproche amèrement à l'état-major américain de n'avoir pas admis les propositions de Giraud relatives à l'époque (printemps 1943) et à l'objectif (côtes de Provence). Il laisse entendre qu'Eisenhower aurait volontairement retardé l'arrivée de Giraud à Alger jusqu'au lendemain du débarquement et il l'accuse d'avoir systématiquement, dans sa Croisade en Europe, sous-estimé l'effort français et, en même temps, surestimé l'aide matérielle qu'il nous apporta effectivement. Il est non moins sévère pour le général Clark, coupable de ne pas avoir témoigné assez de déférence à Giraud lors des entretiens de Gibraltar et qui, sans doute sous l'impression qu'il avait gardée de ces entretiens, traita Giraud, à Alger, avec quelque désinvolture. Mais c'est surtout le général de Gaulle et ses fidèles qu'il accable dans l'exposé qu'il a cru devoir faire des événements politiques d'Alger en novembre-décembre 1942 et en mai-août 1943. Il ne se contente pas de montrer comment leur propagande de Londres et leur action à Alger contrecarrèrent fâcheusement les efforts de Giraud, divisèrent momentanément les cadres de l'armée et incitèrent nos Alliés à se défier de nous et à ralentir notre réarmement. Dans les termes les plus virulents (« rapace intérêt personnel », « sectarisme étroit »), il multiplie insinuations et accusations : le général de Gaulle ne se serait laissé guider que par l'ambition personnelle, la mystique révolutionnaire et les préoccupations partisanes ; le gaullisme n'aurait jamais visé que la conquête des places dans le gouvernement futur de la France, etc. Quelles qu'aient été ses intentions, son livre relève de la polémique plus que de l'histoire." (Général Lestien, Revue d'histoire de la Deuxième Guerre mondiale, 1958)

278.          MOSLEY (Leonard). Le Reichsmarschall Hermann Goering. Presses de la Cité, 1974, in-8°, 407 pp, traduit de l'anglais, 16 pl. de photos hors texte, notes, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état

            25

"Correspondant de presse britannique à Berlin dans les années trente, Mosley a personnellement connu son sujet, ainsi que beaucoup de membres de son entourage..." (Fr. Kersaudy, “Hermann Goering”, Perrin, 2009)

279.          ORDIONI (Pierre). Commandos et cinquième colonne en mai 1940. La bataille de Longwy. Nouvelles Editions Latines, 1970, in-8°, 350 pp, 2 cartes, broché, bon état

            25

En préface, l'auteur raconte sa rencontre avec Louis-Ferdinand Céline en août 1939 (11 pp). — "3 mars 1940. La 58e D.I., dont le régiment de l'auteur, le 227e R.I., fait partie, est désignée pour organiser et défendre, en avant de la Ligne Maginot, un saillant qui prendra le nom de Position Avancée de Longwy. Deux mois plus tard, le 10 mai 1940, l'ennemi traverse de nuit le Luxembourg et aborde la position française. L'auteur nous révèle avec quel retard les troupes françaises ont été alertées, l'infiltration des commandos allemands dans le flot des réfugiés, enfin, dès l'attaque déclenchée, leur action sur les arrières de nos unités et celle, non moins efficace, des commandos armés, tireurs isolés, saboteurs, agents de renseignements et propagateurs de faux ordres et de propos défaitistes de la Cinquième Colonne. A cette forme de combat, l'armée française de 40, pas plus que son commandement, n'était ni psychologiquement préparée, ni militairement entraînée pour y faire face. Précis et alerte, riche de documents inédits et en témoignages, rédigé par un combattant doublé d'un historien, ce livre sans complaissance apporte une contribution à l'histoire de cette campagne de quarante-cinq jours." — Pierre Ordioni, lieutenant de réserve, prend part de Longwy à Toul, à la campagne de 39-40. Fait prisonnier le 23 juin, il s'évade et participe en 1944 au débarquement sud et aux combats de la Libération. Ministre plénipotentiaire, écrivain, colonel de cavalerie honoraire, il est commandeur de la Légion d'Honneur à titre militaire.

280.          PANGE (Jean de). Nous en avons tant vu... 1940-1945. De Koufra au Normandie-Niemen. Editions Serpenoise, 1990, gr. in-8°, 345 pp, préface de Pierre Messmer, 68 pl. de photos hors texte, qqs documents dans le texte et fac similés in fine, broché, couv. lég. défraîchie, bon état

            30

Passionné d’aviation dès son plus jeune âge, Jean de Pange s’engage dans l’armée de l’air à vingt ans. En 1940, il prend part à la Campagne de France comme sous-lieutenant navigateur bombardier et dès le 16 juin, décide de s’exiler en Angleterre pour poursuivre le combat contre Hitler. En arrivant sur le territoire britannique, il apprend qu’un certain général de Gaulle a lancé, le 18 juin, un appel pour demander aux Français de poursuivre la guerre. Engagé dans la France libre, sa vie ne sera, de 1940 à 1942, qu’une suite ininterrompue de campagnes : Gabon, Koufra, Ethiopie, Erythrée, bataille de l’Atlantique. En 1942, il recrute les premiers volontaires de l’escadrille Normandie-Niemen avec laquelle il opère deux ans sur le front russe, de 1942 à 1944. Il rentre en France juste à temps pour participer au défilé de la Victoire, le 18 juin 1945.

281.          PETIT (Paul). Résistance spirituelle, 1940-1942, avec un poème de Paul Claudel. Gallimard, s.d. (1994), in-12, 108 pp, préface de Jacques Madaule, broché, bon état. Ce tirage, fac simile de l'édition publié par la Librairie Gallimard en 1947, a été réalisé à l'occasion du cinquantenaire de la mort de Paul Petit. Il est hors commerce

            30

Paul Petit est un sociologue, écrivain, traducteur, diplomate et Résistant, né le 2 mai 1893 à Paris et exécuté par les Allemands à Cologne le 24 août 1944. Sous l'Occupation, Paul Petit publie à ses frais plusieurs textes clandestins dénonçant l’attitude de certaines personnalités de l’église catholique et le régime du maréchal Pétain. Le 12 décembre 1940, il diffuse à Paris deux lettres ouvertes aux cardinaux Suhard et Baudrillart, leur reprochant leurs appels à la collaboration avec Pétain pour le premier, et l’occupant pour le second. Le 20 mars 1941, il diffuse un tract où il dénonce l'imposture du régime de Vichy et assure que mieux vaut « désobéir aux hommes plutôt qu’à Dieu et sauver [son] âme plutôt que de la perdre ». Il rejoint le journaliste Henri de Montfort, l’historien Emile Coornaert et l’écrivain Marietta Martin pour constituer le groupe “La France Continue”. Les membres du réseau sont d’inspiration chrétienne. L’ancien diplomate devient le principal rédacteur du journal “La France Continue”, qui publie treize numéros jusqu’en février 1942, le tirage atteignant 10.000 exemplaires. Le premier numéro est daté du 10 juin 1941. Parmi ses principaux collaborateurs figure Raymond Burgard (1892-1944), professeur de français au lycée Buffon, décapité à Cologne le 15 juin 1944. Paul Petit donne au journal une tonalité violemment antipétainiste. Arrêté le 7 février 1942, Paul Petit est déporté à la prison de Sarrebruck le 9 juillet 1942. Condamné à mort, le 16 octobre 1943, par le 2e Sénat du Volksgerichtshof, en même temps que ses co-inculpés Marietta Martin et Raymond Burgard, il fut décapité à la prison de Cologne le 24 août 1944. La principale œuvre de Paul Petit, “Résistance spirituelle”, paraît à titre posthume en 1947, chez Gallimard, avec une préface de Jacques Madaule et un poème de Paul Claudel. Pour l’historienne Renée Bédarida, Paul Petit était « un esprit intransigeant au courage indomptable ». Bernard Comte le présente comme « un témoin intransigeant de la transcendance et de l’exigence éthique du message chrétien », remarquant : « il défie presque ouvertement l’occupant et ses complices. »

282.          ROY (Alain). Le Cheval à bascule. Mémoires d'un agent double. Presses de la Cité, 1975, in-8°, 314 pp, broché, couv. illustrée, bon état

            25

"En 1944, j'étais rédacteur en chef des radios secrètes du IIIe Reich, sous les ordres de Goebbels. J'avais vingt-deux ans. Depuis cinq ans, je travaillais pour le compte des Services Secrets français. Ceci est mon histoire, telle que je l'ai vécue au jour le jour, sans fard et sans complaisance. J'ai été un cheval à bascule, un "W", comme on dit dans l'argot du métier, – l'un des "doubles" que les Services Secrets français ont envoyé de par le monde avec mission de se faire récupérer par l'Abwehr, c'est-à-dire les Services Secrets allemands. J'ai commencé ma mission en Espagne franquiste, à dix-sept ans. Je l'ai menée à bien au milieu de cinq ans de tourmente, vivant successivement l'apogée puis l'écroulement de l'empire nazi. Alors que d'autres avaient le privilège de combattre à visage découvert, j'ai dû sans cesse me dissimuler, mentir, me méfier de tout et de tout le monde, m'adapter immédiatement – pour survivre – à tous les milieux dans lesquels la guerre me plongeait. J'ai survécu – alors que la plupart des "doubles" envoyés en mission par mon Service n'en sont pas rentrés. C'est aussi en leur mémoire que je me décide enfin, aujourd'hui, à relater ce qu'on m'avait prié de taire jusqu'ici. C'est une histoire de peur, de mensonge et de sang. Je ne souhaite à personne de l'avoir vécue." (4e de couverture)

283.          SAINT-LOUP (Marc Augier, dit). La Division Azul. Croisade espagnole, de Leningrad au Goulag. Presses de la Cité, 1978, gr. in-8°, 286 pp, 16 pl. de photos hors texte, 4 cartes, broché, couv. illustrée, bon état

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Quand l'allemagne porte la guerre en Russie, le 22 juin 1941, les Espagnols se lèvent en masse pour l'aider à vaincre Moscou. Le général Franco donne son accord pour le recrutement de la Division Azul qui part pour le front de Leningrad...

284.          TRUCK (Robert-Paul et Betty). Mengele, l'ange de la mort. La vie diabolique du docteur Josef Mengele, médecin-chef du camp d'extermination d'Auschwitz. Presses de la Cité, 1976, in-8°, 249 pp, sources et notes, chronologie, biblio, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état

            25

285.          VAN HECKE (Général A. S.). Les Chantiers de la Jeunesse au secours de la France, 1941-1945. Souvenirs d'un soldat. Nouvelles Editions Latines, 1970, in-8°, 394 pp, 8 pl. de photos hors texte, 3 cartes, broché, couv. illustrée, qqs marques au crayon en marges, bon état. Edition originale, bande éditeur conservée

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Mémoires du général Van Hecke, ancien de la Cagoule et de la Synarchie. — Création du “Groupe des Cinq” – Les accords Murphy-Giraud – Le débarquement du 8 novembre 1942 – L'imbroglio Darlan-Giraud – L'assassinat de Darlan – La rivalité Giraud-De Gaulle — "... Le débarquement anglo-américain de novembre 1942 confirme l’anglophobie du commissaire général Joseph de La Porte du Theil et révèle une attitude ambiguë de sa part. Présent sur le sol algérien depuis le 4 novembre pour une tournée d’inspection des Chantiers d’Afrique du Nord, La Porte du Theil se rend à Constantine le 7 novembre pour y rencontrer le commissaire régional Van Hecke, dont les sentiments germanophobes et les ardeurs combattantes lui ont été relayés par un espion, le commissaire Jacques. Ces agissements sont reconnus des années plus tard par le général lui-même : « Je m’étais rendu compte que le commissaire régional des Chantiers d’Algérie, Van Hecke, devait me cacher un aspect de ses activités. Pour y voir clair, j’envoyai sur place le commissaire-adjoint, Jacques (...). Il avait pour mission de remettre tout en ordre et de me renseigner discrètement. » À la suite de ces renseignements, le général de La Porte du Theil vient sur le territoire africain afin de raisonner Van Hecke. Toutefois, lorsque les Alliés débarquent dans la nuit du 7 au 8 novembre, le commissaire général se retrouve devant le fait accompli : Van Hecke, qui appartenait au Groupe des cinq avec son adjoint Henri d’Astier de la Vigerie, s’est engagé aux côtés des Alliés avec ses jeunes. La réaction du général de La Porte du Theil, une fois rentré en France, est sans équivoque : il condamne ces événements et accuse Van Hecke de trahison..." (Christophe Pécout, Pour une autre histoire des Chantiers de la Jeunesse, 1940-1944)

286.          WILLIAME (Capitaine). L'Escadrille des Cigognes. Spa 3 - 1939-1940. Paris-Grenoble, Arthaud, 1945, in-12, 281 pp, présentation par Roland Dorgelès, 8 pl. de photos hors texte, un croquis, broché, bon état

            25

"Un livre magnifique, écrit par un chef de vingt-neuf ans, tombé au champ d'honneur de l'air." (Les Ailes, 20 avril 1946) — "Le petit livre du capitaine Williame devra prendre place dans toutes les bibliothèques consacrées à la gloire des ailes françaises." (Revue de défense nationale, mai 1946) — "Les notes du capitaine Williame, mort au cours d'un vol d'entraînement après l'armistice ont la valeur d'un document brut, sans retouche. Elles apportent le point de vue au jour le jour d'un chef d'escadrille pendant la période dite de la drôle de guerre comme pendant celle des combats. Dans ce document, surtout intéressant au point de vue de la psychologie des pilotes de chasse, il faut cependant signaler la note du 2 août 1940 de l'armée de l'air classant dans la seconde catégorie des appareils à stocker après l'armistice les Morane 406 qui équipaient encore tout le groupe." (J. Vidalenc, Revue d'histoire de la Deuxième Guerre mondiale, 1951)

HISTOIRE MILITAIRE, MILITARIA

 

287.          ANDRÉ (Thomas). La campagne de Tunisie, 1943. Socomer, 1993, gr. in-8°, 122 pp, 29 photos, 9 cartes, forces en présence, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Les Grandes Batailles de l'Histoire)

            15

L'étude de Thomas André (80 pages) est suivie de trois autres articles : Les gardes du corps du Roi (Nicolas Plaideux, 12 pp, 6 ill.), La conquête du Dahomey (Pierre Dufour, 14 pp, 8 ill.), Chars et spécificités nationales (Claude Esmein, 11 pp, 6 ill.).

288.          ANDRÉ (Thomas). Leyte, 1944. La reconquête des Philippines et la fin de la marine japonaise. Socomer, 1994, gr. in-8°, 98 pp, 21 photos, 5 cartes, forces en présence, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Les Grandes Batailles de l'Histoire)

            15

Avec l'étude de Thomas André (50 pages), on trouve trois autres articles : L'Europe maritime de 1588 à 1648 (Bernard Crochet, 12 pp, 5 ill.), Les cannonières de l'Empire (Pierre Dufour, 14 pp, 7 ill.), Les Phéniciens (Fabrice Léomy, 14 pp, 6 ill.).

289.          ANDRÉ (Thomas). Stalingrad, 1942. Socomer, 1992, gr. in-8°, 74 pp, 27 photos, 3 illustrations, 10 cartes, ordre de bataille, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Les Grandes Batailles de l'Histoire)

            15

290.          GLATRE (Eric). El-Alamein, 1942. Socomer, 1992, gr. in-8°, 122 pp, 35 photos, 13 cartes, ordre de bataille, chronologie, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Les Grandes Batailles de l'Histoire)

            15

291.          GLATRE (Eric). Salamine, 480 av. J.-C. et les guerres médiques. Socomer, 1990, gr. in-8°, 111 pp, 30 illustrations, gravures et photos (dont 6 en couleurs), 10 cartes et plans, 3 figures, ordre de bataille, dispositif de combat, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Les Grandes Batailles de l'Histoire)

            15

292.          LAMEYRE (Thierry). Auerstaedt, 1806. Socomer, 1988, gr. in-8°, 56 pp, 7 cartes, 20 gravures d'époque en noir, 8 pp d'illustrations en couleurs, 16 figures, ordres de bataille des deux armées, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Les Grandes Batailles de l'Histoire)

            15

293.          LÉOMY (Fabrice). La bataille du Jutland, 1916. Socomer, 1992, gr. in-8°, 154 pp, 53 photos, 8 plans, un croquis, ordre de bataille, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Les Grandes Batailles de l'Histoire)

            15

294.          PARDIELLAN (P. de)(pseud. de Pierre Guillaume Auguste Veling). La Vie militaire en Russie, d'après les ouvrages de Krestovski, Vereschagin et Tchubinski. Charles-Lavauzelle, s.d. (1896), in-12, 313 pp, gravures dans le texte, broché, couv. illustrée défraîchie, qqs rousseurs, état correct. Rare

            50

"La Vie militaire en Russie, de M. de Pardiellan, nous donne à connaître la physionomie intime d'une armée qui a toujours eu nos sympathies, même alors que les erreurs d'une politique maladroite nous mettaient en face d'elle sur le champ de bataille." (Polyblion, 1897) — "Quelle est l'existence du soldat russe, comment vit-il au quartier ? M. de Pardiellan, pseudonyme qui cache un officier distingué, a essayé de nous le dire dans ce volume : la “Vie militaire en Russie”. C'est un récit assez habilement tissé d'après les auteurs russes qui ont écrit sur la vie de garnison Krestowski, Vereschagin, Tchubinski. M. de Pardiellan aurait pu appeler son livre le “Cavalier en Russie”, car il nous conduit uniquement parmi le cavalier de ligne, le dragon, c'est-à-dire dans un milieu bien particulier. Toutefois, on y saisit l'esprit qui préside à l'éducation du soldat et la familiarité des relations entre celui-ci et ses chefs. Comme il fallait le craindre, le tableau de là vie de caserne en Russie met trop en relief certaines exceptions, certaines excentricités. Evidemment les écrivains russes ont groupé un certain nombre de types curieux, lorsqu'ils ont raconté la visite des nouveaux officiers chez leurs camarades. Il est juste de dire que l'eau-de-vie joue un rôle considérable dans la vie du soldat russe, autant que le quart de vin chez nous..." (A. Dumazet, Le Temps, 21 octobre 1896)

295.          SAUVAIRE JOURDAN (André). La Marine de Guerre. Illustrations d'Albert Sebille. P., Vuibert, 1910, in-4°, xi-376 pp, préface de l'amiral Fournier, 280 gravures, figures et cartes dans le texte et à pleine page, 10 planches hors texte dont en couleurs, reliure demi-chagrin brun, dos à 5 nerfs orné d'un fleuron, tête dorée, couverture conservée (rel. de l'époque), petit manque de cuir sans gravité à la reliure, qqs pâles rousseurs, bon état

            130

Dans ce magnifique ouvrage, illustré de 280 gravures, A. Sauvaire Jourdan dresse le panorama complet de la Marine de Guerre de son époque : les ports, les débuts des navires de guerre, l'artillerie navale, les marins, la vie à bord, la stratégie maritime et même les premiers sous-marins. Le quotidien de ces marins et de leurs officiers ainsi que leurs habitudes sont décrits ici par l'auteur, véritable témoignage historique et humain sur ce métier particulièrement difficile et risqué.

296.          TRAMSON (Jean). Friedland, 1807. Socomer, 1991, gr. in-8°, 71 pp, 48 illustrations, gravures et photos (dont 22 en couleurs), 5 cartes et plans, forces en présence, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Les Grandes Batailles de l'Histoire)

            15

VOYAGES, PAYS ÉTRANGERS

 

297.          ASTURIAS (Miguel Angel). Trois des quatre soleils. Genève, Skira, 1971, in-8°, 176 pp, traduit de l'espagnol par Claude Couffon, 48 illustrations en noir et en couleurs, broché, couv. illustrée à rabats, pelliculage de la couv. très lég. décollé, bon état (Coll. Les Sentiers de la Création)

            25

"J'ai senti personnellement qu'il fallait étendre le problème de la création de l'écriture. C'est pourquoi je ne raconte pas ma propre évolution, mais celle des éléments du monde. Ce qui m'intéresse, c'est de retrouver la façon magique par laquelle ma création s'unit à la création permanente du monde, comment le chaos s'ordonne pour donner naissance à la vie. Avec “Trois des quatre soleils”, je retrouve le chemin que j'ai suivi à travers les mythes et les légendes de mon peuple. Les Indiens Mayas ont déjà vécu quatre soleils. Chaque soleil représente une phase de la vie des planètes. Le premier soleil est celui où le ciel et la mer se sont séparés de la terre. Dans le deuxième soleil, a eu lieu l'apparition de l'homme qui, selon les Indiens, est fait de maïs. Le troisième soleil a disparu. Est-ce l'Atlantide ? Le quatrième soleil est celui de la conquête, c'est-à-dire de l'esclavage..." (Miguel Angel Asturias)

298.          BERTHE (Révérend Père Augustin). Garcia Moreno, président de l'Equateur, Vengeur et martyr du droit chrétien (1821-1875). P., Retaux-Bray, 1888, in-8°, 839 pp, un portrait gravé en frontispice, une gravure hors texte de Garcia Moreno gisant assassiné intitulée “la victime des Francs-maçons”, reliure plein chagrin havane, dos à 5 nerfs filetés et soulignés à froid, titres dorés, encadrement à froid sur les plats, tranches dorées (rel. de l'époque), bon état

            70

Importante biographie du célèbre homme d'Etat qui essaya d'instaurer en Equateur la royauté sociale du Christ, contré par les libéraux, assassiné en 1875, et qui fit figure, pendant des décennies, de modèle de l'homme politique chrétien.

299.          BERTRAND (Gabrielle). Le peuple de la jungle. Hommes, bêtes et légendes du Pays Moï. P., Editions “Je Sers”, 1952, in-8°, 248 pp, 10 pl. de photos hors texte, une carte, glossaire, biblio, broché, jaquette illustrée (avec trace d'humidité ancienne au dos), bon état (Coll. Bibliothèque des Voyages). Edition originale

            20

"Avant-guerre, en Allemagne, Gabrielle Bertand avait eu, très jeune, le privilège de servir de secrétaire à Albert Einstein. Devenue journaliste, elle avait sillonné pendant cinq ans l'Indochine, l'Indonésie, le Japon et la Chine, pour le compte du “Petit Parisien” et de “l'Intransigeant”. Côtoyant officiels civils et militaires, brigands, trafiquants d'armes, et s'aventurant seule jusque dans les lamasseries perdues du désert de Gobi, elle rapporta, outre ses reportages, la matière de plusieurs livres qui en avaient fait une spécialiste de la géopolitique asiatique de l'avant-guerre." (Marcel Cohen)

300.          BERTRAND (Gabrielle). Seule dans l'Asie troublée, Mandchoukuo-Mongolie, 1936-1937. Plon, 1952, in-8°, 312 pp, préface de Louis Audouin-Dubreuil, 23 gravures hors texte et une carte dépliante, broché, couv. illustrée, bon état

            25

"Avant-guerre, en Allemagne, Gabrielle Bertand avait eu, très jeune, le privilège de servir de secrétaire à Albert Einstein. Devenue journaliste, elle avait sillonné pendant cinq ans l'Indochine, l'Indonésie, le Japon et la Chine, pour le compte du “Petit Parisien” et de “l'Intransigeant”. Côtoyant officiels civils et militaires, brigands, trafiquants d'armes, et s'aventurant seule jusque dans les lamasseries perdues du désert de Gobi, elle rapporta, outre ses reportages, la matière de plusieurs livres qui en avaient fait une spécialiste de la géopolitique asiatique de l'avant-guerre." (Marcel Cohen)

301.          BLED (Jean-Paul). Histoire de la Prusse. Fayard, 2007, gr. in-8°, 481 pp, 8 planches d'illustrations en couleurs hors texte, 9 cartes, chronologie, biblio, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état

            20

La Prusse serait-elle un objet historique difficile à identifier ? Sa singularité tient d'abord à ce que son identité change au cours de son histoire. Son nom commence par s'appliquer au territoire conquis, dans la première moitié du XIIIe siècle, par les chevaliers Teutoniques entre la Vistule et le Niémen, puis au duché dont l'érection suit la conversion du grand-maître de l'Ordre au protestantisme. Scellée en 1618 sous l'égide des Hohenzollern, l'union de la Prusse et du Brandebourg n'est d'abord que personnelle. La véritable rupture intervient en 1701, quand le prince électeur de Brandebourg, Frédéric III, ceint la couronne royale de Prusse à Kônigsberg ; le roi de Prusse ne tarde pas à se substituer au margrave de Brandebourg. Rien ne disposait donc cet agrégat de territoires disparates à devenir le berceau d'un État capable de jouer les premiers rôles en Allemagne, a fortiori en Europe. Construction d'abord politique, la Prusse est l'œuvre d'une dynastie au service de l'Etat appuyé sur deux piliers : une administration et une armée. Après que trois souverains eurent posé le socle, il revient à Frédéric II d'exploiter cet acquis et de fonder la grandeur de la Prusse, et à Bismarck de réaliser l'unité de l'Allemagne. Depuis des décennies, on s'interroge : son histoire la prédestinait-elle à devenir une matrice du national-socialisme ? Il est certes aisé de trouver une inspiration conservatrice à maints aspects de la politique prussienne, mais ceux-ci ne la résument pas et ils cohabitent avec des tendances résolument progressistes, qu'illustre particulièrement le règne de Frédéric II, souverain éclairé, ami de Voltaire. Il ne suffit pas que les nazis aient proclamé cette filiation pour qu'elle soit une réalité ; la ligne conduisant de la Prusse à l'hitlérisme est bien une ligne brisée. Aujourd'hui, l'Allemagne entretient avec l'héritage prussien une relation apaisée : en 2002, le Bundestag a voté, sur la base d'une souscription nationale, la reconstruction in situ du château royal de Berlin. Le temps où la vérité de l'histoire se lisait en noir et blanc est clos et Jean-Paul Bled, dans cette belle synthèse, restitue à la Prusse les couleurs de son riche passé.

302.          BURKE (O. M.). Avec les derviches : de la Mecque au Nouristan. Récit de mes voyages en Asie et en Afrique et de mes rencontres avec les derviches, les soufis et les fakirs avec qui j'ai étudié et vécu. P., Le Courrier du Livre, 1981, in-8°, 229-(6) pp, traduit de l'anglais, broché, bon état

            25

Cet ouvrage est le récit d'une quête. Celle-ci commence en Inde du Nord, où Omar Michael Burke est accepté comme élève dans un monastère derviche, et se poursuit au Moyen-Orient et en Asie centrale. L'état de derviche n'est pas une fin en soi : c'est un stade du processus d'apprentissage qui conduit à l'accomplissement, à l'état de soufi. L'auteur entre en contact avec des groupes et des hommes sur lesquels n'existaient jusqu'alors que de très rares informations : les "Disciples de Jésus", établis dans la région de Hérat ; l'école ésotérique des Sarmoun ; les communautés amoudaria d'Afghanistan ; les Azimiyya. Ses rencontres avec le "Roi studieux" – Idries Shah, le maître soufi contemporain mort à Londres en 1996 – transforment sa quête aventureuse en recherche inconditionnelle de la vérité et lui ouvrent le chemin. Ce remarquable témoignage de première main nous éclaire davantage sur la voie soufie et son interaction avec le monde d'aujourd'hui que maints ouvrages savants.

303.          CASTELLAN (Georges). Histoire des peuples d'Europe Centrale. Fayard, 1994, gr. in-8°, 528 pp, 8 cartes, chronologie, biblio, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état

            25

Les peuples de l'Europe centrale ont partagé tous les grands moments de l'aventure européenne – féodalité, Réforme et Renaissance, Lumières, révolution libérale et capitalisme. Cet ouvrage voudrait fournir les points de repère de leur histoire millénaire. Une histoire riche en bouleversements politiques – des Habsbourg aux Ottomans, l'Europe centrale fut souvent dominée par des dynasties étrangères – et marquée par deux siècles de luttes religieuses. Une histoire que l'on ne peut envisager dans une optique nationale et qu'il faut replacer dans un contexte plus large : les Polonais ne sont devenus une nation qu'après avoir vu disparaître leur État en 1795, tandis que les Tchèques n'ont pris conscience de leur spécificité qu'en rejetant une culture allemande qui les avait dominés pendant dix siècles. Ce n'est en effet qu'au lendemain de la Première Guerre mondiale que furent créés de nouveaux États dits "nationaux". Mais les vainqueurs ne purent faire coïncider les États et les nations : la Tchécoslovaquie était multinationale, la Pologne comptait 33 % d'allogènes, et la Hongrie vaincue avait deux millions de Magyars à l'extérieur de ses frontières. Les démocraties formelles qui avaient été instaurées à Budapest, à Varsovie, à Vienne débouchèrent rapidement sur des dictatures. Seule la Tchécoslovaquie se révéla fidèle aux démocraties occidentales, qui l'abandonnèrent aux appétits du IIIe Reich. Le rêve fou de Hitler de construire un "espace vital" pour le peuple allemand entraîna tous les peuples d'Europe centrale dans la Seconde Guerre mondiale. Le sort des armes offrit les peuples "libérés" à la volonté de Staline qui allait faire de l'Europe centrale un glacis de l'URSS. Le réveil des revendications nationales, conjugué au marasme économique des démocraties populaires, conduisit en 1989 aux "révolutions de velours", sonnant le glas des pouvoirs marxistes.

304.          CHATRIEUX (Emilien). Etudes algériennes. Contribution à l'enquête sénatoriale de 1892. P., Augustin Challamel, 1893, in-12, x-347 pp, préface d'Alfred Letellier, député d'Alger, reliure demi-basane verte, dos à 5 nerfs, titres dorés (rel. de l'époque), dos unformément passé, bon état. Rare

            120

Enquête sur les problèmes algériens qui forme un résumé précieux de la situation en 1892. D'abord histoire de la colonisation et examen du problème de la colonisation. Difficultés de la constitution de la propriété individuelle et de l'état-civil indigènes ; les travaux publics ; la justice (pour les Européens et pour les indigènes) ; de la nécessité de faire des sacrifices pour l'enseignement des Européens et des indigènes. Il faut être prudent pour la naturalisation des indigènes ; il convient de les gouverner avec sévérité, mais avec justice. De la question des Juifs. Le Gouverneur général doit avoir plus d'indépendance qu'on ne lui en laisse actuellement. (Taillart, “L'Algérie dans la littérature française”, 2312)

305.          COULIBALY (Sinali). Le Paysan Sénoufo. (Thèse). Abidjan-Dakar, Les Nouvelles Editions Africaines, 1978, gr. in-8°, 245 pp, 32 figures et cartes, 20 photos in fine, lexique, biblio, broché, couv. illustrée, 2 photos d'art africain collées au dos de la page de titre, bon état

            50

Cette thèse de Doctorat de 3e cycle de Sinali Coulibaly est illustrée de photos prises par l’auteur au cours de ses enquêtes sur le terrain, ce qui lui confère un cachet plus vivant. Ce faisant, elles complètent les dessins qui, eux, sont incapables de rendre certains aspects de l’environnement et de la vie du peuple sénoufo. Le présent ouvrage, qui fait une large place à la reconstitution du passé, a pour modeste ambition de souligner le poids de l’histoire dans l’interprétation des situations actuelles et dans l’analyse des structures agraires en pays sénoufo. Ce travail revêt le caractère d’un témoignage qui rend compte du dialogue de l’homme et du milieu dans cette région. Il s’agit en somme d’une étude rétrospective et génétique cherchant à jeter des lumières sur l’origine et l’évolution de plusieurs faits actuels : l’origine et les modes d’implantation des hommes, l’architecture de leur habitat, leurs systèmes agraires, etc., autant de thèmes qui constituent l’armature de cette thèse.

306.          GRASSET de SAINT-SAUVEUR (André). Voyage historique, littéraire et pittoresque dans les isles et possessions ci-devant vénitiennes du Levant ; Savoir : Corfou, Paxo, Bucintro, Parga, Prevesa, Vonizza, Sainte-Maure, Thiaqui, Céphalonie, Zante, Strophades, Cérigo et Cérigotte. P., Tavernier, An VIII (1800), 3 vol. in-8°, 2ff.-xvi-407, 2ff.-358 et 2ff.-383 pp, reliures demi-veau naturel à coins, dos lisses à caissons très ornés et fleurons dorés, pièces de titre et de tomaison basane rouge et verte (rel. de l'époque), pt manques de cuir aux dos, plats frottés, travail de ver sans perte de texte aux trois tomes, rousseurs, état correct. Edition originale rare

            300

Grasset de Saint-Sauveur servit l'Empire dans les îles Ioniennes après leur acquisition par la France en 1797, en qualité de commissaire des relations commerciales. Corfou se situe juste au-dessus de Zante, la plus méridionale des îles grecques ioniennes, à l'est du Péloponnèse et au nord de la Lybie. Ancien royaume légendaire d'Ithaque, l'île passa des Achéens aux Macédoniens et aux Romains, avant d'être occupée par les Normands et ravagée par les Turcs. Rattachée à Venise depuis le XVe siècle, elle passe à la France sous la Révolution. En signant le Traité de Campoformio (1797), Bonaparte obtient en effet « les îles ci-devant vénitiennes du Levant », dont Corfou et Zante. André Grasset de Saint-Sauveur poursuivra une longue carrière diplomatique et « littéraire » : après son poste à Zante, il publiera un Voyage historique, littéraire et pittoresque dans les îles Vénitiennes (Paris, 1799), puis passera à Majorque (Mahon). — Sans le rarissime atlas de 30 planches.

307.          HARBI (Mohammed). Le F.L.N. Mirage et réalité. Des origines à la prise du pouvoir (1945-1962). Editions Jeune Afrique, 1980, in-8°, ix-446 pp, 6 pl. de photos hors texte, une carte, chronologie, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Le sens de l'Histoire). Edition originale, prière d'insérer et feuillet d'erratum joints

            30

Le parcours du F.L.N. sans complaisance.

308.          HÉDUY (Philippe). Histoire de l'Indochine. La Perle de l'Empire (1624-1954). Albin Michel, 1998, gr. in-8°, 475 pp, chronologie, broché, couv. illustrée, bon état

            25

Pour la plupart des Français, l'Indochine n'est quasiment plus qu'un épisode tragique de l'histoire récente, celui de la dernière guerre coloniale et de son issue fatale à Dien Bien Phu, qui ont fait l'objet de nombreux travaux d'historiens. Paradoxalement, la progressive implantation française sur ces terres du Sud-Est asiatique reste fort peu étudiée et méconnue, comme si notre mémoire collective avait occulté la période où ces territoires lointains suscitaient encore rêves et espoirs. Philippe Héduy vient combler cette lacune. À travers un récit teinté de nostalgie mais extrêmement précis et documenté jusque dans les moindres détails, il retrace les trois cents ans d'aventures humaines qui, depuis les premières missions à partir de 1624, ont été vécues par de nombreux explorateurs, marchands, missionnaires ou conquérants. Du Père Alexandre de Rhodes évangélisant la Cochinchine et le Tonkin jusqu'au retrait de la France, en passant par tous les soubresauts qui ont jalonné la présence sur ce sol convoité (persécutions des missionnaires, conflits avec la Chine ou le Japon, difficultés de la pacification, naissance du nationalisme...), cet ouvrage fait revivre des générations d'aventuriers et d'autochtones. Un livre d'histoire qui se lit comme une véritable saga, au fil de laquelle le lecteur comprend mieux la fascination qu'exerça tout au long des siècles la "Perle de l'Empire".

309.          HOPKIRK (Peter). Bouddhas et rôdeurs sur la Route de la Soie. Arthaud, 1981, in-8°, 281 pp, 21 photos sur 16 pl. hors texte, broché, couv. illustrée, pelliculage de la couv. en partie décollé, bon état

            30

Qui étaient ces archéologues de tous pays qui se ruèrent en Asie centrale, à la découverte de cités perdues, de trésors ensevelis, de bibliothèques oubliées sous les sables du Taklamakan ? Qui étaient ces savants explorateurs sans scrupules qui fouillèrent et pillèrent grottes, temples et monastères abandonnés depuis plus de dix siècles sur la route de la Soie ? Qui étaient ces aventuriers audacieux qui se disputèrent avec acharnement – en dépit des faussaires et des trafiquants – "l'un des plus riches musées du monde" et emportèrent avec leurs caravanes, fresques, sculptures, manuscrits et œuvres d'art inestimables, dans des conditions extravagantes ? Voici le roman vrai de ces découvertes archéologiques et de ces exploits, le récit d'une course aux trésors, le livre de l'un des moments les plus importants de l'histoire de l'art.

310.          LAFOND (Georges). L'Amérique du Sud, I. Colombie, Equateur, Pérou, Bolivie, Chili. P., Pierre Roger et Cie, s.d. (1929), pt in-8°, 291 pp, 10 pl. de photos hors texte et une carte, broché, couv. illustrée, état correct (Coll. Les Pays modernes)

            25

"M. Georges Lafond a publié un livre captivant sur l'Amérique du Sud : Colombie, Pérou, Bolivie, Equateur. Les ouvrages de cet auteur présentent un avantage incontestable. Ils sont écrits par un homme qui connaît admirablement et complètement son sujet. Chargé de missions officielles ou accompagnant én qualité de conseil et de guide des missions industrielles ou financières, M. Georges Lafond a parcouru cet immense continent du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest. Pénétrant au coeur des forêts pour en connaître les richesses et les exploitations, remontant les fleuves infinis pour en voir drainer les aluvions d'or et de platine, escaladant les hautes Andes pour visiter les mines de cuivre et d'argent, s'enfonçant dans les brumes de la lointaine Terre de Feu où se cachent des « lavaderos » d'or, courant la Patagonie pour assister aux premiers jaillissements du pétrole, il n'est pas un seul endroit de cet immense territoire où chaque jour s'éveille une force économique qui n'ait scupuleusement étudié. Cet ouvrage, qui est un récit animé et pittoresque de ses nombreux voyages à travers le continent sud-américain, nous conduit du canal de Panama an détroit de Magellan à travers les pays situés sur le Pacifique." (José Germain, L'Est Républicain, 7 avril 1924) — "Ce volume de l'inlassable voyageur comprend la Colombie, l'Equateur, le Pérou, la Bolivie et le Chili. Après un bref historique de la formation de chaque Etat, l'auteur juge en outre nécessaire d'en exposer la politique actuelle dont l'importance n'échappe à personne. A côté des conditions climatériques et des richesses naturelles : facilité d'accès, voies fluviales, fertilité du sol, gisements métallifères, diamantifères ou pétrolifères, elle conditionne si fondamentalement le développement industriel et commercial de ces pays neufs qu'il faut toujours s'y rapporter pour s'expliquer l'avance que les uns prennent sur les autres. En véritable prospecteur de débouchés industriels et commerciaux, l'auteur a beau déclarer que, dans son exposé, l'utile tient plus de place que le pittoresque ou l'agréable, la vivacité et l'esprit qu'il y infuse entraîne le lecteur, sans lassitude, de province en province, d'objet en objet, de réflexion en réflexion. Un excellent livre de documentation." (L'Éducateur, organe de la Société pédagogique de la Suisse Romande, 1930)

311.          LEVY (Adrian) et Cathy SCOTT-CLARK. La Pierre du Ciel. L'histoire secrète du jade impérial. JC Lattès, 2002, gr. in-8°, 429 pp, 16 pl. de gravures et photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état

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Plus précieux que le diamant, plus rare que l'émeraude, le jade impérial a marqué l'histoire de la Chine traditionnelle et révolutionnaire. Cette pierre merveilleuse "qui brille comme si une flamme l'éclairait de l'intérieur" est extraite d'une mine, unique au monde, située en Birmanie, hier sous la haute protection des seigneurs de la guerre, aujourd'hui exploitée par la junte militaire. Pour la posséder, des empereurs se sont défiés, des sages sont devenus fous, des courtisanes se sont damnées. Du règne du fantasque Qianlong à la mort de Puyi, du sac du Palais d'Eté aux trésors secrets des bijoutiers de Hong Kong, de la milliardaire neurasthénique Barbara Hutton à la plus grande collectionneuse Mme Tchiang Kai-chek, l'histoire de la "Pierre du Ciel", comme l'ont baptisée les Chinois, révèle une nouvelle fois que, lorsqu'une passion irraisonnée inspire les hommes, plus rien ne peut les arrêter.

312.          LOEVENBRUCK (Pierre) et Pierre HELLIN. Les Cahiers du sergent Walter. Récits de l'Algérie française. P., Jules Tallandier, 1930, in-12, 255 pp, lettre-préface du général Gouraud, reliure demi-percaline carmin, dos lisse, pièce de titre basane noire (rel. de l'époque), bon état

            30

Récit apocryphe mais très bien documenté. — "Les auteurs ont évité adroitement le double écueil où sombrent ceux qui, pour mettre l'histoire à la portée de la jeunesse, l'accrochent à un roman : l'intrigue trop étrangère à l'histoire ou l'intrigue trop intéressante qui détourne l'attention de l'histoire. Dans la saine compagnie du jeune Lorrain Walter, de son vieil ami le sergent Rémy, et de sa fiancée Victoire, devenue cantinière pour ne pas le quitter, les lecteurs pourront suivre presque jour par jour les campagnes d'Algérie de 1830 à 1848 : ils entreront avec Walter à Alger ; ils seront au siège de Constantine, à la prise de la Smala, à l'Isly, à Sidi-Brahim ; ils parcourront tous les chemins d'Algérie ; ils rencontreront les principaux chefs français et indigènes ; ils entendront commenter par les soldats les nouveautés, créations de troupes, essais de colonisation, etc. C'est dire quel profit – et quel plaisir – grands et petits écoliers retireront de cette lecture." (G. Lestien, La Quinzaine critique des livres et des revues)

313.          LOEWENBACH (Lothaire). Promenade autour de l'Afrique, 1907. Syrie, Palestine, Egypte, Soudan, Transvaal, Rhodésie, Le Cap, Sainte-Hélène. Ouvrage illustré de 107 gravures d'après les photographies de l'auteur. P., Ernest Flammarion, 1908, gr. in-8°, viii-446 pp, une carte, 107 photographies, broché, couv. imprimée, dos en partie fendu, bon état, envoi a.s.

            100

"Il faut se hâter d'aller en Afrique du Sud avant que le pittoresque ne disparaisse. Dans quelques années, bien des choses risquent de n'être plus qu'un souvenir, dont les photographies actuelles seront un témoignage." (Préface)

314.          MAC CARTHY (Oscar). Géographie physique, économique et politique de l'Algérie, par M. O. Mac Carthy, Chargé depuis 1849, par le ministère de la Guerre, d'une mission d'exploration des Territoires Algériens, correspondant du ministère de l'Instruction Publique pour les travaux historiques, membre de la Société Historique d'Alger, de la Société Archéologique de Constantine, etc., etc. Alger, Dubos frères, 1858, in-12, 470 pp, reliure demi-basane verte, dos lisse avec titres, triples filets et fleurons dorés (rel. de l'époque), dos uniformément passé et lég. frotté, papier marbré vert des plats en partie disparu, état correct. Peu courant

            60

Par Oscar Mac Carthy, géographe et explorateur d'origine irlandaise. En 1857, il accompagne Henri Duveyrier à Laghouat. Il l'aide de nouveau en 1859 à préparer son voyage chez les Touareg. En 1862, sa Carte du Sahara accompagnera la publication du récit de Duveyrier. Conservateur et directeur de la Bibliothèque nationale d'Algérie de 1869 à 1890, il sera le conseiller de nombreux explorateurs comme Victor Largeau, Louis Say, Paul Soleillet ou Paul Flatters. Eugène Fromentin a laissé dans “Une année dans le Sahel” (1858), sous le nom de Louis Vandell, un portrait pittoresque de Mac Carthy.

315.          O'REILLY (Harrington). Cinquante ans chez les Indiens. Traduit de l’anglais avec une préface par Hector France. Cent trois dessins de Frenzeny. P., Georges Chamerot, 1889, gr. in-12, xii-348 pp, un portrait dessiné de John Y. Nelson en 1889 en frontispice, nombreuses illustrations dans le texte, reliure demi-demi-basane verte, dos à 5 nerfs filetés et soulig,nés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), dos uniformément passé, pt tache sur 2 feuillets, bon état. Rare

            100

La vie de John Nelson (1826-1903) de la Compagnie de Buffalo Bill, écrite sous sa dictée par Harrington O'Reilly. — John Nelson était un fameux trappeur, qui épousa une nièce du chef sioux Queue-Tachetée, la première de plusieurs femmes indiennes. Il a continuellement voyagé dans l'Ouest, vivant de petits boulots et se retrouvant souvent dans les ennuis. Nelson fut éclaireur pour Brigham Young en Utah en 1847 et pour William Frederick "Buffalo Bill" Cody au Fort McPherson en 1869. En 1884, Nelson rejoignit le “Buffalo Bill Wild West Show”, prétendant qu'il connaissait William Cody depuis 1857. Il servit comme interprète pour certains des spectacles et a aussi joué les rôles de conducteur de diligence et de cow-boy dans d'autres. Nelson et sa famille sioux furent présentés à la Reine Victoria lors du passage du “Buffalo Bill Wild West Show” en Angleterre en 1887. Cody a une fois parlé de Nelson, "comme d'un bon camarade, quoique comme menteur personne ne lui arrivait à la cheville". Les fils de Nelson, Jack et James, ont aussi exécuté des spectacles dans le “Buffalo Bill Wild West Show”.

316.          PRYCE-JONES (David). The Hungarian Revolution. London, Ernest Benn, 1969, pt in-4°, 127 pp, 102 photographies, une carte, un plan de Budapest, biblio, index, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état. Texte en anglais

            25

Budapest 1956.

317.          SAGANT (Philippe). Le Paysan Limbu, sa maison et ses champs. (Thèse). Paris-La Haye, Mouton, 1976, gr. in-8°, 404 pp, 89 photos sur 24 pl. hors texte, tableaux, cartes et figures, graphiques, lexique, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Le Monde d'Outre-mer passé et présent, 1ère série, Études XLI)

            50

Les Limbu sont une population de l'Est du Népal. — "L'ouvrage se divise en trois parties. La première concerne l'agriculture et passe en revue les techniques actuellement employées ; champs, outils, fumure, riz irrigué et cultures sèches sont décrits avec beaucoup de précision. La deuxième partie traite de la maison actuelle (1971) et de sa construction et, en analysant ses fonctions, fait ressortir les idées anciennes que traduit le comportement de ses habitants. La troisième partie considère les changements socio-économiques qui ont suivi la conquête gorkha. L'aménagement des terres hautes et basses, les types d'exploitation, la main-d'œuvre sont examinés très soigneusement. L'analyse est illustrée par d'excellents tableaux, figures, graphiques et dessins, et complétée par un vocabulaire fort utile de la terminologie agricole, une bonne bibliographie et des photographies parlantes. Partout la description ethnographique est admirable et on a ici le tableau le plus exact et le plus vivant de la vie des paysans des collines de l'est du Népal. Ce livre est d'une lecture indispensable pour tous ceux qui s'intéressent à l'ethnologie du Népal ; il est, de plus, d'une fort belle impression ; les notes, pour être brèves, sont souvent denses et l'ensemble est un modèle à citer en exemple aux chercheurs futurs. (...) Sur la maison et l'agriculture limbu, P. Sagant nous a donné un ouvrage définitif. J'espère qu'il ne m'en voudra pas de suggérer qu'il nous a aussi donné un livre essentiel pour la compréhension de l'hindouisation politique de l'est du Népal." (Alexander W. Macdonald, L'Homme, 1979)

318.          SAND (Maurice). Six mille lieues à toute vapeur. P., Michel Lévy, 1863, in-12, xi-347 pp, deuxième édition, préface de George Sand, reliure demi-chagrin chocolat, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), plats frottés, qqs rousseurs, bon état. Peu courant

            80

Journal du voyage que Jean-François-Maurice-Arnauld, baron Dudevant, dit Maurice Sand (1823-1889), fit d’Alger aux États-Unis en 1861 avec le prince Jérôme Napoléon, lors de la guerre de Sécession. Le fils de George Sand tira de ses carnets de voyage ce récit où il décrit l'Algérie, les Etats-Unis, le Canada, Terre-Neuve, Saint-Pierre-et-Miquelon... L'édition originale est parue chez Michel Lévy en 1862. George Sand fit plus qu'aider son fils dans la rédaction de cet ouvrage. — "[Les Québéquois] sont hospitaliers, aiment la bonne chère, la danse et les femmes, qui sont généralement bien faites et de belle carnation." — "A cinq heures du matin, le prince me fait lever pour voir le paysage. Je m’habille en hâte, je mets ma culotte à l’envers, mon gilet par-dessus mon paletot, je ne sais ce que je fais. C’est quelque nouveau pic des Açores, ou l’île de Robinson Crusoé pour le moins. Il est joli, le paysage. Rien que le brouillard, de plus en plus épais et de moins en moins chaud, huit degrés en plein juillet. J’ai eu bien envie, pour me venger, de faire semblant de voir des palais arabes illuminés de soleil ; mais ma figure déconfite eût mal soutenu mon dire. Pendant que des bandes de marsouins viennent lutiner le yacht, le rideau se lève enfin à dix heures sur une terre basse et rocailleuse. C’est l’Amérique ! L’abord n’est pas séduisant par ici. Ce portique de froid et de brumes, ces petits récits inhospitaliers, n’éveillent pas l’imagination et ne réjouissent pas le tempérament comme l’aspect rosé et chaud des côtes d’Afrique couronnées par le majestueux Atlas. On se sent bien entrer par la dans un monde nouveau. Ici, c’est comme un rêve triste qu’on a déjà fait. Nous entrons dans le port de Saint-Pierre-Miquelon..."

319.          SENGHOR (Léopold Sédar). La Poésie de l'action. Conversations avec Mohamed Aziza. Stock, 1980, in-8°, 360 pp, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Les grands leaders)

            20

"Ce long entretien, mené sans complaisance excessive par M. Aziza, permet incontestablement de mieux cerner la personnalité et la pensée du poète président. Le chercheur préoccupé par la vie politique sénégalaise ou par la place de l'Afrique dans le système international pourra également y glaner quelques renseignements utiles." (Revue française de science politique, 1980)

320.          VÉRON (Eug.). Histoire de la Prusse, depuis la mort de Frédéric II jusqu'à la bataille de Sadowa. P., Germer Baillière, 1880, in-12, viii-360 pp, seconde édition, biblio, reliure demi-chagrin violine, dos à 4 nerfs filetés soulignés à froid, titres et caissons dorés très ornés, encadrements à froid sur les plats, fer doré de l'Association Polytechnique au 1er plat (rel. de l'époque), manque la première page de garde, bon état

            40

"J'ai tâché de rendre ce résumé aussi succint et en même temps aussi complet que possible, en passant rapidement sur les détails qui m'ont paru n'avoir qu'une signification secondaire, et en insistant sur les grands traits qui déterminent la direction et la physionomie de l'histoire de la Prusse. Mon but, en réalité, était moins de rappeler ce qui s'est fait que de mettre le lecteur en état de comprendre le présent et d'entrevoir en une certaine mesure l'avenir..." (Introduction).

321.          [Zodiaque] – RODRIGUEZ (A.) et L.-M. de LOJENDIO. Castille Romane. Par Dom Luis-Maria de Lojendo et Dom Abundio Rodriguez. La Pierre-qui-Vire, Zodiaque, 1966, gr. in-8°, 391 pp, 150 héliogravures et 4 pl. en couleurs hors texte, cartes et plans, reliure toile éditeur, sans la jaquette, bon état (la Nuit des Temps 23)

            25

GÉNÉALOGIE, HÉRALDIQUE, NOBLESSE

 

322.          [Cercle de l'Union Interalliée]. Cercle de l'Union Interalliée. Annuaire 2015. Paris, 2014, in-8°, 566 pp, reliure skivertex éditeur, titre doré au 1er plat, bon état

            30

Le cercle de l'Union interalliée est un club parisien fondé en 1917 et comprenant 3300 membres. Il est situé au n° 33 de la rue du Faubourg-Saint-Honoré, dans le 8e arrondissement. On trouve comme membres des dirigeants de grandes entreprises, des personnalités politiques, des diplomates, des officiers supérieurs, des représentants de la noblesse française et étrangère, des magistrats, des avocats, des écrivains et artistes. Le cercle de l'Union interalliée a été fondé en 1917 lors de la Première Guerre mondiale afin d'accueillir et d'offrir les ressources morales et matérielles aux officiers et personnalités des nations de la Triple-Entente. Grâce aux nombreux soutiens politiques (hommes d'État, maréchaux, ambassadeurs, etc.), le cercle élut domicile dans l'hôtel particulier d'Henri de Rothschild, construit en 1714. Après 1918, bien que la guerre fût terminée, il apparut important aux yeux des dirigeants du cercle de poursuivre le travail entrepris concernant la cohésion des peuples...

323.          [Cérémonial militaire et civil]. Le Cérémonial officiel, ou les honneurs, les préséances et rangs civils, militaires, maritimes et diplomatiques observés dans les cérémonies publiques et à la Cour daprès la législation et la jurisprudence ou les usages établis. P., Paul Dupont, 1865, in-8°, 284 pp, reliure demi-veau glacé cerise, dos lisse avec titre et filets dorés (rel. de l'époque), bon état. Edition originale. Peu courant

            100

324.          CHAFFANJON (Arnaud). Jean Racine et sa descendance. "Les Seize", Editions du Palais-Royal, 1964, pt in-4°, xxiv-481 pp, préface de Thierry Maulnier, 27 portraits, photos et documents et 16 dessins des demeures des descendants de Racine hors texte, 9 tableaux généalogiques, biblio, index, broché, jaquette illustrée, bon état (Coll. Génies et survivances)

            60

325.          CHAFFANJON (Arnaud). La Fayette et sa descendance. Berger-Levrault, 1976, pt in-4°, 327 pp, une peinture sur toile inédite en couleurs représentant La Fayette en frontispice, 14 portraits et gravures sur 6 pl. hors texte, 8 tableaux généalogiques, biblio, index, broché, jaquette illustrée (lég. défraîchie), bon état (Coll. Génies et survivances)

            60

326.          CLARK (Hugh). An Introduction to Heraldry, with nearly one thousand illustrations. 18th edition revised and corrected by J. R. Planché, Somerset Herald of Arms. Wakefield, Tabard Press, Rowman & Littlefield, 1974, gr. in-12, viii-279 pp, un frontispice gravé et 45 planches hors texte, figures dans le texte, reliure éditeur, jaquette illustrée, bon état. Texte en anglais

            30

Une étude abondamment illustrée sur l'héraldique, contenant l'origine des différents blasons, un dictionnaire d'héraldique, les règles pour la création des blasons, etc.

327.          FAURE-BIGUET (J.-N.). Le Roi Alexandre Ier de Yougoslavie. Plon, 1936, pt in-8°, 94 pp, broché, couv. illustrée, bon état

            15

Biographie d'Alexandre II de Serbie puis Alexandre Ier de Yougoslavie, né le 16 décembre 1888 à Cetinje au Monténégro et mort assassiné à Marseille en France le 9 octobre 1934. Il a été successivement prince héritier de Serbie, puis du royaume des Serbes, Croates et Slovènes, régent de ces deux royaumes, et enfin roi du royaume des Serbes, Croates et Slovènes de 1921 à 1929 puis du royaume de Yougoslavie de 1929 à 1934.

328.          GISCARD d'ESTAING (Edmond). La Maison d'Estaing. Clermont-Ferrand, G. de Bussac, 1950, in-12, 196 pp, 5 illustrations et une carte à pleine page, une carte, broché, bon état

            40

329.          GMELINE (Patrick de). Histoire des princes de Lobkowicz. Berger-Levrault, 1977, gr. in-8° carré, 318 pp, préface de l’archiduc Otto de Habsbourg-Lorraine, 36 pl. de gravures hors texte, biblio, index, broché, couv. illustrée (lég. défraîchie), état correct

            40

Les seigneurs, puis princes de Lobkowicz, forment l'une des plus anciennes maisons aristocratiques de Bohême, partie intégrante de l'ex-empire austro-hongrois. En les suivants à travers ce livre, on voit défiler cinq siècles de l'histoire de la vieille Europe, dont ils furent souvent acteurs et toujours témoins.

330.          GOURDON de GENOUILLAC (Henri). L'Art Héraldique. P., Maison Quantin, 1889, in-8°, 290 pp, 268 gravures et blasons dans le texte, glossaire explicatif, bibliographie héraldique, reliure pleine percaline prune de l'éditeur, décor à froid et titres dorés au 1er plat, bon état (Coll. Bibliothèque de l'enseignement des Beaux-Arts). (Saffroy I, 2387).

            60

331.          OUDARD (Georges). La Reine Marie de Roumanie. Plon, 1939, pt in-8°, 95 pp, broché, couv. illustrée, bon état

            15

"Il faisait, ce jour-là, le plus beau temps du monde. Devant mes fenêtres, l'Elbe tout blanc semblait fumer sous l'éblouissant soleil. C'était le 8 juillet 1938, à la fin de la matinée. J'étais arrivée la veille à minuit à Dresde, sachant que Sa Majesté la reine Marie de Roumanie était en traitement dans une maison de santé de la petite station voisine de Weisser Hirsch et je téléphonais au maréchal de la Cour pour le prier de demander à la souveraine de vouloir bien daigner m'accorder la grâce de la voir. Le récepteur en main, j'attendais tranquille la réponse sans soupçonner, à cette minute, le caractère suprême de ma démarche. La voix était revenue au bout du fil : – Sa Majesté vous recevra à deux heures." Voici le point de départ de ce récit.

332.          VALYNSEELE (Joseph). Les Say et leurs alliances. L'étonnante aventure d'une famille cévenole. P., Chez l'auteur, 1971, gr. in-8°, 389 pp, préface d'André Chamson, 15 planches de gravures hors texte, index, broché, bon état, envoi a.s.

            100

Une des meilleures études du grand généalogiste, détaillant l'histoire de la famille des célèbres sucriers, aux nombreuses alliances aristocratiques.

HISTOIRE RÉGIONALE, RÉGIONALISME

 

333.          [Atlas et géographie de la France moderne] – BEAUJEU-GARNIER (Jacqueline). Atlas et géographie de Paris et la région d'Île-de-France. Flammarion, 1977, 2 vol. in-4°, 239 et 244 pp, 128 planches de photos (dont 64 en couleurs) et 96 planches de cartes et plans en couleurs hors texte, 14 figures dans le texte, tableaux, index, reliures skyvertex décorées de l'éditeur, jaquettes illustrées, bon état (Coll. Portrait de la France moderne)

            45

334.          [Atlas et géographie de la France moderne] – CLAVAL (Paul). Atlas et géographie de la Haute Bourgogne et de la Franche-Comté. Flammarion, 1978, in-4°, 328 pp, 64 planches de photos (dont 32 en couleurs) et 32 planches de cartes et plans en couleurs hors texte, tableaux statistiques, 3 index, biblio, reliure skyvertex décorée de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état (Coll. Portrait de la France moderne)

            25

"C'est autour du carrefour de la Saône, du Doubs, de la Porte de Bourgogne que les terres de la Haute Bourgogne (Côte d'Or, Saône et Loire) et de la Franche Comté (Doubs, Jura, Haute Saône, Territoire de Belfort) se sont rassemblées en deux ensembles historiques, repris dans cet ouvrage. S'attachant à montrer le caractère historique des deux régions, P. Claval donne évidemment à la présentation physique une place mesurée (une vingtaine de pages), d'ailleurs très bien venue, se réservant de compléter cette synthèse au cours de la description régionale. Il développe au contraire l'exposé historique, dont un chapitre de la Préhistoire à la Renaissance plus nourri que dans aucun des volumes déjà parus de la collection. Un second chapitre d'histoire, de la Renaissance au début du XXe siècle, étudie la remarquable intégration de ces provinces dans l'unité française (la Franche Comté ne fait partie du royaume que depuis 1678) et leur évolution économique. Au total, près de la moitié de l'ouvrage est consacrée à cette étude générale... Chaque ville – Mâcon, Tournus, Chalon, Dijon reçoit un traitement proportionné à sa grosseur et à son activité. L'information régionale, particulièrement soignée tout en restant dans les limites d'une présentation synthétique, donne à cet ouvrage, comme à d'autres de la collection, une valeur documentaire considérable : après l'avoir lu, on connaît vraiment ces deux régions. L'atlas de 32 cartes – dont une remarquable carte du vignoble, à la fois qualitative et quantitative – et l'illustration photographique contribuent à sa beauté, tandis que les tableaux statistiques complètent cette énorme moisson de données. Sous une forme agréable, c'est un livre très nourri, qui rendra les plus grands services." (Paul Veyret, Revue de géographie alpine, 1979)

335.          [Atlas et géographie de la France moderne] – FLATRÈS (Pierre). Atlas et géographie du Nord et de la Picardie. Flammarion, 1980, in-4°, 423 pp, 64 planches de photos (dont 32 en couleurs) et 32 planches de cartes et plans en couleurs hors texte, 8 figures dans le texte, tableaux statistiques, 3 index, biblio, reliure skyvertex décorée de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état (Coll. Portrait de la France moderne)

            25

336.          [Atlas et géographie de la France moderne] – LIVET (Roger). Atlas et géographie de Provence, Côte d'Azur et Corse. Flammarion, 1978, in-4°, 291 pp, 64 planches de photos (dont 32 en couleurs) et 32 planches de cartes et plans en couleurs hors texte, 12 figures dans le texte, tableaux statistiques, 2 index, biblio, reliure skyvertex décorée de l'éditeur, jaquette illustrée (consolidée avec du scotch), bon état (Coll. Portrait de la France moderne)

            25

"... Il faut relever les qualités qui rendent l'ouvrage si agréable et si utile : une connaissance intime de la terre et des hommes ; une immense information ; une sympathie qui n'exclut pas la clairvoyance ; un bon dosage du passé, du présent et du proche avenir ; un style dense mais très clair ; enfin une illustration de grande classe, traditionnelle dans cette Collection. C'est en même temps un ouvrage de lecture et un instrument de travail." (Paul Veyret, Revue de géographie alpine, 1979)

337.          CORDONNIER (Chanoine Charles). Les Religieuses Augustines de Meaux. Leur histoire, leurs services, leur influence. P., EMCE, 1956, gr. in-8°, 231 pp, 20 gravures et fac-similés, broché, bon état. Peu courant

            45

La communauté des Soeurs Augustines de Meaux de 1244 à 1845.

338.          FAVREAU (Robert)(dir.). Histoire du diocèse de Poitiers. Beauchesne, 1988, gr. in-8°, 366 pp, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Histoire des diocèses de France). Avec la collaboration de Georges Pon, Jacques Marcadé, Marie-Louise Fracard, Maurice Mathieu

            30

Le diocèse de Poitiers est un des plus vastes de France. Pendant mille ans il s'étendit jusqu'à l'Atlantique. S'il perdit le Bas-Poitou avec la création des diocèses de Luçon et de Maillezais en 1317, il correspond encore aujourd'hui à deux départements, Deux-Sèvres et Vienne. La grande figure d'Hilaire, le baptistère Saint-Jean de Poitiers rappellent avec éclat ses débuts au IVe s. Radegonde et Maixent, les fondateurs, Fortunat et Ansoald, les évêques, nous montrent une progression vigoureuse dès les temps mérovingiens. Peu à peu se forme le réseau paroissial et se constitue un maillage très serré d'abbayes et de prieurés. L'importance de l'art roman souligne un des temps les plus forts de l'histoire du diocèse. Peu à peu les textes se font plus nombreux et explicites, et on commence à suivre l'évolution des mentalités, de la religion populaire. Les guerres de religion ont laissé, dans le diocèse, des traces profondes. Elles sont suivies, dans les deux premiers tiers du XVIIe s., d'une remarquable réforme catholique. La torpeur ensuite peu à peu s'installe, avant la rupture brutale de la Révolution, qui se traduira dans une géographie religieuse contrastée du diocèse à l'époque contemporaine, le Bocage du nord des Deux-Sèvres se rattachant au mouvement « vendéen ». Après la tourmente révolutionnaire les congrégations nouvelles se multiplient, et une centaine d'églises sont construites sous l'épiscopat glorieux de Mgr Pie. Viennent ensuite les tensions des rapports Église-État, les adaptations plus ou moins réussies à l'évolution rapide des sciences et techniques et aux changements de mentalités. Le diocèse n'avait jamais eu son historien. C'est dire la nouveauté d'un texte qui intègre les résultats des derniers travaux mais repose aussi, pour une part essentielle, sur de nouvelles recherches et la mise en œuvre de sources souvent inédites. Le tout présenté de façon claire et vivante, par des spécialistes qui ont eu le souci de rendre accessibles à tous l'histoire du passé religieux de la région. On ne saurait trop insister sur la place du fait religieux dans l'évolution des civilisations. Cette histoire du diocèse est aussi un des volets majeurs d'une histoire du Poitou.

339.          MAYZOU (Louis). Réalmont, bastide du XIIIe siècle, miroir d'un village d'oc, de son canton. Réalmont (81120), chez l'auteur, 1984, gr. in-8°, 419 pp, 44 gravures et photos, dont une dépliante hors texte, 7 cartes et plans, dont 2 dépliant hors texte, sources, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.

            40

Bastide du XIIIe siècle située entre Albi et Castres au centre géographique du Tarn, la ville de Réalmont fut fondée en 1272 par Guillaume de Cohardon sénéchal de Carcassonne. Ce bourg qui a longtemps été un des marchés les plus importants du Tarn a conservé aujourd'hui encore une très grande attraction?. — "Un lecteur signale que dans les années 1930, la municipalité avait voulu implanter derrière l'église des urinoirs. Cette histoire est relatée dans l'ouvrage de Louis Mayzou « Réalmont bastide du XIIIe siècle ». Il fait allusion à « Clochemerle » un roman sur une bataille autour d'une vespasienne dans un village du Beaujolais, édité en 1934. Un succès traduit en une vingtaine de langues, vendu en millions d'exemplaires et toujours réédité en livre de poche. Donc en 1933, le maire de Réalmont, veut construire un édicule sanitaire, louable intention. Mais l'emplacement choisi, derrière l'église soulève une vague de protestations. Les contreforts sont reliés par une grille en fer pour bien marquer que ces espaces sont parties intégrantes de l'église. Une grille est enlevée et les travaux commencent. Le curé assigne le maire en référé. Ordonnance de suspension. Le maire n'en tient pas compte. Une nuit, les séparations des urinoirs en grès (ou ardoise) sont cassées à coups de masse. On ne saura jamais qui tenait le manche. Assignations, appels, procès se succèdent. Finalement en mars 1935 le maire est condamné à remettre toutes choses en l'état. Quel était le nom du maire ? Louis Mayzou écrit M. Vincens. Peut-être avait-il remplacé Paul Albarède élu en 1930. La liste des maires de Réalmont ne mentionne pas ce nom..." (J. Record, la Dépêche du Midi, 20 janvier 2011)

340.          MENABREA (Henri). Histoire de la Savoie. Les Marches, Curandera, 1988, gr. in-8°, 399 pp, 4 cartes, un tableau généalogique de la Maison de Savoie, broché, couv. illustrée, bon état

            30

Des origines à nos jours : "Lors de la grande expansion des peuples celtes, cinq ou six siècles avant notre ère, les Allobroges envahirent la région savoyarde et s'y fixèrent. Déjà depuis de très longs siècles des hommes vivaient aux bords du Rhône et de l'Isère. Les premiers avaient habité les grottes du Salève ou du Vuache, au temps où les grands glaciers descendus jusqu'à Lyon et à Valence commençaient à peine à se retirer vers le Faucigny, la Tarentaise et la Maurienne. Ils ressemblaient, paraît-il, aux modernes esquimaux ; ils taillaient leurs outils et leurs armes dans le silex ; ils chassaient les marmottes, alors nombreuses dans les moraines qui sont devenues depuis des coteaux verdoyants ; ils chassaient surtout le renne et quand ces animaux s'éloignèrent vers le Nord et les frimas, ils les suivirent." En six parties, le grand historien Henri Menabrea dresse le monument de l'Histoire de la Savoie. Servi par une érudition vertigineuse et l'éclat de son style, il brosse pour la postérité le portrait émouvant d'une nation, une fresque colorée du petit peuple savoyard. Un maître livre, donc. Des générations de Savoyards en ont été nourries.

341.          PLANCOUARD (M. L.). La forêt royale d'Artie-en-Vexin délimitée comparativement au XVe siècle et à l'époque actuelle. Relié avec POTIQUET (Alfred). Armorial du canton de Magny-en-Vexin, deuxième édition corrigée d'après l'originale publiée à Magny en 1879. P., Imprimerie nationale/Gaston Saffroy, 1896 et 1939, in-8°, 44 et 50 pp, une carte comparative dépliante en couleurs hors texte, couv. conservées, reliure plein papier fantaisie à la bradel, pièce de titre basane havane, couv. conservée (rel. de l'époque), bon état

            70

A noter dans la brochure de Potiquet les armoiries et notices de toutes les notabilités ayant habité le canton de Magny-en-Vexin.

342.          RICHARD (Jean)(dir.). Histoire de la Bourgogne. Toulouse, Privat, 1978, gr. in-8° carré, 491 pp, 13 pl. de gravures et photos hors texte, 31 cartes et illustrations dans le texte, biblio, index, reliure pleine toile éditeur, jaquette illustrée, bon état (Coll. Univers de la France et des pays francophones). Edition originale numérotée sur vélin spécial Estérel

            40

Par J. Joly, R. Martin, J. Marilier, J. Richard, P. Quarre, D. Ligou, P. Lévêque, Fr. Caron.

343.          ROLLET (Pierre). La vie quotidienne en Provence au temps de Mistral. Hachette, 1972, in-8°, 254 pp, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état

            25

Des années 1840 à la guerre de 1914, la Provence est passée d'une tradition pastorale au monde moderne. Cette évolution a eu des effets positifs, d'autres négatifs qui ont accentué le déséquilibre entre une fraction privilégiée du département des Bouches-du-Rhône et le reste de la Provence. Recourant à l'œuvre de Mistral, témoin lucide de cette mutation, l'auteur a entrepris une enquête sur la vie de la Provence. Son analyse réagit vivement contre la réputation d'indolence qu'on a faite aux provençaux ; Pierre Rollet restitue le vrai visage d'hommes tenaces qui ont arraché aux marais les terres d'Arles et de Camargue, maîtrisé le Rhône et fertilisé le terroir Gavot.

344.          WARO (Françoise) et Roland VASSEUR. Villages du Vexin : Genainville. Un prieuré, une église, au coeur d'une communauté rurale. Pontoise, Société historique et archéologique de Pontoise, 1992, in-8°, 394 pp, (sur 471), 4 pl. en couleurs hors texte, 322 photos, fac-similés et croquis, broché, couv. illustrée, bon état (Mémoires de la Société historique et archéologique de Pontoise, du Val-d'Oise et du Vexin, tome LXXVI, 1990-1991)

            40

Le même volume contient également les Actes du colloque Noël Taillepied -1989 (64 pp, 16 photos), une étude de Jacques Picard (La peste au village en 1596) et un compte-rendu par Marcel Lachiver.

345.          WARO-DESJARDINS (Françoise). La vie quotidienne dans le Vexin au XVIIIe siècle. Dans l'intimité d'une société rurale, d'après les inventaires après décès de Genainville (1736-1810). Editions du Valhermeil, Société historique de Pontoise, 1992, gr. in-8°, 542 pp, nombreuses gravures, photos, fac-similés et croquis, sources et biblio, lexique, broché, couv. illustrée, bon état

            40

Un remarquable travail où Françoise Waro-Desjardins a tenté de dresser un tableau de ce qu'était la vie dans la campagne vexinoise, tiraillée entre Paris et la Normandie, pendant le demi-siècle qui précède la Révolution. Une partie de cette étude a fait l'objet d'un DEA soutenu devant Daniel Roche (Paris I - Panthéon-Sorbonne) en juin 1991.

346.          [Zodiaque] – DIMIER (M.-Anselme) et Jean PORCHER. L'Art cistercien. France. La Pierre-qui-Vire, Zodiaque, 1974, gr. in-8°, 376 pp, 2e édition, 152 héliogravures hors texte, 5 pl. en couleurs hors texte, plans, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état (la Nuit des Temps, 16)

            35

347.          [Zodiaque] – DURLIAT (Marcel). Roussillon Roman. La Pierre-qui-Vire, Zodiaque, 1958, gr. in-8°, 260 pp, 94 héliogravures et 4 pl. en couleurs hors texte, cartes et plans, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, étui carton, bon état (la Nuit des Temps, 7)

            30

348.          [Zodiaque] – JUNYENT (Edouard). Catalogne Romane. La Pierre-qui-Vire, Zodiaque, 1968-1969, 2 vol. gr. in-8°, 288 et 302 pp, 2e édition, 200 héliogravures et 26 photos en couleurs hors texte de Jean Dieuzaide, cartes et plans, reliures toile éditeur, jaquettes illustrées, bon état (la Nuit des Temps 12)

            70

Tome 1 : Montbui, Cardona, Cassérres, San Llorenç del Munt, Corbera, Frontanyà, Taüll, Ripoll.

349.          [Zodiaque] – LABANDE-MAILFERT (Yvonne). Poitou Roman. La Pierre-qui-Vire, Zodiaque, 1957, gr. in-8°, 260 pp, 119 héliogravures et 6 pl. en couleurs hors texte, nombreux plans, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée (très lég. défraîchie), étui carton, bon état (la Nuit des Temps, 5)

            30

350.          [Zodiaque] – MAURY (Jean), Marie-Madeleine S. GAUTHIER, Jean PORCHER. Limousin Roman. La Pierre-qui-Vire, Zodiaque, 1974, gr. in-8°, 320 pp, 2e édition, 102 héliogravures et 19 pl. en couleurs hors texte, cartes et plans, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état (la Nuit des Temps 11)

            35

351.          [Zodiaque] – OURSEL (Raymond). Bourgogne Romane. La Pierre-qui-Vire, Zodiaque, 1986, gr. in-8°, 328 pp, 8e édition, 133 héliogravures et 10 pl. en couleurs hors texte, carte, nombreux plans, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, étui carton, bon état (la Nuit des Temps, 1)

            30

352.          [Zodiaque] – OURSEL (Raymond). Haut-Poitou Roman. La Pierre-qui-Vire, Zodiaque, 1984, gr. in-8°, 437 pp, 2e édition, 148 héliogravures et 4 pl. en couleurs hors texte, cartes, nombreux plans, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, étui carton, bon état (la Nuit des Temps, 42)

            45

353.          [Zodiaque] – VIDAL (Marguerite), Jean MAURY et Jean PORCHER. Quercy Roman. La Pierre-qui-Vire, Zodiaque, 1959, gr. in-8°, 340 pp, 148 héliogravures sur 128 planches (photographies de Jean Dieuzaide) et 4 pl. en couleurs hors texte, très nombreux plans, reliure toile éditeur, jaquette illustrée (très lég. abîmée), bon état (la Nuit des Temps, 10)

            35

PARIS

 

354.          iALMÉRAS (Henri d'). La Vie parisienne pendant le siège et sous la Commune. Genève, Cercle du Bibliophile, s.d. (v. 1968), pt in-8°, 543 pp, 46 gravures et photos dans le texte et à pleine page, reliure skivertex bleu-nuit de l'éditeur, dos lisse orné, décor d'encadrement et fleuron doré au 1er plat, bon état

            25

"Anecdotique et très hostile à la Commune. Très nombreuses gravures, photos, illustrations diverses, hors-textes." (Le Quillec, 79)

355.          ALMÉRAS (Henri d'). La Vie parisienne sous la République de 1848. Genève, Cercle du Bibliophile, s.d. (v. 1968), pt in-8°, 524 pp, 34 gravures et portraits dans le texte et à pleine page, reliure skivertex bleu-nuit de l'éditeur, dos lisse orné, décor d'encadrement et fleuron doré au 1er plat, bon état

            25

356.          ALMÉRAS (Henri d'). La Vie parisienne sous la Restauration. Genève, Cercle du Bibliophile, s.d. (v. 1968), pt in-8°, 419 pp, 15 gravures, reliure skivertex bleu-nuit de l'éditeur, dos lisse orné, décor d'encadrement et fleuron doré au 1er plat, bon état

            25

"M. d'Alméras a pris pour tâche de faire connaître au public les aspects divers de Paris sous les différents régimes. Il nous a, l'an dernier, décrit les rues, les lieux de réunion, les toilettes, les moyens de transport sous la Révolution, le Directoire, le Consulat et l'Empire. Il nous dit aujourd'hui comment vivaient, s'amusaient, aimaient, conspiraient les Parisiens de Louis XVIII et de Charles X. Grâce à une documentation sérieuse et au réel souci d'exactitude et d'impartialité qui anime l'auteur, l'oeuvre de M. d'Alméras présente un réel intérêt historique encore accru par les nombreuses gravures reproduites dans ses livres." (La Belgique artistique et littéraire, 1910)

357.          DANSEL (Michel). Au Père Lachaise. Son histoire, ses secrets, ses promenades. Fayard, 1973, in-8°, ii-269 pp, 10 plans, 23 illustrations, biblio, index, cartonnage illustré de l'éditeur, bon état. On joint un plan du cimetière (par Vincent de Langlade, avec liste alphabétique des 200 personnages mentionnés sur le plan, publié vers 1980), un autre plan des sépultures les plus visitées (publié par la Mairie de Paris vers 2002) et 2 coupures de presse sur le Père Lachaise

            30

Enclave feuillue, bossue, aux venelles pentues, le cimetière du Père-Lachaise, avec ses enchevêtrements audacieux du minéral et du végétal, domine Paris du haut de ses 44 hectares. Haut lieu d'un romantisme de belle futaie, et de la friponnerie plus ou moins tamisée, carrefours de très nombreuses célébrités, ce musée en plein air est inondé de chefs-d'oeuvre à vocation sépulcrale. Il est aussi la plus belle volière de la capitale, car ici les oiseaux chantent mieux qu'ailleurs. Dans ce vaste promenoir, devenu nécromantique en 1804, s'expriment l'insolite, le fantastique, le merveilleux et l'inattendu... — "Sans doute le guide le plus connu sur le cimetière, même s’il n’est pas le meilleur. Après une longue introduction très « danselienne » (omniprésence des références à une sexualité pratiquée dans le cimetière, bien vieillottes désormais), l’auteur découpe le cimetière en quartier dont il expose, divisions par divisions, les célébrités. L’auteur a eu le mérite d’arpenter le cimetière de manière exhaustive, et de recenser toutes les tombes portant une inscription marquante, mais la multitude des célébrités qu’il annonce ne sont, pour la plupart, absolument pas présentées, ne serait-ce que de manière succincte. Ce livre a néanmoins le mérite d’être le plus touffu dans le domaine du recensement des célébrités depuis le Moiroux." (Philippe Landru)

358.          GRAVEREAU (André). Chère Villette. Histoire d'un quartier de Paris. Chez l'auteur, 1977, in-8°, 172 pp, 12 pl. de gravures et photos hors texte, broché, état correct, envoi a.s.

            30

Souvenirs sur l'histoire des abattoirs par André Graverau, qui avait installé sa banque à l'intérieur des abattoirs de La Villette. Le marché de La Villette n’était pas qu’une destination finale des animaux de boucherie. Il était aussi une plaque tournante du négoce du bétail, car les marchands de bestiaux expédiaient vers les régions de l’est, environ 200 wagons (avant 1914) les lundis et jeudis. Cette gare fonctionna jusqu’à la fermeture des abattoirs en 1973. Les abattoirs généraux de la Villette s’étendaient sur 52 hectares. Ils étaient situés tout près de l’octroi permettant à la régie de contrôler les marchandises et de prélever les taxes. En permanence ces abattoirs étaient protégés par la police et des gardes républicains logés sur place. Nombre de bouchers effectuaient ainsi, ici leur service militaire. Seules les personnes munies d’une autorisation pouvaient y pénétrer avec une carte ou un insigne épinglé sur leur blouse. Les commissionnaires et les propriétaires présentaient un certificat du maire de leur commune. Derrière les grilles de l’entrée des abattoirs était installé un pavillon d’octroi avec une bascule et le long du boulevard Mac Donald, se trouvaient la banque Gravereau, et le long du canal des petites industries utilisant les sous produits de l’abattoir. Sans oublier les rémouleurs, la lingerie et le vestiaire. Plus loin : à l’écart on trouvait les boyauderies et la triperie. A l'entrée se trouvait également une petite "conciergerie" où était entreposées toutes les clefs des échaudoirs. En effet les chevillards n'étaient pas propriétaires de leurs échaudoirs qu'ils louaient. L'abattoir tout comme le marché aux bestiaux étaient la propriété de la Ville de Paris.

359.          SAINT-VICTOR (Jacques-Maximilien Benjamin Blins de). Tableau historique et pittoresque de Paris, depuis les Gaulois jusqu'à nos jours. Seconde édition revue, corrigée et augmentée. P., Librairie de Charles Gosselin, Librairie classique élémentaire, Librairie de Carié de la Charie, 1822-1827, 8 vol. in-8°, reliures demi-basane grenat, dos ornés en long (rel. romantique de l'époque), bon état. Exemplaire finement relié et sans rousseurs. Peu courant

            400

Complet – Saint-Victor décrit la capitale dans ses moindres détails. Il répertorie, par quartiers, les monuments et constructions importants du Paris de la fin du XVIIIe siècle. En outre, il narre leur histoire, propose des explications architecturales et une localisation sommaire. Sans l'atlas in-4°, qui manque presque toujours – La première édition de 1808-1811 ne comprenait que 3 tomes. L'ouvrage comporte 8 tomes en 4 parties de 2 volumes chacune, pagination continue pour les 2 premières parties (Tome I (1 et 2 partie) : xxxij-1023 pp ; Tome 2 (1 et 2 partie) : 1378 pp ; Tome 3 (1ère partie) : 664 pp ; Tome 3 (2e partie) : 756 pp ; Tome 4 (1ère partie) : 414 pp ; Tome 4 (2e partie) : 593 pp) – (Tourneux, Histoire de Paris pendant la Révolution française, III, 12049, pour l'édition originale de 1808).

360.          SILVESTRE de SACY (Jacques). Le Quartier des Halles. Editions du Temps, 1969, gr. in-8°, 300 pp, très nombreuses gravures, photographies et plans, index des noms de lieux et de monuments, index des noms de personnes, index des notaires, index des rues, places, impasses, index des immeubles, bibliographie particulière aux immeubles, bibliographie, broché, couv. illustrée, bon état

            25

Ouvrage fort intéressant pour l'étude du Vieux Paris.

361.          SPRINGER (Anton). Paris au treizième siècle. Traduit librement de l'allemand avec introduction et notes par un membre de l'édilité de Paris. P., Auguste Aubry, 1860, in-12, xx-175 pp, bandeaux, lettrines, culs de lampe, broché, dos recollé, état correct (Coll. Le Trésor des pièces rares ou inédites). Tirage unique à 400 exemplaires, celui-ci un des 370 exemplaires sur papier vergé. Peu courant

            40

362.          VILLATTE (Louis). Paris des origines à la libération. Illustrations de J. Pichard et Pierre Noël. P., SUDEL, 1949, in-4°, 158-160 pp, 110 gravures et plans anciens sur 64 planches hors texte et de nombreuses illustrations de J. Pichard et Pierre Noël dans le texte (soit 32 planches plus des illustrations de J. Pichard pour « Paris, regards sur le vieux temps » et 32 planches plus des illustrations de Pierre Noël pour « Paris aux deux derniers siècles »), reliure cartonnée de l'éditeur avec une vignette en couleurs contrecollée au 1er plat, coiffe sup. lég. abîmée, bon état

            40

Rare reliure éditeur réunissant les deux ouvrages de Louis Villatte sur Paris : « Paris, regards sur le vieux temps » et « Paris aux deux derniers siècles ».

363.          VIOLLE (Bernard). Paris, son Eglise et ses églises. Histoire, Art, Foi. Editions du Cerf, 1982, 2 vol. pt in-4°, xi-427 et x-462 pp, 444 gravures et photos dans le texte et hors texte, nombreux plans, 15 cartes, biblio, index, reliures pleine toile bleue de l'éditeur, jaquettes illustrées, bon état

            75

364.          ZOLA (Emile). Paris. P., Bibliothèque Charpentier, Eugène Fasquelle éditeur, 1898, in-12, 608 pp, mention de 63e mille (mais année de l'édition originale), reliure demi-percaline verte à la bradel, dos lisse, pièce de titre basane vermillon, fleuron et double filet dorés en queue (rel. de l'époque), bon état

            30

Dans Paris, qui peut être lu pour lui-même, prend fin l'histoire de Pierre Froment. Ce jeune prêtre tourmenté par la perte de la foi, chez qui Zola a mis beaucoup de lui-même, va trouver à Paris la réponse à ses angoisses, découvrir par le travail et l'amour de nouvelles raisons de vivre. Ce roman est aussi un immense drame social, une chronique exacte et animée de la vie politique française au moment du scandale de Panama et des attentats anarchistes, une peinture foisonnante du Paris moderne, de tous ses lieux, de tous ses mondes, un hymne à la ville-lumière, reine de l'univers et créatrice de l'avenir. Dans la lignée de Balzac et de Victor Hugo, Zola apporte sa contribution au grand mythe romantique de Paris, au moment où s'achève le XIXe siècle. Après “Lourdes” et “Rome”, “Paris” forme le dernier volet des Trois Villes.

 

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